Simon Lapierre
Simon Lapierre
Qu'impliquent les notions de « contrôle » et de « coercition » pour les victimes de violence conjugale ? Comment changer de paradigme afin de considérer cette problématique à travers le prisme de la « privation de liberté » et non seulement sous l'angle de la « sécurité » des victimes ? La conceptualisation du contrôle coercitif a été l'une des avancées les plus importantes dans le domaine de la violence conjugale. Elle permet ainsi de s'éloigner de l'accent mis sur les incidents « uniques » ou « isolés ». Néanmoins, très peu d'écrits sur le contrôle coercitif sont proposés en français. Cet ouvrage cherche à pallier ce manque. Il aborde, d'une part, les avancées conceptuelles. Pour ce faire, il s'appuie sur des résultats de recherche ainsi que sur les écrits les plus récents dans diverses disciplines, incluant le travail social, le droit, la sociologie, la criminologie et les études féministes et de genre. D'autre part, il met de l'avant l'intégration de ce concept dans les lois, les politiques et les pratiques de divers secteurs. Bien que les contextes québécois et canadien soient privilégiés, les développements sur la scène internationale sont également abordés. Contrôle coercitif offre au lectorat des pistes de réflexion d'action pour les secteurs de la violence conjugale, du droit et de la protection de la jeunesse.
Dans quels contextes se manifestent les violences dans la vie des enfants et des adolescents ? Comment ces jeunes définissent-ils eux-mêmes leur expérience de ces violences ? Le développement des recherches et des interventions témoigne-t-il d'une reconnaissance de ces jeunes comme des acteurs sociaux importants ? Nos façons de définir et de mesurer les violences sont-elles adéquates ? Y a-t-il lieu de revoir les fondements théoriques et méthodologiques de notre étude de ce phénomène ? Les politiques sociales et les programmes d'intervention sont-ils adaptés aux besoins des jeunes victimes de violences ? De tels questionnements, qui émanent de la multiplication des écrits sur les violences dans la vie des enfants et des adolescents des dernières décennies, sont cruciaux et constituent l'essence du présent ouvrage. L'analyse qui en est faite se veut entière ; elle cherche à inclure plusieurs formes de violences vécues dans différentes sphères de vie des jeunes et elle désire interpeller les divers acteurs en sciences humaines et sociales qui s'intéressent à la question. Ce livre - qui offre un espace de réflexion critique par l'analyse de certains enjeux théoriques, méthodologiques ou sociaux eu égard aux connaissances et aux pratiques actuelles dans le domaine - s'adresse donc autant aux chercheurs et aux étudiants qu'aux praticiens, aux gestionnaires ou aux politiciens.
La notion du meilleur intérêt de l'enfant est centrale dans les procédures en droit familial et en protection de la jeunesse. Cet ouvrage unique porte un regard critique et multidisciplinaire sur cette notion et sur son application dans un contexte de violence conjugale, où l'enfant doit être reconnu comme une victime à part entière de cette violence. En plus de mettre en évidence certains enjeux présents dans les pratiques auprès de ces enfants et de leur famille, il propose des pistes prometteuses pour assurer la sécurité et le bien-être des victimes de violence conjugale. Une réflexion sur le meilleur intérêt des enfants victimes de violence conjugale s'avère nécessaire, particulièrement dans le contexte actuel où des réformes majeures sont en cours dans les secteurs du droit familial et de la protection de la jeunesse. Bien qu'ancré dans la réalité québécoise et canadienne, cet ouvrage intègre des contributions internationales qui abordent des enjeux qui sont aussi présents dans d'autres pays. Il est destiné à la communauté universitaire ainsi qu'aux gestionnaires et aux personnes intervenant dans les secteurs de la violence conjugale, de la protection de la jeunesse et du droit familial.
Un discours institutionnalisé sur la maternité prédomine dans notre société et dicte ce qui fait d'une femme une « bonne » mère. Les auteurs de cet ouvrage résistent à ce discours en présentant l'expérience de la maternité sous ses multiples visages, y compris ceux en contexte d'itinérance, de toxicomanie, de violence et de pauvreté.