Roland Barthes
Roland Barthes
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Comment les récits se construisent-ils et que révèlent-ils de notre rapport au monde ? Sémiotique narrative et textuelle rassemble les analyses fondatrices de Barthes, Alexandrescu et Brémond.
En quatre-vingts fragments, Roland Barthes donne vie et consistance au discours amoureux, pour le sortir de son « extrême solitude ». À travers chaque figure ou « bris de discours » retenu, il déploie et met en scène le je du langage amoureux dans ce qu’il a d’universel ou de structural, sans jamais le théoriser, le décrire ou l’analyser. Il s’agit bien plutôt de l’exprimer, de le simuler, en recourant à la seule action d’un langage premier, pour donner à lire une place de la parole. Disposé dans l’ordre alphabétique, chaque fragment est précédé d’un argument qui réfère à ce que l’amoureux dit et est constitué de références, signalées en marge, à des lectures ou des conversations amicales.
L’amour n’est ni un roman ni une théorie : c’est un langage. Avec Fragments d’un discours amoureux, Roland Barthes invente un abécédaire des émotions, où chaque mot devient une scène, une question, une révélation.
Le Neutre est le fil rouge de l’œuvre de Roland Barthes, qu’on trouve dès Le Degré zéro de l’écriture et jusqu’à La chambre claire, aussi bien dans les livres, les articles et les entretiens, comme une préoccupation ou une aspiration éthique. Il apparaît pour la première fois au grand jour, explicité comme tel, dans ce cours du Collège de France donné en 1978. Autrefois publiées sous la forme des notes préparatoires, les treize séances paraissent ici sur la base d’une transcription des enregistrements. On retrouve ainsi l’une des dimensions décisives de la parole de Barthes telle qu’elle se déployait dans son enseignement : la germination du discours, ses dérives, ses boucles, ses excroissances, et le charme incomparable de la phrase. C’est dire l’importance de ce cours, où le Neutre trouve une formulation ample, détaillée, ouvertement placée sous le signe du fantasme, du projet, ou de la projection. « On a défini comme relevant du Neutre toute inflexion qui esquive ou déjoue la structure paradigmatique, oppositionnelle, du sens, et vise par conséquent à la suspension des données conflictuelles du discours. […] On a essayé de faire entendre que le Neutre ne correspondait pas forcément à l'image plate, foncièrement dépréciée qu'en a la Doxa, mais pouvait constituer une valeur forte, active. » Éric Marty a établi l’édition définitive de ce cours et a assuré un système de notes à la fois sobre et efficace. Sa préface rappelle le contexte de la fin des années 1970 et situe les enjeux les plus actuels du Neutre.
Et si la lecture était avant tout une expérience sensuelle ? Le Plaisir du texte de Roland Barthes explore cette jouissance unique, entre émotion et réflexion, où chaque mot devient caresse.
Roland Barthes, l’un des plus grands critiques du XXe siècle, se confronte à l’œuvre de Marcel Proust.
Le Discours amoureux. Séminaire à l'École pratique des hautes études (1974-1976), suivi de Fragments
Plongez dans les coulisses de la création de Fragments d’un discours amoureux : ce séminaire inédit de Roland Barthes révèle la genèse d’une œuvre majeure, entre analyse savante et fulgurances littéraires.
Roland Barthes La Préparation du Roman Nouvelle édition Les deux cours sur " La préparation du Roman ", donnés au Collège de France entre décembre 1978 et février 1980, constituent un pan important de l'œuvre de Roland Barthes. Autrefois publiés sous la forme des notes retrouvées, ils paraissent ici sur la base d'une transcription des enregistrements. On retrouve ainsi la magie de la parole de Barthes, sa générosité, son intensité, sa puissance de clarification qui n'abandonne jamais l'exigence intellectuelle, son goût des digressions, son art d'élever l'individualité vers le général – selon son vœu d'une science du singulier, dans une sorte de testament qui est aussi et avant tout une passionnante leçon de vie. Dans ces cours, qui se révèleront être les derniers par la fatalité d'un accident, Roland Barthes s'interroge sur les conditions d'écriture du roman, avec pour modèles d'abord le haïku japonais, puis À la recherche du temps perdu, de Proust, ou encore Dante, Chateaubriand, Flaubert, Rimbaud, Kafka, Gide. Une question prémonitoire hante la réflexion de Barthes : et si la littérature comptait de moins en moins ? Et si ceux qui en font leur passion étaient de plus en plus minoritaires, comme une espèce en voie de disparition ? " J'ai d'abord examiné le rapport de l'œuvre et de cet acte minimal d'écriture qu'est la Notation, le Haïku. Cette année, je veux suivre l'œuvre de son Projet à son accomplissement : autrement dit, du Vouloir-Écrire au Pouvoir-Écrire. Si vous le voulez bien, nous allons considérer le Cours qui commence comme un film ou comme un livre, bref comme une histoire. "
« Marpa fut très remué lorsque son fils fut tué, et l'un de ses disciples dit : "Vousnous disiez toujours que tout est illusion. Qu'en est-il de la mort de votre fils,n'est-ce pas une illusion ?". Et Marpa répondit : "Certes, mais la mort de mon filsest une super-illusion." » Pratique de la voie tibétaine La Chambre claire se présente au départ comme un essai sur la photographie. À ce titre, il est devenu une référence majeure. Mais il s’agit aussi et surtout d’un superbe récit. Au moment où Roland Barthes découvre le lien essentiel entre la photographie et l’épreuve intime qui l’obsède – la mort de sa mère –, il parvient à nous emporter dans un cheminement à la recherche du temps perdu et de l’être aimé. Comme l’explique Benoît Peeters dans l’entretien qui accompagne ici la bouleversante lecture de Daniel Mesguich, l’expérience la plus noire devient alors lumineuse; c’est pourquoi ce livre, peut-être le plus beau de Roland Barthes, ne s’appelle pas la chambre obscure, mais bien La Chambre claire. Durée : 03H27
L'idéal serait une lecture sans scorie, sans oubli, pure, faite d'acuité, de précision, de division et de mise en perspective. Lire, ce n'est pas rêver (encore moins rêvasser), c'est s'halluciner, se droguer (au sens d'hyperprécision que ce mot a chez Baudelaire). R. B.
" Dans Mythologies, Roland Barthes nous donne un extraordinaire ouvrage, profond et cruel, rigoureux, parfois excessivement, d'une écriture à la fois géométrique et pleine d'humour, où l'homme moderne nous est implacablement envoyé, comme un pantin trop bien articulé. " Jean Lacroix, Le Monde " On sort changé de la lecture d'un livre comme celui-là, et je gage que la pensée et le style de Barthes auront une influence considérable sur les jeunes écrivains de notre temps. " Guy Dumur, Médecine de France " J'admire l'intelligence avec laquelle Barthes renverse la toile peinte de ce siècle et discerne, sous les apparences, les réalités. " Morvan Lebesque, Le Canard enchaîné " On le lit avec passion et dans le sentiment à peu près constant de la découverte. " Maurice Nadeau, France-Observateur " Ce livre courageux, essentiel, extraordinairement intelligent, me semble devoir marquer profondément son sillon dans l'histoire de la pensée moderne. " Jean Rousselot, Nouvelles littéraires
Comment travaillent les écrivains ? S'enquérir de la manière dont un auteur taille un crayon, de la couleur du papier qu'il utilise, de la marque de sa machine à écrire, tout cela constitue peut-être une voie d'approche détournée pour connaître davantage ce mysté
L'empire des signes " Ne décrivant ni ne définissant, le haïku (j'appelle ainsi finalement tout trait discontinu, tout événement de la vie japonaise, tel qu'il s'offre à ma lecture), le haïku s'amincit jusqu'à la pure et seule désignation. C'est cela, c'est ainsi, dit le haïku, c'est tel. Ou mieux encore : Tel ! dit-il, d'une touche si instantanée et si courte (sans vibration ni reprise) que la copule y apparaîtrait encore de trop, comme le remords d'une définition interdite, à jamais éloignée. Le sens n'y est qu'un flash, une griffure de lumière. " Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque, tout en dénonçant le pouvoir de tout langage institué. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).
Essais "Sade, Fourier et Ignace de Loyola ont été des classificateurs, des fondateurs de langues : langue du plaisir érotique, langue du bonheur social, langue de l'interpellation divine, chacun a mis dans la construction de cette langue seconde toute l'énergie d'une passion. Cependant, inventer des signes (et non plus, comme nous le faisons tous, les consommer), c'est entrer paradoxalement dans cet après-coup du sens, qu'est le signifiant ; en un mot, c'est pratiquer une écriture. L'objet de ce livre n'est pas de revenir sur les propositions de contenu dont on crédite ordinairement nos trois auteurs, à savoir une philosophie du Mal, un Socialisme utopique, une mystique de l'obéissance, mais de tenir Sade, Fourier et Loyola pour des formulateurs, des inventeurs d'écriture, des opérateurs de texte. Je crois ainsi poursuivre un projet ancien, dont l'intention théorique pourra se lire à travers ces études concrètes et spéciales : jusqu'où peut-on aller d'un texte en ne parlant que de son écriture ?" R.B.
Voici donc la critique au centre d'un débat singulièrement violent : les attaques dont, en France, " la nouvelle critique " vient de faire l'objet, ont pris l'allure d'un interdit collectif. A partir d'un certain nombre d'idées reçues, on ironise, on censure, on condamne. Cette activité négative est-elle cependant aussi innocente qu'elle le prétend ? Ne repose-t-elle pas sur des axiomes douteux ? des préjugés inavoués ? un langage qui trahit à la fois des résistances involontaires et une certaine gratuité de méthode ? Roland Barthes, dans une première partie, n'a aucune peine à démonter la mythologie dont l'ancienne critique use de façon courante. Cependant, que doit chercher aujourd'hui la critique ? La littérature moderne (depuis Mallarmé, Lautréamont, Rimbaud, Proust, Kafka...), les développements de la linguistique et de la psychanalyse, obligent à un nouveau langage : celui-là même qui parle du langage. On peut enfermer un texte dans une lettre morte et bornée quand, au contraire, le sens littéral ne vit que de l' ouverture symbolique dont il est la marque. Ce livre, loin d'être seulement une mise au point dans une querelle déjà périmée, veut éclairer le changement profond de notre culture par rapport à la question centrale de l'interprétation, et introduire à cette nouvelle histoire qui touche au passé comme à l'avenir : la science de la littérature, sa critique et sa lecture devenant ainsi trois aspects complémentaires d'un même acte de vérité.
Sollers écrivain " Les vicissitudes de l'imagerie sociale font qu'on oublie parfois, me semble-t-il, que Philippe Sollers est un écrivain. C'est pour le rappeler que je réunis ici les textes critiques dont j'ai accompagné son œuvre, au fur et à mesure qu'elle se faisait ; c'est aussi pour suggérer que les habitudes qui règlent l'engagement littéraire sont peut-être en train de changer : abandonné des anciennes classes et inconnu des nouvelles, l'écrivain, au sens magnifique du terme, est de plus en plus seul ; la portée de son travail doit être évaluée selon des règles nouvelles. Ce sont les difficultés, les risques, mais aussi la nécessité de ce changement, dont l'écrivain Sollers porte témoignage. " Roland Barthes. Les six textes de Barthes consacrés à Sollers écrivain ont paru entre 1965 et 1979. Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque, tout en dénonçant le pouvoir de tout langage institué. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).
" Il y a quelques jours, une étudiante est venue me trouver ; elle m'a demandé de préparer un doctorat sur le sujet suivant, qu'elle m'a proposé d'un air passablement ironique et cependant nullement inamical : critique idéologique de la Sémiologie. Il me semble qu'il y a dans cette petite "scène" tous les éléments à partir desquels on peut esquisser la situation de la sémiologie et son histoire récente : - On y retrouve d'abord le procès idéologique que l'on fait souvent à la sémiologie... - Ensuite l'idée que celui à qui cette étudiante s'adressait était l'un des représentants de cette sémiologie... - Enfin, l'intuition que, dans le rôle de sémiologue quasi officiel qu'elle m'attribuait, il subsistait un certain tremblement, une certaine duplicité... : d'où la sorte d'amicalité légère dont cette scène pleine de coquetterie intellectuelle m'a laissé le souvenir." R.B.
Ce volume d'essais critiques est consacré aux domaines du visible (image, photo, peinture) et de la musique. " Le sens symbolique s'impose à moi par une double détermination : il est intentionnel (c'est ce qu'a voulu dire l'auteur) et il est prélevé dans une sorte de lexique général, commun, des symboles : c'est un sens qui va au devant de moi. Je propose d'appeler ce signe complet le sens obvie. Quant à l'autre sens, celui qui vient "en trop', comme un supplément que mon intellection ne parvient pas bien à absorber, à la fois têtu et fuyant, lisse et échappé, je propose de l'appeler le sens obtus. " R. B. Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a été directeur d'études à l'École pratique des hautes études et a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque.
"... Ce qui se perd dans la transcription, c'est tout simplement le corps - du moins ce corps extérieur (contingent) qui, en situation de dialogue, lance vers un autre corps, tout aussi fragile (ou affolé) que lui, des messages intellectuellement vides, dont la seule fonction est en quelque sorte d'accrocher l'autre (voire au sens prostitutif du terme) et de le maintenir dans son état de partenaire. Transcrite, la parole change évidemment de destinataire, et par là même de sujet, car il n'est pas de sujet sans Autre. Le corps, quoique toujours présent (pas de langage sans corps), cesse de coïncider avec la personne, ou, pour mieux dire encore : la personnalité. L'imaginaire du parleur change d'espace : il ne s'agit plus de demande, d'appel, il ne s'agit plus d'un jeu de contacts ; il s'agit d'installer, de représenter un discontinu articulé, c'est-à-dire, en fait, une argumentation." R.B.
"Le bruissement dénote un bruit-limite, un bruit impossible : le bruit de ce qui, fonctionnant à la perfection, n'a pas de bruit : bruire, c'est faire entendre l'évaporation même du bruit : le ténu, le brouillé, le frémissant, sont reçus comme les signes d'une annulation sonore. Et la langue, elle, peut-elle buire ? Parole, elle reste, semble-t-il, condamnée au bredouillement ; écriture, au silence et à la distinction des signes : de toute manière, il reste toujours trop de sens pour que le langage accomplisse une jouissance qui serait propre à sa matière. Mais ce qui est impossible n'est pas inconcevable : le bruissement de la langue forme une utopie. Quelle utopie ? Celle d'une musique du sens. Bruissante, confiée au signifiant par un mouvement inouï, inconnu de nos discours rationnels, la langue ne quitterait pas pour autant un horizon de sens : le sens, indivis, impénétrable, innommable, serait cependant posé au loin comme un mirage... le point de fuite de la jouissance. C'est le frisson du sens que j'interroge en écoutant le bruissement du langage - de ce langage qui est ma Nature à moi, homme moderne." R.B.
Ces Essais critiques sont un pan essentiel de la réflexion de Roland Barthes sur le théâtre et la littérature. Des auteurs classiques, comme Voltaire ou Baudelaire, y rencontrent des modernes, comme Queneau ou Robbe-Grillet ; mais il ne s'agit ni d'un palmarès ni d'une galerie d'exemples : du combat brechtien à "l'activité structuraliste", en passant par la naissance du "nouveau roman", se dessine ici le tracé d'une des expériences intellectuelles exemplaires de notre époque, qui est la découverte et l'exploration - à travers les domaines privilégiés de l'écriture littéraire et du langage théâtral - de cet inépuisable empire des signes, où la pensée moderne mesure son espace et son pouvoir. Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a été directeur d'études à l'École pratique des hautes études et a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque.
Le degré zéro de l'écriture " C'est parce qu'il n'y a pas de pensée sans langage que la Forme est la première et la dernière instance de la responsabilité littéraire, et c'est parce que la société n'est pas réconciliée que le langage institue pour l'écrivain une condition déchirée. " Roland Barthes Roland Barthes (1915-1980) Intellectuel, écrivain et théoricien de la littérature, par la publication en 1953, de son premier livre, Le Degré zéro de l'écriture, il s'est imposé comme l'un des penseurs parmi les plus importants de la modernité.
Le texte de la leçon inaugurale prononcée le 7 janvier 1977 au Collège de France. Du pouvoir inscrit dans la langue comme code, à ce qui dans la langue même l'esquive : la littérature. Et du signe comme objet de science autorisée, au texte comme plaisir d'être par le signe imaginairement capturé.
"Je suis un homme complet ayant les deux sexes de l'esprit" - Jules Michelet
Roland Barthes par Roland Barthes " Il supporte mal toute image de lui-même, souffre d'être nommé. Il considère que la perfection d'un rapport humain tient à cette vacance de l'image : abolir en soi, de l'un à l'autre, les adjectifs ; un rapport qui s'adjective est du côté de l'image, du côté de la domination, de la mort. " En 1975 sortait au Seuil, dans la collection " Écrivains de toujours ", Roland Barthes par Roland Barthes. Véritable événement (comment Barthes allait-il se sortir de l'exercice autobiographique ?), cet autoportrait s'est imposé comme un livre culte. Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque, tout en dénonçant le pouvoir de tout langage institué. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).
Décryptez S/Z, l'analyse structurale révolutionnaire de Roland Barthes, qui dissèque Sarrasine de Balzac en 500 lexies. Une plongée audacieuse dans les codes du récit et la pluralité des sens, pour repenser la lecture et la critique littéraire.
Ce que Racine exprime immédiatement, c'est donc l'aliénation, ce n'est pas le désir. Ceci est évident si l'on examine la sexualité racinienne, qui est de situation plus que de nature. Dans Racine, le sexe est lui-même soumis à la situation fondamentale des figures tragiques entre elles, qui est une relation de force. Le sexe est un privilège tragique dans la mesure où il est le premier attribut du conflit originel : ce ne sont pas les sexes qui font le conflit, c'est le conflit qui définit les sexes. Roland Barthes (1915-1980) Écrivain, critique, essayiste, Roland Barthes a élaboré une pensée critique singulière en constant dialogue avec les discours théoriques de son temps et en rupture avec les discours institués. La formidable querelle entre Anciens et Modernes qui suivit la publication du Sur Racine en 1963 atteste le rôle fondamental qu'il joua au sein des grandes ruptures opérées par la pensée contemporaine. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).
Imprévue et cependant régulière, toujours nouvelle et toujours intelligible, la mode n'a cessé d'intéresser les psychologues, les esthéticiens, les sociologues. C'est pourtant d'un point de vue nouveau que Roland Barthes l'interroge : la saisissant à travers les descriptions de la presse, il dévoile en elle un système de significations et la soumet à une véritable analyse sémantique : comment les hommes font-ils du sens avec leur vêtement et leur parole ? Ce livre, devenu un classique, est un des exemples les plus brillants d'application de la sémiologie à un phénomène culturel. Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque, tout en dénonçant le pouvoir de tout langage institué. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).
Roland Barthes, figure majeure de la pensée critique, explore ici l’essence même du théâtre à travers ses écrits de spectateur, de critique et d’animateur de revue.
Décrivant son projet pour Fragments d'un discours amoureux, Barthes précise que « tout est parti du principe qu'il fallait faire entendre la voix de l'amoureux ». D'où le choix d'une « méthode dramatique": ici, pas de théorisation de ce discours amoureux, mais sa seule expression. « C'est un portrait qui est proposé, mais ce portrait n'est pas psychologique » ; il se fait l'écho de « quelqu'un qui parle en lui-même, amoureusement, face à l'autre - l'objet aimé -, qui ne parle pas » Un texte si juste qu'il retentit en chacun, longuement... « C'est donc un amoureux qui parle et qui dit... » 1.Absence 2.Altération - 3.Angoisse 4.Annulation - 5.Atopos - 6.Attente 7.Casés - 8.Conduite 9. Contacts 10.Dédicace -11.Etreinte 12.Fading -13.Fête -14.Insupportable 15.Jalousie -16. Je-t-aime- 17.Rencontre Pour cette « dramaturgie » d'un discours amoureux tour à tour lucide, ironique, douloureux, impossible de rêver plus subtile interprétation que celle de Fabrice Luchini, dont l'intelligence et l'amour des mots rendent à Roland Barthes le plus bel hommage qui soit. Durée : 01H10