Jean-Claude Grumberg
Jean-Claude Grumberg
A travers des pièces inédites, des textes-programmes, des essais et documents, « Théâtre Ouvert », en suscitant un théâtre de création, se propose de participer au théâtre de notre temps, un théâtre qui dérange en refusant l'acquis. « En r`venant d'I'Expo ». 1900 : l'Exposition Universelle, le Père Peinard, le Caf'Conc', les noces de l'Industrie et des Empires coloniaux, le syndicalisme d'action directe, les « Forces de la Joie et de la Chanson ». 1914 : la guerre « fraîche et joyeuse » l'Union Sacrée. Pourquoi ? Comment ? Faisant resurgir les éléments enfouis de la mémoire collective, sans pour autant rouvrir un procès, la pièce utilise les meilleures techniques du récit cinématographique, permettant ainsi au spectateur de s'immerger dans cette « Belle Époque » qui se trouve, en fait, pour nous, à des années-lumière de distance historique. Chansons, discours de tribuns, propos de cafés ou invectives de réunions syndicales, tout concourt, à travers l'histoire d'une famille de comiques-troupiers, à faire sortir de l'oubli l'enfance d'une nation - la nôtre.
Par bravade autant que par panache, la « patronne » de l'Éden Théâtre, qui fut jadis célèbre comme chanteuse de variétés, a décidé de lutter. Contre les années qui creusent les rides et accusent la fatigue. Contre les difficultés et les tracas qu'elle éprouve pour monter son spectacle dont le titre sonne comme un défi : « Foutez-nous donc la paix ! » Contre la bêtise et la lâcheté universelle. Contre la situation politique qui se dégrade et un certain M. Hitler qui fait planer en cette année 38 une terrible épée de Damoclès sur le théâtre du monde en général et l'Éden Théâtre en particulier. À cette femme indomptable et passionnée, la grande Simone Signoret prêtait dans le téléfilm dont ce roman est issu, et où elle jouait son dernier rôle, son inoubliable voix rauque, son légendaire « casque d'Or » et son courage...
Paris, 1907. Suzanne, fille d’exilés de Galicie, affronte seule deux guerres mondiales, l’exil et l’absence de son mari déporté.
Un conte poignant et nécessaire : en pleine Seconde Guerre mondiale, un couple de bûcherons découvre un bébé jeté d’un train. À travers cette histoire, Jean-Claude Grumberg aborde la Shoah avec une délicatesse rare, mêlant horreur et humanité.
La nouvelle pièce tragicomique de Jean-Claude Grumberg. Un couple, Le Vieux et La Vieille, voit son quotidien bousculé lorsque leur fils, quarantenaire, revient vivre chez eux et passe son temps enfermé dans sa chambre.
Un soir de réveillon, Rosette, vieille dame indigne, croise le père Noël dans sa cheminée Napoléon III.
Un bébé jeté d’un train en pleine Seconde Guerre mondiale. Une bûcheronne sans enfant qui le recueille comme un trésor.
Dans un pays aussi lointain qu'imaginaire, le roi va mourir. L'ennemi est aux portes du royaume. Marie des grenouilles doit sauver le pays en trouvant un prince charmant dans le monde des grenouilles. Mais sans fée ni baguette magique, le monde des batraciens est aussi noir que celui des hommes. Marie découvre enfin le prince baillant, qui, en lieu et place de la guerre, propose la paix, qui est bonne pour tout le monde.
Les trois pièces que Jean-Claude Grumberg a consacrées à la judéité. Dreyfus... : 8 hommes, 2 femmes / durée : 1 h 30 L'Atelier : 4 hommes, 6 femmes / durée : 2 h Zone libre : 7 hommes, 5 femmes, 2 enfants / durée : 2 h 30
Bibi reçoit pour les vacances son correspondant intergalactique à tête de poireau. Ensemble, ils vont vivre une aventure nocturne extraordinaire, créer un monstre étonnant nommé "Golom", ou encore essayer la téléportation.
Une pièce en cinq conversations sur la relation touchante entre une moman et son Louistiti, faite de mots tordus, d'expression succulentes et de beaucoup d'amour. 1 femme, 1 enfant / 1 h 20
Une pièce en cinq conversations sur la relation touchante entre une moman et son Louistiti, faite de mots tordus, d'expression succulentes et de beaucoup d'amour. 1 femme, 1 enfant / 1 h 20
A la demande du président et sur les conseils de Maman chérie, Petite Puce envoie ses jouets préférés, Pinok et Barbie, là où les enfants n'ont rien, à l'autre bout du monde.
Soixante ans d’amour, de complicité et de vie partagée : Jacqueline Jacqueline est le dialogue bouleversant et tendre que Jean-Claude Grumberg adresse à son épouse disparue.
Le roi gros et la reine maigre ont six filles laideronnes et incapables de succéder au trône. Ils prient alors pour que les cieux leur accordent un héritier. Miracle ! La reine accouche de jumeaux qui leur ressemblent : l'un gros, l'autre maigre. Mais cette dissemblance va semer la discorde au sein du couple et du royaume de Trop. 7 personnages principaux, une vingtaine d'autres / 1 h 30
Cinq visites, comme cinq intermèdes ante mortem, sous forme de dialogues théâtraux teintés d'absurde, entre une mère victime d'Alzheimer, son fils et le directeur d'une maison médicalisée. Un texte déroutant, faussement joyeux, qui ouvre de manière inattendue une porte sur la légèreté.
Mme Zonzon, raccommodeuse de couples déchirés, est débordée : entre le couple Poucet qui bat de l?aile, M. Bleu, Barbe de son prénom, qui hésite la veille de son huitième mariage, et la princesse qui a tellement pris de poids qu?elle ne peut plus chausser ses pantoufles, elle ne sait plus où donner de la tête ? 2 femmes, 1 homme / 1 h
Léo, le camelot, est seul dans sa roulotte et découvre le secret du bonheur : avoir un enfant. La petite fille sourde rencontrée au cirque Univers le rend quelque temps heureux, mais il songe à son éducation. Il la confie du pédagogue. Sarah grandit et revient au cirque, tombe amoureuse du jeune homme, et bien sûr, elle part vivre sa vie. Le pauvre Léo est seul à nouveau, et "ainsi va la vie".
"Moi je crois pas..." c'est ainsi que monsieur lance toutes ses discussions. Installé à table ou vautré devant la télévision, il aborde tous les sujets qui lui passent par la tête, sa femme, madame, répond mi-provoc mi-crédule. Moi je crois pas... que tout soit le fruit du hasard, au yéti, au 11-Novembre... Tout, ou presque, y passe, entre débats et petits travers, le couple se chamaille, mais reste bien assis devant la télé et ses documentaires animaliers. Personnages : 1 femme, 1 homme / durée : 1 h 15.
Comme un funambule sur son fil, Pleurnichard guide Jean-Claude Grumberg dans la traversée de sa vie. L'un se cachant derrière l'autre, tous deux tentent de vaincre leur peur en la proclamant. " [...] Comment se venger ? de quoi ? Pleurnichard avait trouvé inconsciemment son moyen : insulter les flics, les douaniers, les préposés à l'état civil ou tout autre fonctionnaire rond de cuir et manches de lustrine, les instituteurs, les contrôleurs SNCF et RATP, tous ceux qui incarnaient plus ou moins à ses yeux le pouvoir, l'autorité. Voilà. [...] Drôle de manière de se venger dites-vous ? Sans doute. Refuser la société même au sein des organisations dont le but avoué semblait être la destruction de cette société, se faire un devoir d'y râler, d'y ricaner, d'y douter, d'ironiser. On tue ton père et tu ne te venges pas. Hamlet. La pièce était faite. Faire ou défaire, voilà la question. [...] " " En fait, je n'ai jamais su vraiment me comporter devant le malheur absolu. Faut-il pleurer, s'arracher la tête et la piétiner, ou rire à en crever ? Désormais, pour être sûr d'être tout à fait humain, je m'efforce et m'efforcerai de faire les trois ensemble. " J.-Cl. G. Jean-Claude Grumberg est l'auteur d'une trentaine de pièces de théâtre, jouées partout dans le monde, et scénariste de films (avec Truffaut, Costa-Gavras etc.). Il a publié au Seuil, dans la même collection, Mon Père. Inventaire (2003, " Points ", 2010).
Ces treize saynètes à deux voix, installées dans la vie quotidienne, commencent toutes par "ça va ?" ou par "bravo !". De ces mots banals découlent des échanges amusants et rythmés qui mettent en question la pertinence des formules toutes faites. Quiproquos et jeux de mots se succèdent sans répis.
Pour un ex-apprenti tailleur désireux d'honorer la mémoire d'un père ex-tailleur pour hommes et dames, livrer un ouvrage si décousu frise l'indécence. Il est vrai que, de l'avis même des nombreux patrons - dix-huit en quatre ans - chez qui j'ai tenté d'apprendre le métier, je parlais trop en bougeant les mains afin de faire rire mes voisins pour être capable de coudre droit ou de réaliser une belle poche passepoilée. [...] Pendant ces travaux d'inventaire, tout en taillant et retaillant dans la fragile étoffe qui s'effiloche si vite, j'ai laissé venir à moi bien des souvenirs d'enfance, d'adolescence et, pourquoi le cacher, du troisième âge aussi. J'ai même rédigé en guise de note de lecture une sorte de conférence consacrée à la haine criminelle coiffée du chapeau de médecin que j'ai intitulée Une leçon de savoir-vivre. Titre qui aurait parfaitement convenu à l'ensemble de l'ouvrage si je n'avais pas fait le choix préalable de Mon père. Inventaire. Cette Leçon, que vous trouverez en fin de volume, ce collage de textes ignobles, m'a paru un autre chemin - toujours l'arlequinade - pour évoquer et honorer la mémoire de mon père. J.-Cl. Grumberg
Un vieil auteur juif, invité à débattre avec un antisémite anonyme, voit l'émission annulée. Ce dialogue avorté devient une introspection cinglante, où humour et mémoire se heurtent à la haine.
Léo le camelot, nous raconte son histoire. Il n'avait autrefois, pour unique compagnon, que son petit violon. Parce que le secret du bonheur est de ne pas rester seul, il va recueillir, sur les conseils d'un géant sentimental, une petite fille sourde-muette, qui travaille dans le cirque, Univers. ___ Distribution Monsieur Univers et Le garde-champêtre : François Jerosme Madame : Héloïse Wagner Léo le camelot : François Morel Le plus grand des géants : François Marthouret La récitante : Tania Torrens Trio musical Reinhardt Wagner : Compositeur Ghislain Hervet : Clarinette Bb Anne La Pape : Violon Antoine Berquet : Basson
" Avec ce miracle de beauté, de force et de simplicité, Jean-Claude Grumberg nous offre un classique instantané. " Le Canard enchaîné"Il était une fois, dans un grand bois, une pauvre bûcheronne et un pauvre bûcheron. Non non non non, rassurez-vous, ce n'est pas Le Petit Poucet ! Pas du tout. Moi-même, tout comme vous, je déteste cette histoire ridicule. Où et quand a-t-on vu des parents abandonner leurs enfants faute de pouvoir les nourrir ? Allons... Dans ce grand bois donc, régnaient grande faim et grand froid. Surtout en hiver. En été une chaleur accablante s'abattait sur ce bois et chassait le grand froid. La faim, elle, par contre, était constante, surtout en ces temps où sévissait, autour de ce bois, la guerre mondiale. La guerre mondiale, oui oui oui oui oui."
Le premier atelier de ma vie fut ce lieu inutile dans les trois pièces de mon enfance où mon père travaillait avant-guerre, dans les années cinquante, ma mère se décida à nous en faire une chambre... Elle-même en attendant le retour de mon père travaillait comme finisseuse dans un atelier de confection pour hommes. Plus tard - nous n'attendions plus, ayant appris peu à peu le sens du mot " déporté " - devenu moi-même apprenti tailleur, j'ai bien connu d'autres ateliers... Cette pièce est écrite pour ma mère, et pour toutes celles et tous ceux que j'ai vu rire et pleurer dans mes nombreux ateliers...
""Ça va" est une formule, une formule de politesse, mise au point après des siècles de civilisation judéo-chrétienne, l'islam y a recours également. Formule qui permet à deux êtres équilibrés, sains et civilisés de se croiser sans avoir à entrer dans les détails sordides et personnels de la vie intime de chacun." De savoureux dialogues déclenchés par la formule magique "Bonjour, ça va ?".