Patrice Maniglier
Patrice Maniglier
Plongez dans Le Chiendent, premier roman culte de Raymond Queneau, lauréat du prix des Deux Magots 1933.
Étienne Balibar et Patrice Maniglier partagent un constat : la tragédie des migrants, la généralisation des guerres et la crise climatique ont remis le cosmopolitisme au coeur de la pensée politique. C'est sur l'extension de la définition du terme qu'ils divergent. Quand, pour Patrice Maniglier, notre condition terrestre, centrale et déterminante conduit à la nécessité d'une politique de la Terre, dont les acteurs sont aussi non humains, Étienne Balibar lui préfère une politique de l'espèce humaine, dont la spécificité au regard des autres vivants doit être maintenue. L'exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
Étienne Balibar et Patrice Maniglier partagent un constat : la tragédie des migrants, la généralisation des guerres et la crise climatique ont remis le cosmopolitisme au coeur de la pensée politique. C'est sur l'extension de la définition du terme qu'ils divergent. Quand, pour Patrice Maniglier, notre condition terrestre, centrale et déterminante conduit à la nécessité d'une politique de la Terre, dont les acteurs sont aussi non humains, Étienne Balibar lui préfère une politique de l'espèce humaine, dont la spécificité au regard des autres vivants doit être maintenue. L'exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
4e Sœurs Devenir féministe n’est pas seulement un choix rationnel. C’est une réponse vitale à des traumatismes si profonds qu’ils se perdent dans la nuit de nos histoires singulières, comme #MeToo. Le féminisme ne serait pas si puissant s’il n’avait une signification inconsciente. Pourtant la psychanalyse semblait n’en rien vouloir savoir. Ce livre rompt avec ce silence en introduisant le concept de sororité dans la clinique et la théorie psychanalytiques, en même temps qu’il plaide pour un féminisme qui ferait toute sa place à ses propres éléments pulsionnels, traumatiques, fous. Il prend pour guide improbable dans cette entreprise une femme, lesbienne, schizophrène, criminelle : Valerie Solanas, qui imagine un monde à partir des seules relations entre femmes – un monde de sœurs. La sororité ne se limite pas aux relations entre des personnes déjà identifiées comme femmes, c’est un type de lien social dans lequel on communique directement à partir de nos traumatismes respectifs dans une forme fabriquée en commun, que ce livre appelle un « symptôme partagé ». En jetant les bases d’une psychanalyse sororale, qui permet de penser autrement l’articulation de l’intime et du politique, du psychique et du social, de l’inconscient et du collectif, ce livre fait un pas décisif dans la direction d’un renversement de l’orientation patriarcale et hétérocentrée de la psychanalyse, dans une langue claire, impertinente et rigoureuse. Il parlera à toutes celles et ceux qui aspirent à penser, sentir et vivre au-delà des imaginaires de la domination masculine. Silvia Lippi est psychanalyste, docteure en psychologie et psychologue hospitalière à l’établissement public de santé Barthélemy-Durand d’Étampes. Patrice Maniglier est philosophe, maître de conférences à l’Université Paris-Nanterre.
« Si un soupçon de la pertinence singulière du discours latourien pour notre temps circulait déjà dans l'opinion publique avant l'explosion de la pandémie de Covid-19, celle-ci semble avoir enfoncé le clou. » Patrice Maniglier identifie dans ce livre quatre gestes théoriques de Bruno Latour - la nécessité de remettre les sciences au coeur du débat publique, dépasser l'opposition nature / culture, faire atterrir la Modernité, localiser tout ce qui est global - qu'il nous livre comme clés pour lire notre monde.
Où en est la philosophie aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'un « intellectuel français » ? Que veut dire hériter du xxe siècle ? Quelle philosophie pour le nouveau millénaire ? Pourquoi cet enthousiasme des jeunes générations pour la métaphysique ? En quoi le réchauffement climatique concerne-t-il directement les sciences humaines ? Peut-on encore sauver l'Europe ? Comment être un relativiste militant ? Telles sont quelques-unes des questions que traverse ce livre unique en son genre, entre dialogue socratique, entretien journalistique et discussion au coin du feu.Revenant sur le parcours d'un penseur dont l'oeuvre en construction traverse plusieurs langues et plusieurs disciplines, cette conversation dresse un tableau vivant et accessible de la philosophie française la plus contemporaine, de son histoire, de ses institutions, de ses débats actuels, tout en donnant la mesure d'une entreprise individuelle qui puise aux sources du structuralisme français pour aborder les enjeux du présent.Témoignage d'une génération et oeuvre singulière, ce livre s'adresse à toutes celles et ceux qui s'intéressent à la philosophie en train de se faire.Philosophe, Maître de conférences à l'université Paris-Nanterre, spécialiste de la pensée française contemporaine, Patrice Maniglier mène une oeuvre remarquée à la croisée des sciences sociales, de la philosophie fondamentale et de la théorie des arts.Docteur en philosophie, Philippe Petit est journaliste, essayiste et ex-producteur sur France Culture. Il est l'auteur d'une trentaine de livres d'entretien et d'un essai Philosophie de la prostate (2018).
Les années soixante ont constitué un véritable moment philosophique, ce qui veut dire à la fois transversal aux différentes dimensions de la pensée (scientifique, politique, esthétique, philosophique) et collectif, donc irréductible à un seul des trajets singuliers qui l'ont caractérisé. Cet ouvrage se propose d'en prendre toute la mesure en rassemblant les meilleurs spécialistes de la période.Il est divisé en huit parties. Quatre parties sont consacrées à la réévaluation de l'événement des années soixante dans une de ces dimensions transversales : épistémologique, politique, philosophique et esthétique. Ils alternent avec quatre autres parties consacrées à quatre grands livres caractéristiques de cette période : La Pensée Sauvage de Lévi-Strauss (1961), les ouvrages d'Althusser de 1965 (Lire le Capital et Pour Marx), ceux de Jacques Derrida autour de De la Grammatologie (1967), et Discours Figure de Lyotard.
On voit fleurir en Europe des entreprises arty à l'image des entreprises « éthiques ». Ainsi, la banque Neuflize OBC (France) et le groupe Lhoist (Belgique), producteur mondial de chaux, passent régulièrement commande auprès de photographes contemporains ; l'industriel Akzo Nobel (Pays-Bas) a créé une fondation qui accueille des artistes en résidence ; le groupe Teseco (Italie), spécialisé dans le traitement écologique des déchets, a mis en oeuvre un « laboratoire pour l'art contemporain » ; le Deutsche Guggenheim (Berlin), nouveau musée d'art contemporain, est issu d'une joint-venture entre la Deutsche Bank et la fondation Guggenheim. Cet intérêt, voire cette prédilection pour l'art touche les grands groupes comme les petites et moyennes entreprises. Pourtant, l'alliance ne va pas de soi. Dans quel(s) but(s) l'entreprise s'intéresse-t-elle à l'art ? Et avec quelle légitimité ? Quelle finalité l'art peut-il trouver dans le monde du travail ? S'y dévoie-t-il ? À ces questions les auteurs répondent en étudiant différents exemples européens et la particularité française : le pays de l'exception culturelle demeure aussi celui du mécénat modeste, en dépit de signes encourageants, telle la loi du 1er août 2003. Que l'entreprise soit utile à l'art et singulièrement à l'art d'aujourd'hui, les auteurs en sont cependant convaincus. Car ils ont enquêté à l'échelle européenne et relevé, pays par pays, des stratégies et des méthodes entrepreneuriales convaincantes : soutien de projets, production d'oeuvres, collections et fondations d'entreprise. Ils analysent cette capacité de l'art à jouer divers rôles : faciliter l'expression des identités, véhiculer des valeurs culturelles, enrichir le quotidien des salariés... Autant de raisons pour lesquelles l'oeuvre d'art exerce sur l'entreprise une attraction sans précédent.