Edouard De Warren
Edouard De Warren
J'ai écrit ce livre pour expliquer l'esprit de la civilisation chinoise et pour en montrer la valeur. Il me semble que, lorsqu'on veut estimer la valeur d'une civilisation, on ne doit pas considérer si elle a construit ou si elle peut construire de grandes cités, de magnifiques maisons, de belles routes, si elle a su imaginer des meubles beaux et confortables, inventer des outils et des instruments utiles et ingénieux. On ne doit même pas s'attacher aux institutions, aux arts et aux sciences qu'elle a créée. Ce qu'il faut examiner avant tout, c'est le type d'humanité qu'elle a su produire, le caractère des hommes et des femmes qu'elle a formés. Seul, l'être humain, l'homme aussi bien que la femme, révèle l'essence, la personnalité, l'âme de la civilisation dont il est issu. J'ajouterai que le langage parlé par cet être humain révèle son essence, sa personnalité, son âme. C'est un fait bien connu des Français, qui aiment à répéter que « le style c'est l'homme ». Les Américains, qu'on me permette de le dire, ne comprennent pas facilement les Chinois parce que si, dans l'ensemble, ils ont l'esprit étendu et simple, ils manquent de profondeur. Les Anglais ne peuvent pas comprendre la Chine : leur esprit est profond et simple mais il manque d'é
J'ai écrit ce livre pour expliquer l'esprit de la civilisation chinoise et pour en montrer la valeur. Il me semble que, lorsqu'on veut estimer la valeur d'une civilisation, on ne doit pas considérer si elle a construit ou si elle peut construire de grandes cités, de magnifiques maisons, de belles routes, si elle a su imaginer des meubles beaux et confortables, inventer des outils et des instruments utiles et ingénieux. On ne doit même pas s'attacher aux institutions, aux arts et aux sciences qu'elle a créée. Ce qu'il faut examiner avant tout, c'est le type d'humanité qu'elle a su produire, le caractère des hommes et des femmes qu'elle a formés. Seul, l'être humain, l'homme aussi bien que la femme, révèle l'essence, la personnalité, l'âme de la civilisation dont il est issu. J'ajouterai que le langage parlé par cet être humain révèle son essence, sa personnalité, son âme. C'est un fait bien connu des Français, qui aiment à répéter que « le style c'est l'homme ». Les Américains, qu'on me permette de le dire, ne comprennent pas facilement les Chinois parce que si, dans l'ensemble, ils ont l'esprit étendu et simple, ils manquent de profondeur. Les Anglais ne peuvent pas comprendre la Chine : leur esprit est profond et simple mais il manque d'é
C'était, il y a quelque vingt ans, au commence. ment de l'automne de 1828 ; époque de notre heureuse jeunesse, où l'insurrection n'avait pas encore été proclamée le plus saint des devoirs, où la France du XIXe siècle, se souvenant encore des fautes et des douleurs de la France du XVIIIe, n'enfantait point périodiquement ses héros de juin, de juillet, de février sur les pavés des barricades ; où l'éloquence et la poésie ne montaient point au Capitole pour s'y prostituer ; où Lamartine et Victor Hugo chantaient, où le mondeNe connaissait rien d'eux que leur voix.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
J'ai toujours eu pour principe que l'abeille qui s'éloignait de la ruche était dans l'obligation de n'y rentrer qu'en rapportant avec elle sa provision de miel.Arrivant d'Italie après en avoir visité les principales villes et après un assez long séjour à Rome, je me suis immédiatement demandé ce que je devais faire, quel travail je pouvais entreprendre pour me conformer à la loi que je viens d'énoncer.Parmi les matériaux de toute nature que j'avais recueillis sur mon chemin, quel souvenir pouvais-je choisir pour en faire hommage au retour à mes amis et compatriotes ?Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.