Alphonse Boudard
Alphonse Boudard
« Ah, c'était le bon temps ! Malgré mes déboires, malgré la cerise qui me poursuivait de ses saveurs aigres-douces, le ciel était bleu, le beaujolais était nouveau, les dames étaient pimpantes et le chibre toujours prêt , comme le boy-scout de la légende.Sans en avoir l'air, je vous ai donné votre première leçon d'argot, tout en vous faisant toucher du doigt une vérité première : l'argot, tel le latin, brave l'honnêteté. »Alphonse Boudard
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Le meilleur des articles publiés dans la presse quotidienne et magazine de 1964 à 2000, année de sa disparition. Du Boudard brut et giclé dru, paru entre 1959 et 1999, des colonnes du Crapouillot à celles du Monde, en passant par les pages vallonnées de Playboy, et d'autres encore. Si le début s'avoue rude, et même plus, avec le récit de l'enterrement de sa mère subi, entre deux flics, les menottes aux poignets, notre homme étant pour l'heure en tôle, la suite pétule à fond et congratule à pleins bras. Tout le monde est de la revue, des amis aux ennemis, des mornes tristesses aux enchantements profonds et autres ardeurs roboratives. Boudard salue ses morts, mais pas au clairon, une dernière tape dans le dos et un ultime pour la longue route avec Hardellet, Fallet, Brassens, Losfeld, Gen Paul. Autre temps de la revue : Défense et illustration de la lecture, la bonne fée qui s'est penchée sur son grabat, à lui l'enfant miséreux, l'ado délinquant, le résistant vaillant. Boudard lit comme on retrouve l'air après un plongeon, comme le naufragé se cramponne à son fragment d'épave. Et là, on va à l'essentiel, aux grands vitaux que sont Zola, Giono, le tant aimé Marcel Aymé, Céline certes et Rebatet pour faire grincer les dentiers. L'occasion, à chaque ligne, de capter l'amitié comme on chasse le papillon, mais aussi d'évoquer le vieux Paris défunt, défiguré par les urbanistes chantres de la modernité, de témoigner sur la Libération de Paris ou la fermeture des bordels, l'une suivant l'autre, de revenir sur l'abolition de la peine de mort avec un point de vue bien à lui. Et tout cela écrit en boudarien : un rameau de la langue française reconnaissable aux frissons de plaisir qu'il suscite au long des lombaires et à l'euphorie qu'il déclenche à tous coups. Alors, garçon, un Boudard, sinon rien !
Vingt événements fondateurs de l'histoire de la médecine.Des savants grecs autopsiant pour la première fois des cadavres afin de mieux connaître l'anatomie humaine au docteur Laennec qui inventa le stéthoscope en regardant des enfants jouer avec un morceau de bois, en passant par les tentatives d'un certain Bérillon pour démontrer la supériorité physique du Français sur l'Allemand pendant la Grande Guerre, l'histoire de la médecine est jalonnée de recherches parfois curieuses mais appliquées qui ont donné lieu à des découvertes essentielles pour l'être humain. L'ouvrage mené par deux professeurs de médecine, érudits et passionnés d'histoire donne une approche singulière et passionnante de la médecine. Quels en sont les tournants fondateurs ? Comment a-t-on découvert les subtilités techniques et physiologiques du corps humain ? A travers ces portraits et récits, ils n'omettent pas de dépeindre la part d'ombre de l'avancée médicale et scientifique, comme ces découvertes ratées aux conséquences dramatiques, à l'instar des bébés aux corps déformés par la thalidomide ou l'affaire du sang contaminé. Chemin faisant, ces brillants savant - curieux et imaginatifs à l'instar d'Arnault Tzanck, ou excessifs et malsains, tels Edgar Bérillon - nous dévoilent leurs personnalités hors du commun qui forcent l'admiration, le scepticisme et parfois l'effroi.
Entre émotion et virtuosité littéraire, trois titres, trois bonnes raisons de redécouvrir un grand écrivain français disparu il y a maintenant dix ans." C'était un homme à majesté, un grand écrivain. Un moraliste sous ses airs goguenards, d'une érudition folle, même s'il avait fait ses universités ailleurs que dans les endroits habituels. " Louis Nucera " On connaissait le Boudard de la langue verte et de la verve populaire, ce livre révèle un Boudard plus personnel, sensible et révolté, un magnifique écrivain français ", concluait la quatrième de couverture de Mourir d'enfance, le " roman " dans lequel Boudard, plus personnel que jamais, évoquait ses années de jeunesse et ses relations avec sa mère. Le jury de l'Académie française fut du même avis que l'éditeur et lui décerna pour ce livre son Grand Prix du roman en 1995. Avant de disparaître, en 2000, à l'âge de soixante-quatorze ans, Alphonse Boudard devait encore publier un livre aux Éditions Robert Laffont, L'Étrange Monsieur Joseph (1998), portrait d'un personnage hors-norme qu'il avait rencontré en prison, ferrailleur juif, embrouilleur professionnel, pourvoyeur de métaux pour les nazis, voguant de façon ambiguë durant la guerre entre la Gestapo et l'armée des Ombres. Aujourd'hui, ces deux ouvrages auxquels s'ajoute La fermeture, paru chez Robert Laffont en 1986 et consacré aux maisons closes (" J'ai toujours vécu avec ces histoires de bordel en toile de fond, disait Boudard, parce que ma mère se défendait comme ça "), sont réunis en un seul volume. Ce triptyque forme un ensemble cohérent, qui reflète le regard que Boudard jetait sur cette période si marquante, de l'avant-guerre à l'après-guerre en passant par les années d'occupation, période durant laquelle il a lui-même traversé des univers aussi distincts que ceux de la Résistance et des Forces françaises libres d'un côté, de la pègre, de la prostitution et de la prison de l'autre. Sous le triple visage du romancier, du biographe et de l'historien, Alphonse Boudard fait revivre un monde disparu et impose son talent, celui d'un écrivain à la gouaille, à la truculence, à l'invention verbale rares.
Comment et pourquoi devient-on écrivain ? Dix-huit écrivains répondent : autant de portraits à vif tracés dans la vie d'écrivain de chacun, avec ses manies d'écriture, ses problèmes techniques, sa position par rapport à ses confrères ou les écoles littéraires, ou même ses regrets éventuels... Une analyse vivante de la littérature d'aujourd'hui.
Comment travaillent les écrivains ? S'enquérir de la manière dont un auteur taille un crayon, de la couleur du papier qu'il utilise, de la marque de sa machine à écrire, tout cela constitue peut-être une voie d'approche détournée pour connaître davantage ce mysté
Chemin faisant, je vous rapporterai quelques faits ou documents tombés dans l'ombre ou dans l'oubli : le couteau de Bontems, la vie sexuelle de Violette, les « mobiles » de Gorguloff, la terrine du chef cuisinier de Hanovre, le pistolet du marquis... entre autres. Des petits aspects amusants en passant par le crime... Ce qui permettra de découvrir quelques secrets de gestion de l'appareil répressif. Car, pourquoi se le cacher, le crime est un spectacle passionnant. Un roman-policier, et parfois des plus subtils... mais VÉCU ! Avec des vraies balles, des vrais surins et des vrais cadavres... Des vrais attendus intimes. Des vraies canailleries de monnaie et des vraies impulsions d'alcôve. Qui dit mieux ? Et cinquante ou nonante ans plus tard, c'est encore plus intéressant. La perspective du temps qui passe... L'aisance de l'historien dégagé des contraintes de l'immédiat... Découvrez donc sans complexes les aventures qui sont narrées ici... Les tragédies des autres sont parfois bien savoureuses. Sans compter que le crime, dans sa perversion et dans ses excès, est fort souvent un lumineux révélateur de l'époque, de ses misères, de ses complaisances aussi. Voyez par-ci, voyez par-là... Comment trouvez-vous... cela ? Une chanson du bon vieux temps. Car toute société a les crimes qu'elle mérite. On va frapper ! Les trois coups... Place au théâtre ! Alphonse Boudard
Grâce à Roger Peyrefitte, la France fascinée avait découvert en Manouche un personnage de légende. Manouche revient, trois ans après...Le cerveau de Manouche est une salle de cinéma où passe en permanence le film fabuleux de sa vie. Le gangster Carbone, François-le-Notaire, son père, son fils, en sont les principaux acteurs. Paris, New York, Tanger, la Corse, les terrains d'élection des mille et une nuits de cette sociologue d'un genre inédit.Manouche se met à table se devait d'êter un livre fort en condiments, aussi pimenté que la voix, la truculence et le langage réel de son héroïne. Epousailles de verve et d'argot ! Car n'est-ce pas... quand une princesse et un prince des bas-fonds se rencontrent, qu'est-ce qu'ils se racontent ?... C'est justement ce que révèle manouche se met à table, tout à la fois Bible de la Série Noire, bottin mondain du Tout-Paris, guide touristique de la Corse, bréviaire des homosexuels, who's who des travestis... Avec des passages émouvants sur l'enfance de Manouche, ou des séquences épous-touflantes : les incursions de Manouche dans les bordels parisiens, avant guerre !
Grâce à Roger Peyrefitte, la France fascinée avait découvert en Manouche un personnage de légende. Manouche revient, trois ans après...Le cerveau de Manouche est une salle de cinéma où passe en permanence le film fabuleux de sa vie. Le gangster Carbone, François-le-Notaire, son père, son fils, en sont les principaux acteurs. Paris, New York, Tanger, la Corse, les terrains d'élection des mille et une nuits de cette sociologue d'un genre inédit.Manouche se met à table se devait d'êter un livre fort en condiments, aussi pimenté que la voix, la truculence et le langage réel de son héroïne. Epousailles de verve et d'argot ! Car n'est-ce pas... quand une princesse et un prince des bas-fonds se rencontrent, qu'est-ce qu'ils se racontent ?... C'est justement ce que révèle manouche se met à table, tout à la fois Bible de la Série Noire, bottin mondain du Tout-Paris, guide touristique de la Corse, bréviaire des homosexuels, who's who des travestis... Avec des passages émouvants sur l'enfance de Manouche, ou des séquences épous-touflantes : les incursions de Manouche dans les bordels parisiens, avant guerre !
Je voudrais vous faire rire et puis vous faire pleurer... et vous faire rire encore avant que vous ayez fini de pleurer pour que les larmes de votre coeur brisé se mélangent avec vos larmes de rire. C'est ça la vie, l'alternance ou même la simultanéité de la farce et de la tragédie. Je ne choisis pas, ça me vient sous la plume impromptu... ça passe de la goguenardise... les blagues de corps de garde à l'horreur, la mort... la plus profonde tristesse. Les personnages de tous ces récits... mes enfants de choeur de derrière les hauts murs... Gladys la clocharde, Mandarine le truand, le Phallocrate, Globu¬leux et Bon Papa les flics de choc, Mariette la tendre petite pute de Luna Park, le prisonnier de la nuit aux avant-postes de la guerre en Lorraine... ils m'arrivent comme ils peuvent, comme ils veulent au fil de ma mémoire ou de mon imagination. Ils font leur petit tour et puis ils s'en vont aux enfers ou au royaume des cieux. Puissent-ils vous divertir un peu, vous amuser, vous émouvoir, vous séduire ou peut-être vous charmer... tous les espoirs vous sont permis. AB
Je voudrais vous faire rire et puis vous faire pleurer... et vous faire rire encore avant que vous ayez fini de pleurer pour que les larmes de votre coeur brisé se mélangent avec vos larmes de rire. C'est ça la vie, l'alternance ou même la simultanéité de la farce et de la tragédie. Je ne choisis pas, ça me vient sous la plume impromptu... ça passe de la goguenardise... les blagues de corps de garde à l'horreur, la mort... la plus profonde tristesse. Les personnages de tous ces récits... mes enfants de choeur de derrière les hauts murs... Gladys la clocharde, Mandarine le truand, le Phallocrate, Globu¬leux et Bon Papa les flics de choc, Mariette la tendre petite pute de Luna Park, le prisonnier de la nuit aux avant-postes de la guerre en Lorraine... ils m'arrivent comme ils peuvent, comme ils veulent au fil de ma mémoire ou de mon imagination. Ils font leur petit tour et puis ils s'en vont aux enfers ou au royaume des cieux. Puissent-ils vous divertir un peu, vous amuser, vous émouvoir, vous séduire ou peut-être vous charmer... tous les espoirs vous sont permis. AB
Par une nuit de Noël, en 1855, un nouveau-né est abandonné dans une corbeille à la porte de La Cigale d'Or, la fameuse maison close de la rue Brantôme. Il sera découvert par les pensionnaires de l'établissement qui, lasses d'attendre des clients retenus ce soir-là en famille, ont décidé de fermer boutique... N'écoutant que leur bon coeur, elles recueillent le bébé, elles le réchauffent, elles le soignent. Il est beau, il semble envoyé du ciel. Devant ce miracle, elles persuadent Madame Luisa, la taulière, de l'adopter. On le baptise, on l'appelle Noël et il va devenir le bonheur de cette maison du péché. Marthe, Lucie et Rachel seront ensemble, et tour à tour, ses mamans. Noël restera toujours, pour elles, le petit Jésus. Elles lui souhaitent un brillant avenir dans la médecine, les beaux-arts, la science - et pourquoi pas dans le clergé. Mais ses premières années à La Cigale d'Or, en décideront autrement. Noël deviendra Nono pour les dames. Ce sera un caïd du plus vieux métier du monde, propriétaire du Cythéria, une prestigieuse maison... Ce qui ne l'empêchera pas, bien sûr, de rester pour ses trois mamans, un fils exemplaire.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du Café du pauvre et du Banquet des Léopards. Drôle, toujours émouvant, croustillant...écrit au fil des métaphores les plus inattendues.