anton Tchekhov
anton Tchekhov
Découvrez l’envers du théâtre russe à travers les nouvelles méconnues de Tchekhov : divas capricieuses, comédiens désillusionnés, répétitions houleuses et critiques acerbes.
En 1880, Anton Tchekhov n'a que vingt ans ; ses études de médecine ne suffisant pas à le nourrir, il s'engage dans l'écriture de nouvelles qui seront aussitôt publiées par d'importantes revues humoristiques. Au fil de leur lecture, on assiste à la naissance d'un écrivain dont la précocité a quelque chose de stupéfiant : autant dans les dialogues que les paysages leur servant de rapide arrière-fond, c'est le génie d'un maître de la nouvelle qui éclate. Dans ces mêmes années de jeunesse, Tchekhov écrit le roman L'Offense. Tous les thèmes qui seront les siens sont contenus ici en puissance. Ilka, son héroïne est une héroïne classique : elle est brûlée par une seule exigence (venger son père) qui ordonnera son destin jusqu'à l'issue fatale. Qu'ils soient farceurs ou tragiques, et bien souvent les deux à la fois, ces premiers écrits frappent surtout par une exceptionnelle modernité littéraire dont Tchekhov paraît avoir pressenti toutes les facettes.
Avec Maupassant, Katherine Mansfield et quelques autres, Tchekhov, l'un des plus grands écrivains de la seconde moitié du XIXe siècle, est l'un des maîtres de ce genre difficile entre tous : la nouvelle. Le choix établi pour le présent volume donne au lecteur un aperçu de toutes les facettes de Tchekhov nouvelliste : le farceur, le psychologue, le peintre de moeurs, et aussi le visionnaire. À travers toute son oeuvre, douce et amère à la fois, circule une qualité humaine et littéraire qu'aucun auteur n'a mieux maniée que Tchekhov : la compassion. Ce recueil en contient, on le verra, de parfaites illustrations. Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904) est avec Tolstoi et Dostoievsky l'une des figures majeures de la littérature russe. Principalement nouvelliste et dramaturge, il a publié entre 1880 et 1903 plus de 600 oeuvres littéraires ; parmi lesquelles des pièces de théâtre qui aujourd'hui encore font le tour du monde - La Mouette, La Cerisaie, Oncle Vania... Son oeuvre, peinture de la vie dans la province russe du XIXe siècle finissant, a un cachet d'éternité.
Nina rêve de scène, Kostia d’écrire, mais leurs passions s’effritent face aux trahisons et aux doutes.
Tchekhov est parti dans une guerre idéologique de dénonciation du bagne à une époque où les frontières qui séparent le reportage de la fiction demeurent encore perméables. A travers ces correspondances, il offre une vision alternative de la situation de la relégation et de la Sibérie qui contraste avec la version officielle. Il espère ainsi susciter une vague d'indignation et creuser l'écart entre le propagande gouvernementale et la réalité qu'il découvre.
Vingt-six nouvelles de Tchekhov, où l’écrivain-médecin ausculte la Russie de la fin du XIXe siècle avec un scalpel littéraire.
La salle 6 d'un petit hôpital de province abrite des fous agités et des crétins amorphes, sous la surveillance négligente du docteur André Efîmytch Râguine. Indifférent au sort de ses malades, ce dernier se lie pourtant avec l'un d'entre eux, Ivan Dmîtritch Gromov, atteint d'un délire de la persécution. Avec une sobriété et une concision glaciales, Tchekhov retrace le naufrage d'un homme. Dès sa parution, Salle 6 connaît un très grand succès. N. S. Leskov la juge ainsi : « C'est la représentation générale de notre vie et de nos moeurs. La Salle 6 est partout. C'est la Russie. »
La mouette de Tchekhov, adaptée par Guillaume Corbeil, revisite avec humour et modernité les destins croisés de Kostia, jeune écrivain idéaliste, et de Nina, actrice en devenir, pris dans un tourbillon d’amour, d’art et de trahisons.
"Nulle part ailleurs André n'avait vu des roses, des lis, des camélias aussi merveilleux, ni des tulipes aussi diverses de couleurs, depuis les blanches comme du lait jusqu'aux noires comme du charbon ; jamais il n'eût imaginé une telle opulence florale. Le printemps commençait à peine, et les vrais trésors du jardin étaient encore abrités dans les serres chaudes ; mais les plantes qu'on voyait fleurir le long des allées et dans les plates-bandes suffisaient pour transporter le promeneur dans un royaume de couleurs tendres, surtout aux heures matinales où chaque pétale étincelle de rosée." Kovrine est un intellectuel brillant, mais il est surmené et proche de la crise de nerf. Il décide alors d'aller passer quelques temps à la campagne, chez des amis de jeunesse. Leur résidence est entourée d'un magnifique jardin, pour lequel il se passionne, mais très vite, il commence à voir un moine noir... "Le Moine noir" est une nouvelle fantastique d'Anton Tchekhov qui fut publiée pour la première fois en 1894 dans la revue L'Artiste. Anton Pavlovitch Tchekhov (1860-1904) était un médecin et écrivain russe, qui est principalement connu pour ses nouvelles et ses pièces de théâtre réalistes telles "La Mouette" (1896), "Oncle Vania" (1897) et "La Cerisaie" (1904). Un contemporain de Zola, Tolstoï et Bounine, l'oeuvre de Tchekhov couvre un large éventail de sujets. On y trouve tant une critique de la société et une étude de la psychologie humaine, que des histoires comiques et légères, d'autres optimistes, et d'autres encore joliment lyriques. Chez Tchekhov, il n'y a jamais de jugements ou de préjugés, seulement une narration simple et un refus des intrigues traditionnelles, faisant que son style se distingue clairement de celui de ses contemporains. Il obtint en 1888 le prestigieux prix Pouchkine pour son oeuvre " La Steppe" et a depuis été traduit dans de nombreuses langues.
Dernière pièce d’Anton Tchekhov, La cerisaie peint avec finesse la fin d’une époque : celle d’une aristocratie russe nostalgique, confrontée à l’essor d’une bourgeoisie avide.
Nina rêve de scène, Kostia d’écrire, mais leurs passions se heurtent à la cruauté des ambitions et des trahisons.
Ce recueil est composé d'une dizaine de nouvelles rarement, voire jamais encore traduites en français. Certaines font la part belle aux saveurs absurdes, à l'inventivité verbale, mais d'autres présentent aussi, dès le début de son oeuvre, des nuances plus sombres, douces-amères et cette posture littéraire si particulière du « témoin impartial » qui questionne l'existence au lieu de prétendre en professer le sens.
A son retour de Paris Lioubov Andreïevna se rend à l'évidence : elle doit vendre le domaine familial, et avec lui la cerisaie qui en fait le raffinement et la beauté. Un tableau bouffon et tragique de l'aristocratie russe.
L'insupportable quotidien de deux hommes qui se déchirent. 5 hommes, 4 femmes / durée : 1 h 30.
Tragi-comiques, ces quatre oeuvres brèves sont chacune des pièces d'orfèvrerie tchékhovienne, où se débattent des individus aux solitudes vertigineuses. "Je n'ai personne, Nikitouchka, ni parents, ni femme, ni gosses... Seul, comme le vent dans la plaine..."
Tragi-comiques, ces quatre oeuvres brèves sont chacune des pièces d'orfèvrerie tchékhovienne, où se débattent des individus aux solitudes vertigineuses. "Je n'ai personne, Nikitouchka, ni parents, ni femme, ni gosses... Seul, comme le vent dans la plaine..."
Tchékhov est un grand peintre de la société russe. Mais il a su dépasser le circonstanciel pour exprimer l'âme humaine dans ce qu'elle a de permanent. C'est pourquoi ses récits, un siècle après sa mort, continuent d'émouvoir les hommes, d'où qu'ils soient. La dame au petit chien peint l'amour avec ce qu'il a d'imprévisible. Après le théâtre évoque les espoirs d'une jeune fille dans leur fraîcheur et leur incohérence. L'homme à l'étui vaut pour tous ceux qui vivent en retrait, médiocrement, dominés par la peur. La description des Relégués permet d'opposer deux façons de concevoir le bonheur. Même des pochades comme Chez la maréchale de la noblesse ou L'oeuvre d'art réussissent à dépasser l'anecdote pour cerner comiquement l'un de nos travers.
La toute première pièce de Tchekhov (1860-1904), écrite autour de 1878, jamais jouée de son vivant, est ici présentée dans sa version intégrale, pour la première fois traduite en français par André Markowicz et Françoise Morvan, et leur a valu de recevoir en 2006 le Molière de la meilleure adaptation.
Édition enrichie de Roger Grenier comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Il faut représenter la vie non pas telle qu'elle est, mais telle qu'on la voit en rêve." C'est ce que proclame un des personnages de La Mouette. Et Tchékhov avoue que sa nouvelle pièce transgresse les lois du théâtre : 'C'est une comédie : trois rôles de femmes, six rôles d'hommes, quatre actes, un paysage (vue sur un lac), beaucoup de conversations littéraires, peu d'action, cent kilos d'amour.' Pourtant, quand on parle de l'oeuvre théâtrale de Tchékhov, on pense tout de suite à La Mouette. Et l'oiseau, ses ailes déployées, reste l'emblème du Théâtre d'Art de Moscou.
Édition enrichie de Roger Grenier comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. "Il faut représenter la vie non pas telle qu'elle est, mais telle qu'on la voit en rêve." C'est ce que proclame un des personnages de La Mouette. Et Tchékhov avoue que sa nouvelle pièce transgresse les lois du théâtre : 'C'est une comédie : trois rôles de femmes, six rôles d'hommes, quatre actes, un paysage (vue sur un lac), beaucoup de conversations littéraires, peu d'action, cent kilos d'amour.' Pourtant, quand on parle de l'oeuvre théâtrale de Tchékhov, on pense tout de suite à La Mouette. Et l'oiseau, ses ailes déployées, reste l'emblème du Théâtre d'Art de Moscou.
Tchékhov est un grand peintre de la société russe. Mais il a su dépasser le circonstanciel pour exprimer l'âme humaine dans ce qu'elle a de permanent. C'est pourquoi ses récits, un siècle après sa mort, continuent d'émouvoir les hommes, d'où qu'ils soient. La dame au petit chien peint l'amour avec ce qu'il a d'imprévisible. Après le théâtre évoque les espoirs d'une jeune fille dans leur fraîcheur et leur incohérence. L'homme à l'étui vaut pour tous ceux qui vivent en retrait, médiocrement, dominés par la peur. La description des Relégués permet d'opposer deux façons de concevoir le bonheur. Même des pochades comme Chez la maréchale de la noblesse ou L'oeuvre d'art réussissent à dépasser l'anecdote pour cerner comiquement l'un de nos travers.
"Ce qui est médiocre, dit un personnage dans Ionytch, ce n'est pas de ne pas savoir écrire des nouvelles, mais d'en écrire et de ne pas savoir le cacher." Petit clin d'oeil ironique d'Anton Tchékhov, qui a publié des centaines de nouvelles... et ne l'a pas caché. Celles qui composent le présent recueil ont été écrites entre 1891 et 1898. Tchékhov est au sommet de son art, mais on peut trouver que son inspiration devient de plus en plus noire. Ses héros ne vivent pas des tragédies. Ils s'enlisent dans l'ennui, la monotonie des jours, la banalité. Le romanesque repose d'habitude sur la singularité d'un individu. Tchékhov réussit le tour de force de le créer avec des gens ordinaires. Seule exception, la longue nouvelle, Récit d'un inconnu, comporte des péripéties, des voyages, des coups de théâtre. Un socialiste s'introduit comme domestique chez le fils d'un grand personnage, afin de surprendre les secrets du père, voire saisir une occasion de l'assassiner. Mais une femme survient...
"Quand Tchékhov part pour l'île de Sakhaline, en avril 1890, personne ne comprend ses raisons. Lui-même, incapable d'en donner, se contente de parler de mania sachalinosa. Il s'agit là de l'épisode le plus étrange de sa vie. Décidé à mener une enquête sur ce lieu maudit voué au bagne et à la déportation, il se met en route dans des conditions folles. Il n'a aucun papier officiel, ni ordre de mission, ni même une lettre de recommandation. Après deux mois et demi d'un voyage exténuant, il risque de se voir prier de retourner d'où il est venu. Il affronte le froid, la pluie, les inondations, puis la chaleur, la poussière, les incendies de forêts. Voici enfin l'île de Sakhakine, au large de la Sibérie : "Tout autour la mer, au milieu l'enfer."" Roger Grenier.
GAEV, ouvrant une autre fenêtre. Le jardin est tout blanc. Tu n'as pas encore oublié, Liouba ? Cette longue allée s'en va tout droit, comme une courroie tendue, elle brille par les nuits de lune. Tu t'en souviens ? Tu n'as pas oublié ? LIOUBOV ANDRÉEVNA, regarde le jardin par la fenêtre. Oh, mon enfance, ma pureté! Je dormais dans cette chambre d'enfants, d'ici je voyais le jardin, le bonheur se réveillait avec moi tous les matins, et le jardin était comme il est là, rien n'a changé... Si je pouvais enlever ce poids de ma poitrine, de mes épaules, si je pouvais oublier mon passé ! GAEV Oui, le jardin sera vendu pour dettes, aussi étrange que cela puisse paraître.
GAEV, ouvrant une autre fenêtre. Le jardin est tout blanc. Tu n'as pas encore oublié, Liouba ? Cette longue allée s'en va tout droit, comme une courroie tendue, elle brille par les nuits de lune. Tu t'en souviens ? Tu n'as pas oublié ? LIOUBOV ANDRÉEVNA, regarde le jardin par la fenêtre. Oh, mon enfance, ma pureté! Je dormais dans cette chambre d'enfants, d'ici je voyais le jardin, le bonheur se réveillait avec moi tous les matins, et le jardin était comme il est là, rien n'a changé... Si je pouvais enlever ce poids de ma poitrine, de mes épaules, si je pouvais oublier mon passé ! GAEV Oui, le jardin sera vendu pour dettes, aussi étrange que cela puisse paraître.
"Un soir, il neigea. En rentrant du travail je trouvai Mlle Maria dans ma chambre. "Pourquoi ne venez-vous pas à la maison ? Puisque vous ne vouliez plus venir chez moi, c'est moi qui suis venue chez vous." Elle fondit en larmes : "La vie m'est pénible, très pénible, et je n'ai personne d'autre que vous au monde ! Ne m'abandonnez pas !" Tandis qu'elle cherchait un mouchoir pour essuyer ses larmes elle esquissa un sourire ; nous restâmes un moment silencieux, puis je la serrai dans mes bras et je l'embrassai en m'égratignant la joue jusqu'au sang contre l'épingle piquée dans son chapeau. Et nous nous mîmes à parler comme si notre intimité datait de très, très longtemps..."
Les trois nouvelles qui composent ce recueil jalonnent trois étapes décisives de la vie et de l'oeuvre d'Anton Tchékhov. La Steppe marque son entrée dans la littérature, Salle 6 sa rupture avec la doctrine tolstoïenne de la non-résistance au mal, L'Évêque l'imminence de la mort. Dans la première nouvelle, l'immensité de la steppe russe est vue à travers le regard d'un enfant qui entreprend un long voyage, sur des chars à boeufs, vers le lointain lycée qui l'attend, vers une vie inconnue. La deuxième a pour triste héros le docteur Raguine qui, après avoir accepté dans l'indifférence la souffrance de ses malades, les mauvais traitements qui leur sont infligés, meurt en disant : "Tout m'est égal." Quant à l'évêque, dont Tchékhov nous conte les derniers jours, comment ne pas songer à l'auteur lui-même, à bout de forces, encombré de sa gloire, assailli par les importuns, qui voit venir la mort et qui bientôt sera remplacé, oublié...
Ce roman policier aux accents parodiques n'avait jamais été retraduit en France depuis les années 1930.
Écrite avec la noirceur de la jeunesse - Tchékhov a entre vingt et vingt-deux ans -, cette pièce annonce déjà tous les thèmes de son oeuvre théâtrale : personnages à la dérive, solitaires qui passent de l'exaltation à la culpabilité, domaine perdu, le monde vu comme une grande scène de sottise et de folie. Platonov est plus intelligent que ceux qui l'entourent, présentés comme une bande d'ivrognes cupides. Ce qui le perd, c'est qu'il est un incorrigible coureur de jupons. Mais faible, et même lâche. Pièce perdue, retrouvée en 1920, elle ne fut créée qu'en 1956, au T.N.P., par Jean Vilar, sous le titre de "Ce fou de Platonov".
Écrite avec la noirceur de la jeunesse - Tchékhov a entre vingt et vingt-deux ans -, cette pièce annonce déjà tous les thèmes de son oeuvre théâtrale : personnages à la dérive, solitaires qui passent de l'exaltation à la culpabilité, domaine perdu, le monde vu comme une grande scène de sottise et de folie. Platonov est plus intelligent que ceux qui l'entourent, présentés comme une bande d'ivrognes cupides. Ce qui le perd, c'est qu'il est un incorrigible coureur de jupons. Mais faible, et même lâche. Pièce perdue, retrouvée en 1920, elle ne fut créée qu'en 1956, au T.N.P., par Jean Vilar, sous le titre de "Ce fou de Platonov".
Edition enrichie (Présentation, notes et bibliographie)Iêgorouchka n'a pas encore dix ans lorsqu'il entreprend au coeur de l'été son premier grand voyage. Et ce sera pour lui la découverte émerveillée de la steppe russe, de cet océan sans vagues où quelques marchands naviguent en convois sur la grand-route, de ses lointains bleus traversés de brusques orages, de sa faune secrète ou familière, de son peuple de bergers ou de cavaliers évanescents. Les veillées à la belle étoile où l'on forge le trésor des contes lui ouvriront aussi la porte des rêves. Mais les mystérieux kourganes en faction depuis le fond des âges conserveront tous leurs secrets. La Steppe, c'est aussi l'enfance revisitée par un écrivain encore jeune engagé non sans appréhension sur les traces des maîtres qui ont chanté la nature russe: Tourguenev, Tolstoï et surtout Gogol. Tchekhov voulait qu' on lut son récit "comme un gourmet mange les bécasses". Plus d'un siècle après sa publication, il n'a rien perdu de sa délicate saveur.
On connait peu les nouvelles de Tchekhov, et toujours les mêmes. Il en écrivit toute sa vie et certaines sont la quintessence de son talent et de sa pensée, brossant en partant d'un détail la profondeur ou la petitesse d'un monde tout entier. Ce recueil est composé de L'allumette suédoise, La fiancée, Le baiser, un homme emporté et Une plaisanterie.