Anne Berthelot
Anne Berthelot
Les Sisters en roman, c'est nickol crème !Tata Coco, la petite soeur de Maman, rend visite à la famille. Marine découvre qu'elle a des tonnes de kilos de points communs avec sa tante. Elles ont toutes les deux un doudou qui fouette, elles adorent nespionner leur grande Sister, lire leur journal de nintime, faire des bêtises et elles détestent les garçons et les bisous baveux. Beurk ! à la maison, quand ce n'est pas Coco et Maman qui se crêpent le chignon, c'est Marine et Wendy. Pire, quand les deux grandes soeurs s'allient contre les deux petites, la dispute prend carrément des airs de tsunami. Tous aux abris !
Décryptez Andromaque de Racine comme jamais : une analyse complète, scène par scène, pour saisir toute la puissance tragique de cette œuvre majeure du XVIIe siècle. Idéal pour les lycéens, les étudiants et les passionnés de théâtre classique.
L’Œuvre au noir de Marguerite Yourcenar, décrypté par Anne Berthelot : une analyse complète pour comprendre ce chef-d’œuvre de la littérature française.
XIVe siècle, Angleterre : voici la première adaptation en moyen-anglais des légendes arthuriens, où Merlin et Arthur naissent sous une plume nouvelle.
nouvelle présentationLe XIIe siècle voit l'apparition en France d'une littérature et d'une langue nouvelles : le « roman ». Adaptée du latin avec de nombreux emprunts aux langues germaniques et celtiques, la langue médiévale, devient le mode d'expression privilégié d'un genre littéraire qui renoue avec une tradition ancienne mais offre des formes et une thématique résolument originales : il est l'art de conter des récits « d'armes et d'amour « , d'exalter l'amour courtois importé des cours du sud de la France. Ce volume présente un panorama des romans courtois des XIIe et XIIIe siècles, depuis les précurseurs que constituent les romans antiques en vers jusqu'aux grandes sommes en prose des années 1250. Il analyse l'oeuvre de Chrétien de Troyes et s'attarde sur les célèbres légendes de Tristan et Yseult, de Lancelot et la reine Guenièvre, couples exemplaires d'amants courtois inventés par le Moyen Âge.
Depuis quelques années les historiens s'intéressent également à l'histoire de la sociabilité qui comprend plusieurs aspects. Un des aspects est celui de la sociabilité de la table. Le but de cette étude est de donner une impression de ce qu'on pourrait appeler la sociabilité à table. On peut l'analyser à partir des festivités de toutes sortes qui se déroulaient à des occasions spéciales, c'est-à-dire regardons par exemple de plus près les mariages, baptêmes, funérailles et les repas des corporations et des métiers. Cette étude se consacre à l'analyse de sources qui viennent d'une région géographique assez restreinte qui comprend les villes de Brunswick, Duderstadt, Gttingen, Hanovre, Hildesheim et Lüneburg. Quant aux sources il faut avouer qu'elles ne sont pas très abondantes. Quand un chroniqueur parle par exemple d'un mariage célébré à la cour des ducs de Brunswick, il évoque surtout l'effet politique de cette union et parle longuement des invités célèbres sans montrer un intérêt plus concret pour le banquet de mariage et les plats servis. Il faut donc chercher ailleurs pour trouver des sources qui donnent des renseignements plus précis concernant notre sujet. Heureusement nous disposons de diverses ordonnances urbaines ainsi que des statuts de corporations qui nous renseignent en détail sur les règlements concernant les banquets. De plus, il y a le plus ancien livre de cuisine en bas allemand qui date du xve siècle et le journal d'un maire de la ville de Hildesheim qui relate ses expériences personnelles.
D'après Jean Delumeau, "il y a unanimité chez les historiens pour estimer qu'il se produisit en Europe à partir du xive siècle un renforcement et une plus large diffusion de la crainte des derniers temps". Parmi les tenants les plus célèbres de cette doctrine - que tous ne partagent pas - se range Huizinga qui souligne qu' "au déclin du Moyen Âge, la vie s'emplit d'une sombre mélancolie. (...) Le monde s'acheminait vers sa fin, et toute chose terrestre vers la corruption". Les raisons de tant de pessimisme sont évidentes. Le quatorzième et le quinzième siècles connurent une suite de désastres qui n'épargnèrent personne en Europe. En France, la Guerre de Cent Ans éprouva cruellement la population civile ; la peste qui, en 1348, avait décimé par endroits un tiers de la population, réapparut régulièrement ça et là avec d'autres maladies tout aussi mortelles ; les disettes, dues à la détérioriation des conditions climatologiques, devinrent de plus en plus fréquentes ; enfin, le Grand Schisme, qui commença en 1378, ne constitua pas seulement un drame de conscience pour les chrétiens, mais marqua, à leurs yeux, "la rentrée dans un âge apocalyptique".
Ce volume 48 de la collection "Senefiance" rassemble les textes des quinze communications qui ont été prononcées lors du colloque organisé par l'équipe de recherche du CUER MA les 22-23-24 février 2001 à l'Université de Provence. Le choix du sujet a été déterminé par l'engagement pris au mois de novembre 1993 d'inscrire ce colloque parmi les manifestations proposées à Aix-en-Provence dans le cadre du 750e anniversaire de la fondation d'un lieu de culte à Saint-Jean-de-Malte. Textes médiévaux concernant la vie de Jean-Baptiste ou s'y référant sont ici étudiés, qu'il s'agisse des Vies rédigées du XIIe au XIVe siècle, du roman de Perlesvaus (XIIIe), de la Divine Comédie de Dante, des Mystères du XVe siècle, d'un chant royal rouennais du XVIe siècle, ou de diverses productions littéraires canadiennes du XIXe siècle consacrées au saint patron des canadiens français. Fresques avignonnaises du XIVe siècle, sculptures sur pierre de la cathédrale de Chartres, ou sur bois des stalles de Saint-Gervais à Genève fournissent un champ d'étude varié de la figure du saint. Celui qui parle dans les déserts, offre le baptême sur les rives du Jourdain, qui annonce la nouvelle Loi et montre le Christ, est "inscrit dans le temps en ce moment où le monde a changé". Figure du solstice d'été, il dit la rupture bénéfique, l'énergie et l'espérance joyeuse d'un temps nouveau, ici-bas ou dans le royaume divin.
Si nous nous représentons le système pénal tel qu'il existait dans l'Europe médiévale, et tout particulièrement en Allemagne au bas Moyen Âge, celui-ci nous apparaît comme étant un « théâtre de l'horreur et de la terreur » puisque les méthodes punitives se caractérisaient à cette époque par une atrocité et une brutalité extrêmes et atteignaient leur point culminant par l'accomplissement de rituels superstitieux et de cérémonies macabres. À la cruauté des méthodes punitives s'ajoutait également le fait odieux selon lequel les sanctions, qu'il se fût agi de peines mutilatoires, déshonorantes, de condamnations à mort telles que l'enterrement de personnes lors de leur vivant, la noyade forcée, la potence, le bûcher, le supplice de la roue etc..., donnaient lieu à des festivités publiques et joyeuses, à des spectacles très prisés par le peuple et par les classes dirigeantes d'alors. Or, ce côté pervers du système pénal médiéval, loin d'être arbitraire, reposait sur des fondements très précis et était légitimé par des intentions visant à maintenir coûte que coûte l'ordre dans la société. Afin de pouvoir comprendre ce monde si complexe et si étrange, tel qu'il se reflétait, entre autres, dans le droit pénal, nous devons tout d'abord nous libérer des idées sur la cruauté du droit médiéval, telles qu'elles ont été inculquées aux générations passées depuis le siècle des lumières.
Ce volume 47 de la collection « Senefiance » offre le texte des 29 communications qui ont été prononcées lors du colloque organisé par l'équipe de recherche du CUER MA (EA 2077) les 2, 3 et 4 mars 2000 à l'Université de Provence. Les intervenants ont porté leur réflexion soit sur des oeuvres précises (Fierabras, Aliscans, Eneas, Bisclavret, Silence, Merlin, Lancelot en prose, Queste del saint Graal), soit sur une vaste partie ou l'ensemble d'un domaine littéraire (lyrique occitane, chanson de geste, roman d'antiquité, roman arthurien, fabliau, théâtre, hagiographie). La connaissance de realia propres à la vie monastique ou aux pratiques funéraires permet des rapprochements intéressants avec la littérature, en éclairant des détails descriptifs ou des allusions. L'étude de l'imaginaire du vêtement révèle ses richesses mais aussi celles dont se pare la rhétorique lorsqu'elle joue des métaphores. Enfin, cinq de ces communications portent sur les littératures germanique et persane et ouvrent ainsi le champ à des études comparatives.
Voici bien l'occasion de commencer par cette constatation d'Hegel : « La magie se rencontre chez tous les peuples et dans tous les temps ». Cependant que Michel Meslin remarque dans sa récenteEncyclopédie des Religions (Bayard 1997) que derrière tous ses oripeaux la magie pose en réalité le problème de la liberté de l'homme affronté à son destin. En effet, contrairement à la religion dont les rites s'évertuent à « concilier le divin avec l'ordre des choses du monde des hommes », la magie, intervenant également auprès des puissances supérieures, le manipule, les instrumentalise, et tente de les contraindre à satisfaire les désirs humains, n'hésitant pas à transgresser les règles sociales ou morales. René Mabille en son temps avait déjà établi cette distinction dans le champ commun du sacré. L'Europe (pour ne citer qu'elle) a connu une longue tradition où la magie se confondait avec les sciences ésotériques, largement héritées de l'Égypte et de la Kabbale juive. Et il faut reconnaître que durant le Moyen Âge, la magie se mélange à diverses sciences qui n'ont pas encore trouvé leur indépendance ni leurs méthodologie propre. Ainsi, la chimie, la médecine, la pharmacologie, l'astronomie. Il suffit d'ouvrir le « grand Albert » (15e siècle) attribué au maître de Thomas d'Aquin, pour distinguer à travers le fatras des recettes délirantes, des notations très justes sur les maladies, les plantes, les poisons, etc. ce qui explique que cet ouvrage fut sans cesse réédité jusqu'à l'aube du xxe siècle. Il n'est donc pas excessif d'affirmer que la magie par son aspect technique et utilitaire, tint lieu de science exacte durant le Moyen Âge européen, et fut prise au sérieux par les plus grands intellectuels de cette époque. Rappelons cependant que la magie même alors conserva un statut éminemment ambigu ; elle fut condamnée à intervalles réguliers par l'Église chrétienne, cependant qu'elle était pratiquée dans les couvents des Bénédictins, des Cisterciens et des célèbres Templiers.