Cédric Sueur
Cédric Sueur
Et si la véritable question n'était pas : « Faut-il (ou non) manger des animaux ? » mais : « Pourquoi les exploitons-nous ? » Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l'humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu'à nos gestes les plus ordinaires. Pourtant, d'autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n'appartient à personne, que l'animal n'est pas seulement une ressource, mais d'abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui. Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c'est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d'usage, mais comme des partenaires de monde. C'est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre. Un essai engagé et lumineux qui invite à réparer nos imaginaires et à refonder nos pratiques, pour rappeler cette évidence simple : Nous faisons monde ensemble, avec les animaux et avec les autres êtres vivants. Cédric Sueur est professeur en éthologie et en primatologie à l'université de Strasbourg, membre de l'Institut universitaire de France, spécialiste de la socialité chez les animaux et les humains. Il a publié Les Péripéties d'un primatologue.
Depuis les années 2000, la question animale est si structurante qu'elle reconfigure les disciplines elles-mêmes : la théologie s'ouvre à l'éco-théologie, de la philosophie émerge la philosophie animale, et c'est aussi le cas pour l'histoire, la sociologie, les études littéraires, l'éthique ou bien le droit. Cet ouvrage centré sur la question de la rencontre entre animaux humains et non humains questionne les décentrements épistémologiques et les ouvertures inter et transdisciplinaires rendus nécessaires par les nouvelles postures qui font une place aux animaux. Les études animales sont bonnes à penser : elles font dialoguer les sciences de l'homme et de la nature jusqu'à produire des hybridations disciplinaires extrêmement productives (ethnozoologie, zoopoétique, éthologie philosophique).
L'éthique animale qui désigne l'étude de notre responsabilité morale à l'égard des animaux, n'est pas une prise de position mais un questionnement en perpétuelle évolution avec notre culture et notre temps. Cet ouvrage présente plusieurs éléments de réponses aux récentes questions posées par la société sur notre rapport aux animaux. Experts et étudiants abordent onze questions d'actualités en éthique animale. Leurs échanges sont retranscrits.
L'incroyable survie de Djkembé, le dernier gorille survivant sur Terre à un virus ravageur. Un plaidoyer pour les espèces menacées !Dans un futur où un virus a ravagé les vivants, Dikembé, le dernier gorille, fait tout pour survivre. Affamés, les humains le traquent jusque dans la forêt où il vivait autrefois avec sa famille, aujourd'hui décimée. Dikembé se remémoire les leçons de son père, apprend à échapper aux humains, et lutte contre sa rage et sa tristesse. Lorsqu'il rencontre une scientifique déterminée à trouver en lui un remède, l'espoir renaît... Une fiction dystopique et écologique qui invite à repenser notre relation aux animaux et à agir avant qu'il ne soit trop tard.
Cet ouvrage, centré sur la question interdisciplinaire de la rencontre entre les animaux humains et non humains, cherche à créer des passerelles entre les différents courants des études animales. Des chercheurs issus des sciences de l'homme et des sciences de la nature questionnent les grandes étapes historiques, politiques et philosophiques qui ont marqué les relations que nous entretenons avec les animaux non humains depuis le Moyen Âge. Ce volume s'attache à mettre au jour les moments de rupture ainsi que le rôle de certains précurseurs de la révolution animale. Il interroge également la notion d'anthropomorphisme et se termine par une ouverture sur le domaine artistique.