Ivan Tourguéniev
Ivan Tourguéniev
Au début de l'été 1833, Vladimir Petrovitch, âgé alors de seize ans, prépare sans zèle excessif ses examens d'entrée à l'université dans la propriété de ses parents, non loin de Moscou. Il tombe éperdument amoureux de Zénaïde, jeune femme de vingt-et-un ans d'une singulière beauté, qu'il observe de derrière la palissade séparant son jardin du parc. C'est en fait sa voisine fraîchement installée dans la maison attenante et qui vit là avec sa mère, la princesse Zassékine, personne désargentée réduite à une existence misérable. La jeune fille réunit fréquemment chez elle nombre d'adorateurs qu'elle s'amuse à rendre jaloux ou qu'elle pousse par jeu à commettre quantité de sottises. Elle rencontre un jour le père de Vladimir, un homme séduisant et autoritaire. Elle succombe à son charme et ils finissent quelques jours plus tard par se donner rendez-vous dans le jardin, à l'occasion d'une nuit... À PROPOS DE L'AUTEUR Ivan Sergueïevitch Tourgueniev est un écrivain, romancier, nouvelliste et dramaturge russe né le 28 octobre 1818 à Orel et mort le 22 août 1883 à Bougival. Son nom était autrefois orthographié Tourguénieff ou Tourguéneff. Sa famille est aisée, et sa mère très autoritaire.
Publié en 1852 (édition complétée en 1874), ce recueil de 24 récits et un épilogue, présentés comme extraits des carnets d'un chasseur, marque une date importante dans l'évolution de la sensibilité russe. D'abord par un sentiment de la nature qui jamais encore n'avait allié tant de ferveur à tant de précision réaliste. Ensuite parce qu'il découvrait pour la première fois au public lettré un personnage qui fera désormais figure: le paysan russe, avec ses passions, ses traditions et son âme. En spectateur effacé, le plus souvent silencieux, Tourgueniev laisse parler paysans et propriétaires terriens, enregistre les histoires, les disputes, les débauches, les drames. La qualité particulière de ses héros est d'avoir une entente naturelle avec les rythmes du monde et une résignation aux hasards de la vie qui confine au fatalisme. Alliant la beauté du langage, la profondeur psychologique et la critique sociale, le recueil forme une véritable comédie humaine. Avec un réalisme absolu, il ne cesse jamais d'être lyrique, d'accorder sa langue souple et voluptueuse aux courants infinis qui agitent ses paysages. In fine, le vrai sujet du livre est la Nature comme expression la plus totale de l'âme paysanne. Chef-d'oeuvre de la littérature russe, ces "Mémoires d'un chasseur", qui ont contribué à l'abolition du servage en Russie, ont valu à Tourgueniev une célébrité immédiate et durable, inspirant entre autres des écrivains comme Tolstoï et Dostoïevski.
19 janvier 1870, Paris : la foule se presse pour assister à l’exécution de Jean-Baptiste Troppmann, condamné à mort pour un octuple meurtre.
À vingt ans, Dimitri Sanine croit à l’amour éternel et se promet à la douce Gemma. Pourtant, un coup de foudre pour la mystérieuse Maria Nicolaïevna va tout bouleverser.
Au printemps de 1868, vers une heure de l'après-midi, un jeune homme d'environ vingt-sept ans, négligemment et même pauvrement vêtu, montait par l'escalier de service d'une maison à cinq étages située dans la rue des Officiers, à Pétersbourg. Traînant avec bruit des galoches éculées et balançant gauchement sa lourde et lente personne, il atteignit enfin la dernière marche de l'escalier, s'arrêta devant une porte délabrée qui était restée entr'ouverte, puis, sans tirer le cordon, mais en toussant avec fracas pour annoncer sa présence, il pénétra dans une antichambre étroite et mal éclairée. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Personne n'était au fond plus russe que Tourgueniev, même s'il a passé une grande partie de sa vie en France. Il l'était par cette tristesse, cette inquiétude, cette impuissance à vouloir, ces grands élans suivis de rechute qui sont le tissu du caractère russe, et qu'on retrouve chez tous ses personnages. Et de manière exacerbée dans ce texte admirable sur la brièveté et l'inutilité de toute vie. «Ce qui est terrible, c'est qu'il n'y a rien de terrible, ni une idée, ni une chose, ni rien.» Ce sentiment d'échec permanent et recherché, Tourgueniev ne l'a jamais mieux exprimé que dans ce "Journal d'un homme de trop".
Ivan Tourgueniev (1818-1883) "Devant la fenêtre ouverte d'une jolie maison située dans une des rues extérieures du chef-lieu du gouvernement d'O*** (l'histoire se passe en 1842), étaient assises deux femmes, dont l'une pouvait avoir cinquante ans et l'autre soixante et dix. La première se nommait Maria Dmitriévna Kalitine. Son mari, ex-procureur du gouvernement, connu, dans son temps, pour un homme retors en affaires, caractère décidé et entreprenant, d'un naturel bilieux et entêté, était mort depuis dix ans. Il avait reçu une assez bonne éducation et fait ses études à l'Université, mais, né dans une condition très précaire, il avait compris de bonne heure la nécessité de se frayer une carrière et de se faire une petite fortune. Maria Dmitriévna l'avait épousé par amour ; il était assez bien de figure, avait de l'esprit, et pouvait, quand il le voulait, se montrer fort aimable. Maria Dmitriévna - Pestoff de son nom de fille - avait perdu ses parents en bas âge. Elle avait passé plusieurs années dans une institution de Moscou, et, à son retour, elle s'était fixée dans son village héréditaire de Pokrofsk, à cinquante verstes d'O***, avec sa tante et son frère aîné. Celui-ci n'avait pas tardé à être appelé à Pétersbourg pour prendre du service, et jusqu'au jour où la mort vint subitement le frapper, il avait tenu sa tante et sa soeur dans un état de dépendance humiliante. Maria Dmitriévna hérita de Pokrofsk, mais n'y demeura pas longtemps. Dans la seconde année de son mariage avec Kalitine, qui avait réussi en quelques jours à conquérir son coeur, Pokrofsk fut échangé contre un autre bien d'un revenu beaucoup plus considérable, mais dépourvu d'agrément et privé d'habitation."
Ivan Tourgueniev (1818-1883) "Ceux qui ont eu l'occasion d'aller du district de Bolkhovsky dans celui de Jizdrinsk ont dû remarquer combien les gens du gouvernement d'Orel diffèrent de ceux de Kalouga. Le moujik d'Orel est petit, voûté, morose ; il regarde en dessous ; il habite de méchantes isbas de tremble, est attaché à la glèbe, n'a aucun commerce, aucune industrie, mange Dieu sait quoi, et se chausse de tilles tressées. Le moujik de Kalouga est à la dîme ; il vit dans de larges isbas de pin ; il a la taille haute, le regard ferme et gai, la face lisse et blanche ; il fait le commerce de l'huile et du goudron et se chausse de bottes les dimanches et les jours de fêtes. Un village du gouvernement d'Orel est, ordinairement, situé parmi des champs labourés, auprès d'un ravin transformé en marais. À l'exception de quelques cytises - sous lesquels vous pouvez attendre(1) - et de deux ou trois maigres bouleaux, on parcourt des distances d'une verste sans rencontrer un arbre. Les isbas sont construites côte à côte et se soutiennent l'une l'autre ; toutes sont également couvertes de paille pourrie. Un village kalougien, au contraire, est presque toujours entouré d'un bois." Recueil de 14 histoires avec comme dénominateur commun la chasse. Ivan Tourgueniev dresse le portrait d'une Russie dans laquelle le servage et la misère ne sont pas encore abolis.
Ivan Tourgueniev (1818-1883) 'C'était une calme matinée d'été. Le soleil montait dans le ciel limpide, et la rosée brillait dans les champs. Une fraîcheur odoriférante s'élevait du vallon à peine éveillé ; l'oiseau matinal chantait joyeusement dans la forêt encore humide et silencieuse. Un petit village de mince apparence couronnait le sommet d'une colline peu élevée que le seigle en fleur recouvrait de haut en bas. Sur l'étroit sentier de traverse qui conduisait vers le village, une femme vêtue d'une robe de mousseline blanche et coiffée d'un chapeau de paille rond s'avançait. Elle tenait une ombrelle à la main. Suivie d'un petit domestique habillé en Cosaque, elle marchait à pas lents comme une personne qui jouit de sa promenade. Tout alentour, de longues vagues chatoyantes, tantôt d'un vert argenté, tantôt mouchetées de rouge, couraient avec un léger murmure sur les grands seigles ondoyants. Les alouettes chantaient dans les cieux." Dania Michaëlowna reçoit souvent ses voisins. Elle tient salon comme quand elle est à Moscou ; ce qui n'est pas pour déplaire à la société campagnarde invitée. Mais la venue d'un certain Dimitri Roudine va quelque peu chambouler les habitudes. Il devient l'attraction du jour par sa culture et sa grande élocution. Il séduit Dania ainsi que sa fille Nathalie... Mais quel genre de personnage est vraiment Dimitri Roudine ?
Tchoulkatourine, un homme encore jeune et malade, voit sa vie s'éteindre progressivement. Il consacre ses derniers moments à en retracer les événements marquants dans son journal intime. Il esquisse ainsi le tableau de la société provinciale russe du milieu du XIXe siècle, où il espère trouver l'amour. La plume de Tourgueniev, à la fois sobre et poétique, retranscrit avec une précision remarquable la fragilité de l'existence à l'orée de la mort dans ce roman à la fois dense et court. Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883), romancier, nouvelliste et dramaturge, a vécu entre Berlin, Saint-Pétersbourg, Londres et Paris. Il est l'un des plus grands écrivains du siècle d'or de la littérature russe. Le Journal d'un homme de trop a été initialement publié en français dans La Revue des deux Mondes, en 1863, dans la traduction de Louis Viardot en collaboration avec l'auteur. C'est cette version de référence qui est aujourd'hui reprise par les éditions Avallon & co.
Le servage vient d'être aboli : un vent de réformes souffle en Russie, et alimente un conflit de génération entre pères et fils. Nicolas et Paul Pétrovitch, des propriétaires terriens traditionnalistes, entendent résoudre les problèmes du pays par une révolution libérale inspirée du modèle britannique. Quant aux jeunes Arcade Pétrovitch et Eugène Bazarov, tout juste rentrés chez leurs parents après leurs études, ils sont animés par une haine des réformes. Fervents nihilistes et prêts à tout remettre en question, ils ne jurent que par la destruction de l'ordre et la négation. Mais la vision du jeune Bazarov sera remise en question le jour où il tombera amoureux d'une jeune noble aux valeurs radicalement éloignées des siennes... Ce roman social déclenchera de vives polémiques à sa publication en 1866. En plus de révéler un conflit politique, Tourgueniev décrit l'apparition en Russie d'une nouvelle génération dont l'esprit allait mener à la Révolution de 1917. Le personnage de Bazarov a inspiré Fiodor Dostoïevski dans son roman « Les Démons ». Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s
Jacques Aratov vit seul et dans la peur des femmes. Il ne sort que lorsqu'on l'oblige, et parfois fuit même les réunions d'amis. Cependant, un soir, Jacques est invité à un concert qu'il ne peut refuser, quand soudain une étrange sensation l'envahit : il se sait observé par la chanteuse, Clara Militch. Quelques jours plus tard, il reçoit d'elle un mot charmeur, et un rendez-vous. Il s'y rend, mais ne se sachant pas comment s'y prendre, finit par la faire fuir en pleurant. Peu de temps après, Jacques apprend que Clara s'est suicidée avant de monter sur scène. Désespéré, il s'élance sur les traces de Clara Militch à la recherche de son passé et des causes de son suicide... Entre récit romantique, celui d'un homme craintif, et nouvelle fantastique, Tourgueniev offre une incroyable et bouleversante histoire d'amour par-delà la mort. Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poèmes aux côtés de Prosper Mérimée. Tourgueniev voyage beaucoup (France, Saint-Pétersbourg, Angleterre). En 1850, alors qu'il fréquente George Sand en France, Nicolas Ier exige le retour des Russes expatriés. Il retourne en Russie, et publie en 1850 « Mémoires d'un chasseur » qui lui vaudra la prison pour ses critiques du servage, et ses positions occidentalistes. Libéré au bout de quelques années, il partira de nouveau pour la France où il fera la rencontre de Flaubert, Zola, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet, Jules Vernes.
Dans le triste appartement d'Alexis Niédjanov, une sage-femme, un pauvre et un nain-boiteux conversent de révolution et de liberté. Tous militent, comme les étudiants révolutionnaires de Saint-Pétersbourg, contre l'égoïsme des classes dirigeantes et la violence du régime tsariste. Le jour où Sipiaguine, un haut fonctionnaire piqué de libéralisme, propose à Nédjanov de le suivre à la campagne pour devenir le précepteur de son fils de neuf ans, Nédjanov décèle une opportunité de semer la révolte chez les paysans et ouvriers de la région. Mais tout le monde n'est pas révolutionnaire, et la menace de la prison ou de la déportation en Sibérie pèse sur ses épaules... Ce texte constitue l'un des plus grands classique de la littérature russe. Tourgueniev jette une lumière sur ces terres de la campagne russe, encore vierges de toute conscience politique, et sur ces militants révolutionnaires engagé à aller au peuple au péril de leur liberté et de leur vie. Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poè
Dans la campagne Russe, une poignée de femmes et de gentilhommes de petite noblesse se sont réunis, comme à leur habitude, chez Daria Lassounska afin de parler d'art et de philosophie. Mais aujourd'hui s'élève parmi eux Dimitri Roudine, un nouvel arrivant au charisme surprenant. Il brille par son éloquence, séduit les âmes d'un tour de parole, charme la belle Natalia, et occupe le centre de l'attention. Pourtant, personne ne le connait réellement ; s'il semble être un homme cultivé, comment faire confiance à un pareil inconnu ? Qui est-il réellement ? Au travers d'un personnage emblématique de la littérature Russe, et d'une technique narrative qui inspirera Maupassant, Tourgueniev dresse le portrait d'une fracture qui ronge son pays : entre Orient et Occident ; entre idéalistes et révolutionnaires. Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poèmes aux côtés de Prosper Mérimée. Tourgueniev voyage beaucoup (France, Saint-Pétersbourg, Angleterre). En 1850, alors qu'il fréquente George Sand en France, Nicolas Ier exige le retour des Russes expatriés. Il retourne en Russie, et publie en 1850 « Mémoires d'un chasseur » qui lui vaudra la prison pour ses critiques du servage, et ses positions occidentalistes. Libéré au bout de quelques années, il partira de nouveau pour la France où il fera la rencontre de Flaubert, Zola, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet, Jules Vernes.
En Allemagne, Litinov attend patiemment l'arrivée de Tatiana, sa petite amie avec qui il a prévu de revenir en Russie pour se marier. Litinov ne s'ennuie pas : la station thermale dans laquelle il se trouve regorge d'activités huppées. Mais elle constitue aussi un lieu de rendez-vous de cosmopolites bourgeois, et surtout de Russes. Alors que Litvinov évite autant que possible ses compatriotes qu'il conçoit comme « buveurs » et « bavards », il rencontre par hasard Irina Pavlovna, son ancienne maîtresse aujourd'hui mariée, dont il tombe à nouveau sous les charmes irrésistibles... Tourgueniev érige là une satire de la bourgeoisie russe qui suscita, à sa publication, l'indignation d'une bonne partie de la Russie. Il dépeint une rivalité qui traversera tous ses écrits : entre occidentalisme et slavophilisme. Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poèmes aux côtés de Prosper Mérimée. Tourgueniev voyage beaucoup (France, Saint-Pétersbourg, Angleterre). En 1850, alors qu'il fréquente George Sand en France, Nicolas Ier exige le retour des Russes expatriés. Il retourne en Russie, et publie en 1850 « Mémoires d'un chasseur » qui lui vaudra la prison pour ses critiques du servage, et ses positions occidentalistes. Libéré au bout de quelques années, il partira de nouveau pour la France où il fera la rencontre de Flaubert, Zola, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet, Jules Vernes.
Dans la campagne russe, au coeur de l'été, on passe le temps en bonne société en jouant aux cartes, en se promenant au bord du lac, en buvant du thé fumant ou en allant au bal. C'est là que Vladimir Serguéïtch Astakhov, arrivé de Saint-Pétersbourg pour inspecter le village dont il est propriétaire, rencontrera deux femmes. L'une est aussi froide que l'autre est entreprenante. À force d'indécision, elles lui échapperont toutes les deux et Vladimir Serguéïtch verra, dans cet été, la fin d'une époque insouciante.
Au début de l'été 1833, à peine âgé de seize ans, Vladimir rencontre l'amour pour la première fois dans la maison de campagne où il passe ses vacances. Mais la belle jeune fille qui l'a ébloui, plus âgée que lui, forte et indépendante, va bientôt le réduire au désespoir... En racontant la passion malheureuse du novice Vladimir pour la séduisante Zinaïda, Tourguéniev compose un émouvant récit d'apprentissage mêlé de souvenirs autobiographiques. L'édition : o Questionnaires de lecture o Parcours de lecture o Groupements de textes : - les scènes de première rencontre - la complexité du sentiment amoureux o Culture artistique : - le baiser dans l'art - l'amour en musique.
Au début de l'été 1833, à peine âgé de seize ans, Vladimir rencontre l'amour pour la première fois dans la maison de campagne où il passe ses vacances. Mais la belle jeune fille qui l'a ébloui, plus âgée que lui, forte et indépendante, va bientôt le réduire au désespoir... En racontant la passion malheureuse du novice Vladimir pour la séduisante Zinaïda, Tourguéniev compose un émouvant récit d'apprentissage mêlé de souvenirs autobiographiques. L'édition : o Questionnaires de lecture o Parcours de lecture o Groupements de textes : - les scènes de première rencontre - la complexité du sentiment amoureux o Culture artistique : - le baiser dans l'art - l'amour en musique.
Été 1833. Vladimir Pétrovitch a seize ans et prépare ses examens d'entrée à l'université dans la maison de campagne où il passe ses vacances. Depuis la palissade du jardin, il aperçoit la belle et envoûtante Zinaïda. Il ne la quittera plus des yeux. Un jour, son père rencontre la mystérieuse voisine ; puis, ils se donnent rendez-vous... Hélas, pour Vladimir, le temps du premier amour est aussi celui du premier drame ! Ce récit partiellement autobiographique renoue avec le romantisme pessimiste de Tourgueniev. Les « hommes superflus » s'y croisent avant de se perdre sous le poids de leurs passions. o Objets d'étude : Dire l'amour [4e] Le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle [2nde][1re] o Dossier pédagogique : Cinq fiches pour saisir les enjeux de l'oeuvre o Prolongement : La rencontre amoureuse (étude comparée) Classes de 4e et lycée.
Entre la Russie et la France, deux géants de la littérature échangent actualités de la vie littéraire, tourments d'écriture, mais surtout nouent une chaleureuse amitié. Il lui reste dix-sept ans à vivre lorsque Flaubert rencontre le plus français des écrivains russes, Ivan Tourgueniev. Leur première lettre date de 1863, et cette correspondance exceptionnelle durera jusqu'aux derniers jours de Flaubert. Exceptionnelle, en effet, parce que c'est un document irremplaçable sur le laboratoire intérieur de chacun des deux auteurs : ils livrent leurs doutes, leurs difficultés, les affres qu'ils traversent. Sans filtre ni prévention, car chacun sait que l'autre est un frère d'encre et de plume. C'est aussi un irremplaçable miroir de la vie intellectuelle, culturelle et politique : on voit défiler, peints et croqués avec une force de trait stupéfiante, les grands personnages de l'époque. Enfin, c'est le livre d'une amitié : les deux géants des Lettres correspondent, au sens le plus plein du terme. Ils échangent, se confient, s'épaulent et se critiquent. Ils nouent ensemble le plus subtil et plus exigeant des signes de ponctuation : le trait d'union.
« Ne s'appartenir qu'à soi-même, être son propre maître, voici tout le secret de la vie. »Premier amourTraduit du russe par E. Halpérine-KaminskyAu début de l'été 1833, Vladimir Petrovitch a seize ans et prépare son entrée à l'université dans la propriété de ses parents, près de Moscou. Solitaire et rêveur, l'adolescent tombe sous le charme de sa voisine Zinaïda, une jeune fille plus âgée que lui et d'une singulière beauté. Dans le pavillon où elle séjourne avec sa mère, une princesse désargentée, Zinaïda réunit une petite cour d'adorateurs qu'elle s'amuse à tourmenter pour tromper son ennui. D'abord captivé par ces petits jeux, le héros ne tarde pas à découvrir que le coeur de la belle est pris ailleurs. La révélation de cette passion interdite fait vaciller les certitudes de Vladimir et le plonge dans le monde complexe des adultes.
Dans la campagne russe, au coeur de l'été, on passe le temps en bonne société en jouant aux cartes, en se promenant au bord du lac, en buvant du thé fumant ou en allant au bal. C'est là que Vladimir Serguéïtch Astakhov, arrivé de Saint-Pétersbourg pour inspecter le village dont il est propriétaire, rencontrera deux femmes. L'une est aussi froide que l'autre est entreprenante. À force d'indécision, elles lui échapperont toutes les deux et Vladimir Serguéïtch verra, dans cet été, la fin d'une époque insouciante.
Dans la campagne russe, au coeur de l'été, on passe le temps en bonne société en jouant aux cartes, en se promenant au bord du lac, en buvant du thé fumant ou en allant au bal. C'est là que Vladimir Serguéïtch Astakhov, arrivé de Saint-Pétersbourg pour inspecter le village dont il est propriétaire, rencontrera deux femmes. L'une est aussi froide que l'autre est entreprenante. À force d'indécision, elles lui échapperont toutes les deux et Vladimir Serguéïtch verra, dans cet été, la fin d'une époque insouciante.
« Ivan Tourgueniev a deux cents ans. Plus universelle, plus moderne que jamais, sa prose le place désormais parmi les auteurs qui, en leur temps, ont également relevé le défi de l'universalité. Ce grand sage cosmopolite du XIXe siècle nous livre une clef pour lire le passé, celui de la Russie en particulier et du genre humain dans son ensemble, mais aussi pour cerner la modernité et mieux appréhender l'avenir. » OLGA GORTCHANINA Traduit du russe par Nastasia Dahuron et Anne Godart-Marchal Préface, notes et commentaires d'Olga Gortchanina
Un matin, l'assesseur de collège Kovaliov se réveille sans son nez ! À la place, il ne reste qu'une surface lisse et plane. Prêt à avertir la police de cette disparition effroyable, il se retrouve « nez à nez » avec son appendice ! Ce dernier déambule dans les rues de Saint-Pétersbourg en tenue de conseiller d'état, bien décidé à conserver sa liberté ! L'ironie de Gogol, l'humour pince-sans-rire de Pouchkine et la poésie de Tourgueniev se mêlent dans ce recueil pour dépeindre la Russie du XIXe siècle et la naissance du genre fantastique.
L'ivresse d'un premier éveil, la cruauté d'une désillusion : découvrez l'un des récits les plus sensibles et les plus bouleversants de la littérature russe. Dans la lumière d'un été près de Moscou, le jeune Vladimir s'abandonne aux rêveries de ses seize ans. C'est alors qu'apparaît Zinaïda, une jeune princesse éclatante de beauté, d'esprit et de fierté. Autour d'elle gravite une cour de soupirants fascinés, soumis à ses caprices, à ses sourires et à ses jeux cruels. Vladimir s'éprend d'elle avec toute la ferveur, la jalousie et l'innocence d'un premier amour. Il devient le serviteur émerveillé de cette figure insaisissable, sans comprendre encore les forces secrètes qui l'entourent. Mais derrière le rire énigmatique de Zinaïda et ses larmes silencieuses se cache une passion clandestine. En cherchant à percer le mystère de celle qu'il adore, Vladimir découvre peu à peu la violence des sentiments adultes, les blessures de l'orgueil et la fin brutale des illusions de l'enfance. Avec une plume délicate, vibrante et profondément humaine, Ivan Tourgueniev explore la naissance du désir, la douleur de l'obsession et le passage douloureux vers l'âge adulte. Un chef-d'oeuvre intime sur les premiers émois, les amours impossibles et les désillusions qui marquent une vie. À PROPOS DE L'AUTEUR Ivan Tourgueniev est un écrivain, dramaturge et traducteur russe, figure majeure de la littérature russe du XIXe siècle. Grand observateur des sentiments, des tensions sociales et des contradictions de son époque, il a donné à la prose russe une élégance, une sensibilité et une finesse psychologique qui ont profondément marqué la littérature européenne.
Cette collection, intitulée 'Épîtres Intimes : Recueil de Lettres Historiques du XIXe siècle', explore de manière captivante les thèmes de la correspondance personnelle, des relations humaines et des réflexions philosophiques à travers une variété de styles épistolaires et littéraires. Le contexte littéraire de ces lettres offre une immersion dans le riche tissu culturel du XIXe siècle, où la pensée critique et les échanges intellectuels faisaient florès. La diversité des styles est soulignée par l'inclusion de pièces captivantes qui offrent à la fois des récits évocateurs et des méditations profondes sur la condition humaine et les dynamiques sociales de l'époque. Les auteurs Charles de Rémusat, Prosper Mérimée et Ivan Tourgueniev, illustres figures du XIXe siècle, enrichissent cette anthologie par leurs perspectives singulières et leurs contributions à la littérature et aux idées de leur temps. Tous trois ont été influencés par les mouvements culturels et politiques de leur époque, reflétant ainsi dans leurs écrits les courants littéraires comme le romantisme et le réalisme. Leurs missives offrent une fenêtre précieuse sur l'intellect européen et russe de cette période et conjoignent leurs voix pour approfondir notre compréhension de l'esprit du temps. Ce recueil est une invitation à explorer le monde complexe et foisonnant du XIXe siècle à travers les perspectives uniques de ces trois auteurs. Il offre aux lecteurs la rare opportunité de découvrir un éventail de styles et de réflexions philosophiques en un seul volume, favorisant ainsi un dialogue interne entre les écrits. Idéal pour les amateurs d'histoire et de lettres, 'Épîtres Intimes' se pose comme un pont magistral entre passé et présent, invitant à déguster la sagesse et les révélations d'une époque révolue mais toujours pertinente.
Ivan Tourgueniev est un écrivain russe né en 1818. Son roman " Fantômes " est resté une pièce rare de sa bibliographie. Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski est un écrivain russe, né à Moscou le 11 novembre 1821 et mort à Saint-Pétersbourg le 9 février 1881. Il est généralement considéré comme l'un des plus grands romanciers russes, et a influencé de nombreux écrivains et philosophes. Anton Pavlovitch Tchekhov, né le 29 janvier 1860 à Taganrog (Russie) et mort le 15 juillet 1904 à Badenweiler (Allemagne), est un nouvelliste et dramaturge russe, médecin de profession. Les oeuvres de Leonid Andreïev ont mis beaucoup de temps à nous parvenir, très longtemps cachées dans les archives de l'ex-Union soviétique. Mikhaïl Ievgrafovitch Saltykov, plus connu sous son pseudonyme de Saltykov-Chtchedrine, est un célèbre écrivain et satiriste russe, de tendance révolutionnaire. Gogol, à travers ses "petites histoires", nous donne à découvrir sa vision de la société russe du XIXe siècle, une "peinture au scalpel" pleine d'ironie et souvent drôle.
Lorsqu'un spectre tombe amoureux, les nuits de l'heureux élu changent singulièrement... Emporté dans les bras de son amante fantôme à travers les paysages d'une Russie onirique, il survole les plaines et les étangs, les forêts froides du passé et du présent, inquiet mais conquis par les pouvoirs de sa mystérieuse ravisseuse. Qui est-elle, et pourquoi l'avoir choisi lui plutôt qu'un autre ? Ivan Tourgueniev est un écrivain russe né en 1818. Son roman " Fantômes " est resté une pièce rare de sa bibliographie.
"Un mois à la campagne" est la pièce la plus célèbre d'Ivan Tourgueniev. Stanislavski en disait qu'elle "repose sur le méandres les plus subtils de l'expérience amoureuse". Cette comédie de moeurs met en scène la ravissante Natalia Petrovna, qui s'ennuie auprès de son mari ; son quotidien morose la mène à rêver d'une passion dévorante qui pourrait l'en sauver. L'amour naissant entre sa pupille Vera et un jeune étudiant sera le déclencheur d'une série de manipulations inconscientes nourries par la jalousie et les bouleversements amoureux.
Tout le monde pense que Teglev est un homme sérieux et courageux. On dit qu'il a sauvé un chien de la noyade en se précipitant sur un lac à la glace fine et craquante, et qu'il remporte tous ses paris sans afficher l'ombre d'un doute. Pourtant, seul Riedel le connait réellement. ; seul Riedel le sait superstitieux, inquiet, froid - et surtout effrayant... Une nuit, alors que les deux amis peinent à s'endormir, Teglev se redresse brusquement, les yeux exorbités par la peur. Quelqu'un frappe à la fenêtre et murmure son nom... Maître incontesté de la nouvelle et précurseur du récit enchâssé dont Maupassant s'inspirera, Tourgueniev dote ce chef-d'oeuvre d'une pointe de fantastique et s'interroge sur la folie et la peur. van Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poèmes aux côtés de Prosper Mérimée. Tourgueniev voyage beaucoup (France, Saint-Pétersbourg, Angleterre). En 1850, alors qu'il fréquente George Sand en France, Nicolas Ier exige le retour des Russes expatriés. Il retourne en Russie, et publie en 1850 « Mémoires d'un chasseur » qui lui vaudra la prison pour ses critiques du servage, et ses positions occidentalistes. Libéré au bout de quelques années, il partira de nouveau pour la France où il fera la rencontre de Flaubert, Zola, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet, Jules Vernes.
Depuis ses sept ans, un jeune adolescent vit seul avec sa mère veuve. Il sort peu, préfère la lecture et les promenades solitaires aux activités des autres enfants, et surtout, tombe chaque nuit dans de longs songes. Souvent, il rêve que son père est encore vivant, qu'il le rencontre, mais qu'il ne ressemble pas au père qu'il connaissait. Un jour de juin, alors que l'adolescent se promène le long des quais, un homme assis à la terrasse d'un café attire son attention. Impossible de se tromper : l'homme qui le regarde maintenant intensément est le père de son rêve... Dans cette nouvelle fantastique, Tourgueniev explore la relation mère-fils, la recherche identitaire d'un adolescent sans père, et interroge la frêle limite entre rêve et réalité. Ivan Sergueïevitch Tourgueniev (1818-1883) est un écrivain russe. Né d'une famille noble, tout oppose le père à l'écrivain. Son indignation contre les injustices sociales est déjà présente dans les écrits et les pensées du jeune Tourgueniev. Pour s'émanciper, Tourgueniev s'initie à la chasse et la poésie. À la mort d'Alexandre Pouchkine, il traduit quelques-uns de ses poèmes aux côtés de Prosper Mérimée. Tourgueniev voyage beaucoup (France, Saint-Pétersbourg, Angleterre). En 1850, alors qu'il fréquente George Sand en France, Nicolas Ier exige le retour des Russes expatriés. Il retourne en Russie, et publie en 1850 « Mémoires d'un chasseur » qui lui vaudra la prison pour ses critiques du servage, et ses positions occidentalistes. Libéré au bout de quelques années, il partira de nouveau pour la France où il fera la rencontre de Flaubert, Zola, Prosper Mérimée, Alphonse Daudet, Jules Vernes.