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Nos rayons et sélections

Emmanuelle Retaillaud

Emmanuelle Retaillaud

5 livres
Couverture ebook de Les noms d'époque. De "Restauration" à "années de plomb", de Dominique Kalifa, Pascal Ory, Philippe Boutry, Emmanuelle Retaillaud, Laurent Douzou, Johann Chapoutot, Jean-Claude Caro
Gallimard | 16 septembre 2026

Le temps est la matière vive de l'Histoire, que l'on s'attache de longue date à découper et à périodiser. Ainsi sont nés les époques, les périodes ou les âges de notre histoire. À ces "divisions imaginaires du temps", selon l'expression de Charles Seignobos, les historiens ont consacré de nombreux et importants travaux. Un aspect est demeuré cependant en retrait : celui qui a trait aux noms et dénominations de ces époques. On ne s'est en effet jamais contenté de "découper l'Histoire en tranches", on l'a dotée d'une kyrielle de noms propres - de "Moyen Âge" à "Belle Époque", de "Renaissance" à "Ancien Régime" -, qui pèsent sur la compréhension du passé. Car nommer n'est jamais neutre. La désignation d'une période charrie avec elle tout un imaginaire, une théâtralité, voire une dramaturgie qui viennent en gauchir l'historicité, et donc la signification. Élucider les noms d'époque - les linguistes disent "chrononymes" - constitue donc une opération essentielle pour qui souhaite envisager le passé sans anachronisme ni faux-semblants. C'est à cette entreprise que ce livre est consacré. Les quatorze essais qui le composent s'attachent à quatorze "noms d'époque" du contemporain, choisis parmi les plus usuels, en France comme à l'étranger. L'enquête débute au lendemain de la Révolution française, qui a échoué à réordonner le temps, mais réussi à le bouleverser. Elle s'achève dans les dernières années du XXe siècle. Entre-temps se dévoilera une large partie de l'histoire contemporaine, du "Risorgimento" à la "Fin de siècle", du "Gilded Age" aux "Trente Glorieuses", des "Années folles" aux "années noires".

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Couverture ebook de Histoire des sexualités en France, de Sylvie Chaperon, Catherine Deschamps, Emmanuelle Retaillaud, Christelle Taraud
Armand Colin | 22 octobre 2024

La question des sexualités est aujourd'hui au coeur des réflexions historiennes, sociologiques et politiques. Mais, malgré l'essor et l'ampleur des ouvrages consacré à tel ou tel aspect (prostitution, homosexualité, violences, etc.), il n'existe aucun livre de synthèse rendant accessible tant au milieu académique qu'au grand public les apports de ce vaste et prolixe champ de recherche. Centré sur la France (métropolitaine et d'outre-mer) du XIXe au XXIe siècle, cet ouvrage souhaite combler ce vide et aborder tous les enjeux de la sexualité et rendre compte des constructions historiques des normes (religieuses, juridiques, médicales), mais aussi de leur remise en cause et leur évolution, des pratiques concrètes que des croyances, savoirs, idéologies et théories autant que des représentations qui les structurent et leur donnent sens. Il est également nourri par les approches de genre qui ont inscrit la sexualité dans la fabrique culturelle et sociale des sociétés. L'ouvrage met également en lumière et interroge les dominations et les discriminations entre les hommes et les femmes et entre les sexualités minoritaires et dominantes.

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Couverture ebook de La Parisienne, de Emmanuelle Retaillaud-Bajac
Seuil | 19 février 2020

Guides touristiques, reportages de mode, publicités pour parfums ou grands magasins exaltent le charme ineffable des femmes de Paris, subtile alchimie d'élégance, d'esprit, de « chien », et de ce « je-ne-sais-quoi » qui justifie sa réputation. D'où vient cette représentation ? Pourquoi s'est-elle ainsi pérennisée, solidifiée, canonisée au fil des siècles ? N'est-elle qu'un cliché paresseux, un mythe duplice, une mystification des élites privilégiées et de la domination masculine ? Ou bien demeure-t-elle un référent vivace, apte à défendre une « certaine idée de la femme » dans un monde de plus en plus globalisé ? Prenant au sérieux les stéréotypes, ce livre a l'ambition de remonter aux sources de ce qui est d'abord et avant tout une construction culturelle, pour analyser son développement, repérer ses usages, interpréter ses fonctions. La Parisienne est un mythe - moins futile et moins lisse qu'il n'y paraît. Construit dans la tension entre l'aristocratie et les femmes du peuple, entre Paris et la province, entre l'émancipation des femmes et la domination masculine, il a résisté au temps. Ce succès, cette plasticité, cette indéniable capacité de résistance invitent dès lors à aborder « la Parisienne » comme un noeud de significations fécond pour une histoire de l'identité nationale articulée à celle des relations de genre. À travers cette figure essentielle de la « capitale du XIXe siècle », dans son feuilletage, ses non-dits et sa réversibilité, c'est aussi la modernité qui est ici interrogée.Née en 1967, ancienne élève de l'ENS Ulm-Sèvres, agrégée et docteure en histoire, Emmanuelle Retaillaud est maîtresse de conférence à l'université François-Rabelais de Tours (IUT). Ses travaux portent sur l'histoire sociale et culturelle de la France contemporaine (historie des drogues, histoire des milieux artistiques et littéraires, histoire de l'homosexualité et du lesbianisme).

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Couverture ebook de Mireille Havet l'enfant terrible, de Emmanuelle Retaillaud
Grasset | 25 mars 2008

Née en 1898 à Médan, dans une famille d'artistes peintres d'origine bourgeoise mais désargentée, découverte à 15 ans par Apollinaire qui publie plusieurs de ses poèmes, auteur à 19 ans d'un conte fantastique que Colette préface (La maison dans l'oeil du chat) puis d'un roman salué (Carnaval), Mireille Havet, interprète à vingt-huit ans la mort dans l'Orphée de son ami Jean Cocteau. Elle meurt quatre ans après dans un sanatorium suisse, tuberculeuse et misérable. Une existence fulgurante et tumultueuse, qui vit la charmante jeune fille grandie à la campagne, confiante en l'avenir et en son talent, saturée de sensualité et de mysticisme, devenir la « petite poyétesse » d'Apollinaire, l'enfant prodige, et bientôt terrible, des salons parisiens (ceux de Natalie Barney ou de Misia Sert), s'affirmant enfin en homosexuelle provocante aux allures de garçonne. Hésitant entre cynisme et romantisme, exaltée et neurasthénique, noctambule délurée, séductrice irrésistible à l'érotisme débridé, opiomane puis héroïnomane, Mireille Havet, malgré sa sociabilité étincelante et son immense talent, sombre à la fleur de l'âge dans une déchéance extrême, usée par les passions et les échecs, les espoirs et les renoncements. A la fois amoureuse exclusive et insatiable Don Juane, elle manque d'épouser Pierre Izambard, Paul Fort ou Saint John Perse. Madeleine de Limur, femme mariée et amie de D'Annunzio, Marcelle Garros, la veuve de l'aviateur, Reine Bénard, peinte par Vuillard, furent, parmi d'autres, ses maîtresses successives, grâce auxquelles elle put vivre dans un luxe étourdissant. Du vert paradis de l'enfance à Médan, aux paradis artificiels parisiens jusqu'à l'enfer des drogues, la biographie de Mireille Havet témoigne d'un singulier destin, qui est aussi celui d'une époque à cheval entre le monde ancien et le nouveau. Le destin d'une génération qui, durablement ébranlée par la Grande Guerre, se jeta à corps perdu dans la liberté et la joie illusoire des années folles, et crut au salut par l'art et la littérature.

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Couverture ebook de La pipe d'Orphée, de Emmanuelle Retaillaud
Hachette Littératures | 2 septembre 2003

Cocteau a fumé de l'opium de la mort de Raymond Radiguet en janvier 1924 jusqu'à la cure « définitive » ordonnée par Jean Marais en décembre 1940. Seize années de souffrances et d'ivresses, de lunes de miel et de lunes de fiel, de déclarations d'amour et de menaces de divorce. Seize années de labeur fécond, d'Opéra aux Enfants Terribles, d'Orphée au Sang d'un poète. La drogue n'est pas, chez Cocteau, une chose secrète, cachée, honteuse ; elle fait l'objet d'un livre en 1930 - Opium, journal d'une désintoxication - et répand sa fumée par tous les interstices de l'oeuvre. Un livre sur Cocteau et l'opium ? Les objections ne manqueront pas, et de tous ordres. Les plus idolâtres s'affligeront d'une possible atteinte à la mémoire de l'homme, à celle du grand poète consacré par l'Académie et les manuels scolaires, dont il peut sembler indélicat de rappeler aujourd'hui qu'il fut aussi un grand drogué. D'autres souligneront, avec les mêmes conclusions, que Cocteau s'est suffisamment exprimé pour qu'il ne soit pas nécessaire de rouvrir ce dossier. Le risque de malentendu est d'autant plus réel que la figure du drogué subit, au cours du XXe siècle, une altération : autrefois tolérés et même reçus dans les meilleures maisons, les drogués ont rejoint les malades et des délinquants. Aussi Cocteau opiomane pourrait-il bien être sommé, par une société qui n'assume pas ses rapports changeants aux drogues, de rester caché quelque temps encore.

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Prix régulier : 15,99 €
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