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Roger Bellon

Roger Bellon

4 livres
Couverture ebook de Le geste et les gestes au Moyen Âge, de Hatem Akkari, Jean Arrouye, Robert Baudry, Roger Bellon, Béatrice Beys, Jean-Claude Bibolet, Carine Bouillot, Danielle B
Presses universitaires de Provence | 12 mai 2014

Si le geste peut se faire révélateur des sentiments intimes d'un personnage, l'absence de tout geste peut parfois s'avérer tout aussi significative. Hypnose, coup de foudre, pétrification, extase : autant d'attitudes qui peuvent dévoiler l'état d'âme du héros. Qu'on songe à la pétrification de Lancelot à la vue de Guenièvre, à l'extase de Perceval devant le sang de l'oie blessée sur la neige, à l'hypnose de Gauvain devant les gouttes tombées de la Lance flamboyante sur la table d'ivoire, au silence de Perceval au passage du Graal, à la paralysie de Lancelot devant la vision de la Coupe mystique.

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Couverture ebook de La justice au Moyen Âge, de Jean Arrouye, Paul Bancourt, Jean Batany, Jeanne Battesti-Pelegrin, Roger Bellon, Annie Cazenave, Elisabeth Charbonnier,
Presses universitaires de Provence | 15 janvier 2014

Ce colloque nous engage sur un terrain difficile ; comment les autorités sociales d'autrefois se sont-elles trouvées prises entre un devoir de punir, résultant de la mission qui les définissait, et un "devoir" de ne pas punir, où le plus haut souci religieux pouvait se mêler confusément aux nécessités pratiques ? et comment se sont-elles défini un éventail de solutions applicables aux différents cas ?

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Couverture ebook de L´eau au Moyen Âge, de Jean Arrouye, Jean Batany, Jeanne Battesti-Pelegrin, Roger Bellon, Marie-Madeleine Castellani, Régine Colliot, Michel-Ma
Presses universitaires de Provence | 15 janvier 2014

Si la présence de l'eau est vérifiable dans d'innombrables épisodes de récits arthuriens, elle se fait plus rare dans les gestes épiques ou dans les intrigues romanesques qui échappent au cycle d'Arthur. Surtout, elle n'y possède que rarement la signification secrète qui constitue pour les mers, fleuves, rivières et sources celtiques l'essence de leur mystère. L'eau épique ou romanesque est généralement plus "naturelle", si l'on peut dire, elle est moins perfide, moins équivoque que l'eau celtique. Elle recèle pourtant des périls qui peuvent être mortels pour le héros. L'eau dangereuse coule alors dans le paysage épique : elle apparaît fréquemment comme la composante d'une situation dramatique, ou sa cause. Elle sert de décor à des scènes violemment pathétiques, dont nous fournirons un certain nombre d'exemples ; elle peut prendre dans l'épopée et surtout le roman un sens symbolique, adopter une personnalité morale, être un piège pour l'homme.

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Couverture ebook de Magie et illusion au Moyen Âge, de Stoyan Atanassov, Sylvie Barnay, Roger Bellon, Anne Berthelot, Anne Bouillot, Danielle Buschinger, Francis Dubost, Pasca
Presses universitaires de Provence | 15 janvier 2014

Voici bien l'occasion de commencer par cette constatation d'Hegel : « La magie se rencontre chez tous les peuples et dans tous les temps ». Cependant que Michel Meslin remarque dans sa récenteEncyclopédie des Religions (Bayard 1997) que derrière tous ses oripeaux la magie pose en réalité le problème de la liberté de l'homme affronté à son destin. En effet, contrairement à la religion dont les rites s'évertuent à « concilier le divin avec l'ordre des choses du monde des hommes », la magie, intervenant également auprès des puissances supérieures, le manipule, les instrumentalise, et tente de les contraindre à satisfaire les désirs humains, n'hésitant pas à transgresser les règles sociales ou morales. René Mabille en son temps avait déjà établi cette distinction dans le champ commun du sacré. L'Europe (pour ne citer qu'elle) a connu une longue tradition où la magie se confondait avec les sciences ésotériques, largement héritées de l'Égypte et de la Kabbale juive. Et il faut reconnaître que durant le Moyen Âge, la magie se mélange à diverses sciences qui n'ont pas encore trouvé leur indépendance ni leurs méthodologie propre. Ainsi, la chimie, la médecine, la pharmacologie, l'astronomie. Il suffit d'ouvrir le « grand Albert » (15e siècle) attribué au maître de Thomas d'Aquin, pour distinguer à travers le fatras des recettes délirantes, des notations très justes sur les maladies, les plantes, les poisons, etc. ce qui explique que cet ouvrage fut sans cesse réédité jusqu'à l'aube du xxe siècle. Il n'est donc pas excessif d'affirmer que la magie par son aspect technique et utilitaire, tint lieu de science exacte durant le Moyen Âge européen, et fut prise au sérieux par les plus grands intellectuels de cette époque. Rappelons cependant que la magie même alors conserva un statut éminemment ambigu ; elle fut condamnée à intervalles réguliers par l'Église chrétienne, cependant qu'elle était pratiquée dans les couvents des Bénédictins, des Cisterciens et des célèbres Templiers.

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