Joseph Leif
Joseph Leif
Et si la clé du bonheur et de l'apprentissage à l'école résidait dans le jeu libre ? Le jeu pour le jeu propose une réflexion pionnière sur la place du jeu spontané dans l'éducation, loin des visées pédagogiques utilitaires.
Comment distinguer la croyance de la connaissance dans l’éducation ? Croyance et connaissance : savoir et pouvoir explore cette question essentielle, en analysant le développement psychique de l’enfant et les méthodes d’enseignement.
La technique et l'automation libèrent de plus en plus l'homme des servitudes de son travail. Mais cette nouvelle et grandissante disponibilité de soi risque de livrer chacun à d'autres conditionnements où, pas plus que dans le travail, l'individu ne disposera réellement, à sa convenance, de son temps libéré tant que celui-ci ne sera pas, pour lui, un temps à soi, non organisé d'abord ni exclusivement de l'extérieur. Cette condition implique la nécessité fondamentale d'une préparation individuelle, dès l'école, à l'emploi d'un temps libre, à soi, par la personnalisation des activités que chacun y pratiquera selon ses besoins, ses désirs, ses motivations, ses intentions et ses décisions ; grâce à la mise en oeuvre de la totalité de ses ressources singulières, pour ses satisfactions, ses libres plaisirs, pour ses épanouissements ; pour les transformations et les créations qu'il fera de soi et des choses. Processus où l'activité devient expression des possibilités et des richesses que chacun porte naturellement et intimement en soi, dans sa vie latente, mais que l'éducation et l'enseignement ne parviennent pas aisément à libérer ; ni non plus une organisation ou une administration extérieures dont le risque est toujours plus ou moins de pervertir le temps libre en le détournant du temps à soi. La nécessaire préparation à l'emploi d'un temps libre, véritablement à soi, s'avère être aussi, au moins dès les débuts de la scolarisation, l'une des voies les plus efficientes de l'apprentissage de la liberté.
Ce livre n'est pas centré sur les problèmes traditionnels de l'apprentissage pratique du langage. En ce domaine les conceptions sont nombreuses, comme aussi les positions théoriques et les mises en oeuvre concrètes. Mais aucune ne peut véritablement prendre sens et valeur hors du rapport à la nature même du langage. Hors de cette exigence fondamentale, aucune démarche ou méthode d'apprentissage ne saurait être convenablement éclairée ni justifiée. Et c'est aussi la nature du langage qui en explique la réalité humaine et l'influence considérable qu'il exerce dans la formation de la personnalité. Sans doute ne pense-t-on pas assez, à l'école, que le langage est d'abord une fonction naturelle. Et que l'homme parle comme il respire. Cependant la parole est autre chose que la respiration, encore que l'une et l'autre soient enracinées dans le corps. Cette fonction du langage est originellement et essentiellement d'établir la communication entre les hommes. Une communication primitivement liée à des besoins ; à l'action sur les choses et les êtres et à la subjectivité concomitante. Ce sont la nature et les voies naturelles d'appropriation et d'élaboration du langage qui sont évoquées dans ce livre. Afin que la langue maternelle de l'enfant ne lui apparaisse plus, à l'école, comme une langue étrangère, comme un objet extérieur qui lui impose, dès les débuts, un bilinguisme paradoxal, inopportun et rétrograde.
Et si le désordre cachait des vertus insoupçonnées pour l’éducation ? Vertus éducatives du désordre de Joseph Leif explore comment l’affectivité et le corps, souvent sources de chaos, nourrissent aussi l’intelligence et la créativité.
C'est parce que la langue exprime la nature même de l'homme, qu'elle est "la meilleure et la pire des choses". Si cette nature n'est - originellement - ni bonne ni mauvaise, ni vraie ni fausse, la langue en traduit cependant, dans tous les domaines où elle s'exerce, l'intelligence, les pouvoirs et la puissance. Mais c'est précisément par ces pouvoirs du verbe, que s'introduisent aussi, dans la langue, les mystifications - ou les perversions - au moyen desquelles l'homme peut piéger la bonne foi de son semblable. C'est de ces pièges et de ces mystifications du verbe, qu'il est ici question. Des tromperies, dont l'efficacité est - aujourd'hui - considérablement renforcée par les médias, et dont sans doute, dès l'école, il convient d'apprendre à percevoir et à déjouer les artifices, les effets, et les risques.
Ce livre a été conçu avec une double intention. D'une part, il s'agit d'une mise au point des objectifs, des finalités et des méthodes d'enseignement et d'éducation, telles que les définit aujourd'hui la rénovation pédagogique en France et dans de nombreux pays. D'autre part, on a voulu donner un aperçu sur l'évolution des contenus et des démarches de l'École, afin de mieux en éclairer les problèmes actuels qui, ici comme ailleurs, ne se saisissent et ne se comprennent que dans la perspective historique, qui les situe dans le temps et en fait percevoir la lente transformation. Les deux visées de ce livre sont - brièvement mais clairement - centrées sur les points essentiels, à partir desquels il est possible à chacun d'élargir et d'approfondir personnellement ses vues et sa réflexion, grâce à une bibliographie détaillée par référence à chacune des questions traitées dans le texte. Ainsi, ce livre est-il aussi une introduction à la recherche, que chacun peut entreprendre selon ses propres intentions.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Une véritable éducation - qui prend l'homme comme fin et non comme moyen - devrait toujours conduire de l'identification à la subversion. L'identification est l'acte naturel d'un ou plusieurs êtres, qui les porte, soit à vouloir se rendre semblables à un autre, dans le présent, jusqu'à ne faire qu'un avec lui ; soit à rechercher la ressemblance avec d'autres êtres situés dans le temps et l'espace, par idéalité de pensée ou d'action. Dans l'action éducative, la subversion est rupture des tendances identifiantes, par volonté d'une personnalité qui veut elle-même reconnaître ou créer, en connaissance de cause et en toute responsabilité, les valeurs de sa conduite. En décider librement, et les partager socialement avec les autres qui, également, les approuvent. Les exigences d'une telle action obligent à répondre, théoriquement et pratiquement, à des questions fondamentales. Comment aider chacun à s'identifier et à se connaître lui-même, afin d'éprouver ses possibilités ? Par quelles voies lui faire percevoir, et comprendre, l'action dont il est l'objet ? L'amener à observer son milieu et la société ? Provoquer et exercer l'esprit critique et le jugement individuel ? Une action qui oblige non moins l'éducateur à se mettre lui-même sans cesse en question.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.