Denis Kambouchner
Denis Kambouchner
Et si l'école pouvait encore former des esprits éclairés ? Denis Kambouchner interroge avec vigueur la capacité de notre système éducatif à transmettre une culture vivante et exigeante.
Léo, 13 ans, bascule dans la guerre de Troie grâce à une boule de cristal magique. Entre invulnérabilité, amitié avec Achille et Patrocle, et quête pour changer le destin, ce roman jeunesse mêle aventure.
Que veut dire enseigner, que faut-il demander aux élèves, qu'est-on en droit de leur imposer, dans quel horizon culturel l'action pédagogique doit-elle se situer, de quelle manière combattre l'échec scolaire ? Autant de questions reprises avec une rigueur philosophique. « Copyright Electre »
Être cartésien : aucun sens ? 21 idées qui ont la vie dure, répertoriées avec impertinence et démontées avec méthode. Aucun philosophe n'est plus connu que Descartes, et aucun n'est plus mal connu. Chacun croit savoir ce qu'il a dit, et beaucoup se dispensent de le lire. En vingt et un chapitres clairs et vifs, qui touchent aux différentes parties de l'oeuvre (méthode, métaphysique, physique, morale), ce livre dresse un tableau des méprises les plus constantes et présente les textes de nature à les dissiper. La raison cartésienne n'est pas sèche et doctrinaire comme on l'imagine : elle est exceptionnellement réfléchie et par là toujours exemplaire.
Le « dualisme cartésien », aujourd'hui combattu par le matérialisme des sciences cognitives, est devenu un mythe de la pensée moderne. On ne saurait pourtant comprendre la distinction que Descartes établit entre l'âme et le corps sans avoir examiné l'état de sa pensée sur leur union, et en particulier sa dernière oeuvre, le Traité des passions de l'âme. L'analyse minutieuse de ce texte difficile que Denis Kambouchner, professeur de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand, a menée ne comble pas seulement une lacune de la tradition critique. En faisant surgir du Traité des paysages thématiques ignorés, elle rend au dualisme cartésien toute sa subtilité. La distinction de l'âme et du corps n'est pas un acte de fermeture dogmatique : elle s'inscrit dans le projet d'une réforme de l'entendement à partir de laquelle peuvent se déployer toute une science de l'homme et toute une éthique, dont les passions fournissent l'ultime articulation. Inversant la perspective habituelle sur l'oeuvre de Descartes, l'ouvrage de Denis Kambouchner rend à la pensée du « cavalier français » sa complexité et sa force intactes. En même temps qu'il témoigne du dynamisme des études cartésiennes, il est exemplaire d'une manière nouvelle d'aborder les textes classiques.
Le « dualisme cartésien », aujourd'hui combattu par le matérialisme des sciences cognitives, est devenu un mythe de la pensée moderne. On ne saurait pourtant comprendre la distinction que Descartes établit entre l'âme et le corps sans avoir examiné l'état de sa pensée sur leur union, et en particulier sa dernière oeuvre, le Traité des passions de l'âme. L'analyse minutieuse de ce texte difficile que Denis Kambouchner, professeur de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand, a menée ne comble pas seulement une lacune de la tradition critique. En faisant surgir du Traité des paysages thématiques ignorés, elle rend au dualisme cartésien toute sa subtilité. La distinction de l'âme et du corps n'est pas un acte de fermeture dogmatique : elle s'inscrit dans le projet d'une réforme de l'entendement à partir de laquelle peuvent se déployer toute une science de l'homme et toute une éthique, dont les passions fournissent l'ultime articulation. Inversant la perspective habituelle sur l'oeuvre de Descartes, l'ouvrage de Denis Kambouchner rend à la pensée du « cavalier français » sa complexité et sa force intactes. En même temps qu'il témoigne du dynamisme des études cartésiennes, il est exemplaire d'une manière nouvelle d'aborder les textes classiques.
Nous voulons que nos enfants soient bien éduqués, mais leur parlons-nous de la culture comme il faut ? Qu'on la réduise à une affaire d'héritiers ou qu'on se contente d'un « à chacun sa culture », on manque cette évidence : toute intelligence exige une culture qui ne s'hérite que si on la recherche. « Avoir quelque chose dans la tête » de clair et de solide, « se prendre la tête » autant qu'il faut, ce n'est ni un luxe ni une contrainte : plutôt la condition d'une plus grande présence aux choses et aux êtres. C'est ce que souligne avec simplicité et érudition ce court manuel à contre-courant des temps actuels. Empruntant ses exemples à la littérature, à la philosophie, aux arts, Denis Kambouchner ne cède pas à la nostalgie des modèles du passé : il montre combien la réflexion sur ces modèles s'impose pour penser le présent et l'avenir.
Nous voulons que nos enfants soient bien éduqués, mais leur parlons-nous de la culture comme il faut ? Qu'on la réduise à une affaire d'héritiers ou qu'on se contente d'un « à chacun sa culture », on manque cette évidence : toute intelligence exige une culture qui ne s'hérite que si on la recherche. « Avoir quelque chose dans la tête » de clair et de solide, « se prendre la tête » autant qu'il faut, ce n'est ni un luxe ni une contrainte : plutôt la condition d'une plus grande présence aux choses et aux êtres. C'est ce que souligne avec simplicité et érudition ce court manuel à contre-courant des temps actuels. Empruntant ses exemples à la littérature, à la philosophie, aux arts, Denis Kambouchner ne cède pas à la nostalgie des modèles du passé : il montre combien la réflexion sur ces modèles s'impose pour penser le présent et l'avenir.
Plusieurs des problèmes cruciaux de l'institution scolaire sont pour une part irréductible des problèmes philosophiques. C'est la thèse de ce livre, qui veut attirer l'attention sur cette dimension oubliée, systématiquement méconnue dans les débats qui entourent l'école, que ce soit en France ou dans d'autres pays. Ces problèmes sont philosophiques pour autant qu'ils ont trait à des principes, ceux qui sont censés régir l'institution scolaire. Ces principes sont aujourd'hui confus ou introuvables, notamment s'agissant de la nature précise de ce qui est à enseigner et de ce qui est à évaluer. Tous les acteurs et partenaires de l'institution scolaire sont sensibles à cette déficience. Redresser les questions mal posées a toujours été l'une des vocations de la philosophie. L'urgence de cette « question philosophique » qu'est l'École tient beaucoup à une situation paradoxale : à quelques exceptions près, comme en France Marcel Gauchet, les philosophes de profession s'en sont détournés. Et pourtant, entre l'activité philosophique et la question de l'éducation, il existe un lien originel et indissoluble : philosopher, c'est enseigner, ou du moins prendre position sur un enseignement possible. L'auteur pose à neuf des questions concernant la définition de l'éducation, l'autorité et le sens des savoirs, l'idée d'« école juste » ou la « fracture pédagogique ». À travers chacune de ses analyses, l'idée s'impose et se précise : la vraie démocratisation de l'école passe par sa réconciliation avec la culture.