Isabelle Autissier
Isabelle Autissier
Plongez dans Une bouteille à la mer, un roman graphique poétique et engagé où Isabelle Autissier et Zelba unissent leurs voix pour alerter sur l’urgence écologique des océans.
Au milieu de l'océan Arctique, Isabelle Autissier confie à la mer un SOS dans une bouteille... à l'attention de Zelba, avec l'envie de faire un livre à deux. L'une est une navigatrice de renom, première femme à avoir fait le tour du monde en solitaire, présidente d'honneur du WWF France et spécialiste de la mer, l'autre une autrice drôle et engagée et fut championne du monde junior d'aviron ! Ensemble, elles vont à la rencontre de personnes d'horizons différents, ayant en commun la protection des mers et océans : des spécialistes comme la biologiste Françoise Gaill, le professeur en écologie marine Didier Gascuel, l'ambassadeur des pôles et des océans Olivier Poivre d'Arvor ou encore la présidente de Sea Shepherd France, Lamya Essemlali. Avec ces témoignages et de beaux souvenirs de mer racontés par Isabelle Autissier, Zelba a réalisé un reportage, comme une nouvelle bouteille à la mer.
Le récit d'une héroïne du Groenland, par Isabelle Autissier.
Venise la belle, Venise la superlative, ses accumulations de palais, de places, de canaux, d'églises et de raffinements divers, n'a pas résisté. Une vague, une seule, gigantesque et mortifère, a suffi à l'engloutir tout entière et à réduire sa magnificence à néant. Le système MOSE (Moïse), savante et impérieuse combinaison de soixante-dix-huit écluses installées à grands frais et supposées - comme le prophète - apprivoiser les eaux capricieuses de la lagune, a bel et bien failli. La ville est détruite, les victimes innombrables. Noyée la Sérénissime ! Submergée la Cité des masques ! Avant ce cataclysme tant redouté, la famille Malegatti se déchire depuis longtemps face à la menace. Guido, le père, entrepreneur sorti du rang et conseiller aux affaires économiques de la ville, ne jure que par le tourisme de masse et le MOSE tutélaire. Maria Alba, son épouse, descendante des Dandolo de Cantello, a contre elle, comme la Venise qu'elle vénère, de se satisfaire de ses habitudes de belle endormie. Léa, leur fille, a 17 ans seulement mais des dispositions de boutefeu et des inclinaisons de Lolita pas forcément innocentes mais résolument militantes.Au gré d'un roman haletant, Isabelle Autissier a choisi ces trois guides si particuliers pour rapporter les charmes et les outrances d'une Babel en sursis. Et fait siennes leurs convictions et leurs contradictions pour anticiper un désastre environnemental on ne peut plus réaliste. Conteuse hors pair doublée d'une conscience écologique éclairée, l'ex-navigatrice conduit cette fable à sa guise jusqu'à la transformer en un cauchemar entêtant.
Venise la belle, celle de tous les superlatifs, avec ses palais, ses places, ses canaux et ses églises, n’a pas résisté. Une seule vague, gigantesque et mortifère, l’a engloutie et a réduit sa magnificence à néant. Avant ce cataclysme tant redouté, la famille Malegatti s’est longuement déchirée face à la menace. Guido, entrepreneur ambitieux, ne jure que par le développement économique et le tourisme de masse. Maria Alba, son épouse, descendante de la noble lignée des Dandolo de Castello, vénère cette ville où elle rêve que rien ne change. Quant à Léa, leur fille, elle affirme à dix-sept ans ses inclinaisons résolument militantes pour sauver Venise. Conteuse hors pair doublée d’une conscience écologique éclairée, Isabelle Autissier incarne dans Le Naufrage de Venise notre déni environnemental. Durée : 05H31
Un état des lieux géopolitique, économique et écologique sur cette région en plein bouleversement.
Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d'hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu'il n'était qu'un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l'époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu'est-elle devenue ? L'absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnon et la fuite pour horizon. Iouri s'exile en Amérique, tournant la page d'une enfance meurtrie. Mais à l'appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l'Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ? Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversé par une nature sauvage.
Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? Un roman où l'on voyage dans des conditions extrêmes, où l'on frissonne pour ces deux Robinson modernes. Une histoire bouleversante.
Ces Chroniques au long cours, rédigées pour la revue Bateaux, nous entrainent dans le sillage poétique de cette femme d'exception. Ces textes aux saveurs de grand large et d'horizons lointains sont les cadeaux d'une passeuse de mots, revenue sur terre avec "un peu de ces embruns, de ces douceurs ou colères océaniques, de ces territoires que l'on n'aborde que par la mer".
Ces Chroniques au long cours, rédigées pour la revue Bateaux, nous entrainent dans le sillage poétique de cette femme d'exception. Ces textes aux saveurs de grand large et d'horizons lointains sont les cadeaux d'une passeuse de mots, revenue sur terre avec "un peu de ces embruns, de ces douceurs ou colères océaniques, de ces territoires que l'on n'aborde que par la mer".
Un couple de trentenaires partis faire le tour du monde. Une île déserte, entre la Patagonie et le cap Horn. Une nature rêvée, sauvage, qui vire au cauchemar. Un homme et une femme amoureux, qui se retrouvent, soudain, seuls. Leurs nouveaux compagnons : des manchots, des otaries, des éléphants de mer et des rats. Comment lutter contre la faim et l'épuisement ? Et si on survit, comment revenir chez les hommes ? Un roman où l'on voyage dans des conditions extrêmes, où l'on frissonne pour ces deux Robinsons modernes. Une histoire bouleversante, lue avec maîtrise et talent par l'inoubliable Elisabeth Ventura. Durée : 05H50
Comment vivre demain, en solidarité avec les humains et la nature ? Comment fair « monde commun » ? Face à cette situation inédite : le réchauffement climatique, la détérioration de la biodiversité et les difficultés qui se profilent pour notre planète, la grande navigatrice Isabelle Autissier, présidente du WWF, (Fond mondial pour la nature) engage un dialogue-réflexion avec Francis Vallat, président de SOS Méditerranée, qui a une vision autre et complémentaire de la sienne. Ils proposent ensemble de réfléchir aux fragilités, aux beautés et aux complexités de la nature, pour mieux la préserver. Ils évoquent bien sûr la mer, qu'ils connaissent bien tous les deux. La mer prend une large place dans cette discussion, comme figure de la mondialisation, témoin du changement de climat, cimetière de réfugiés, mais aussi domaine d'avenir. La mer, miroir de notre société, en porte tous les maux, toutes les tares, et tous les possibles, tous les espoirs. Un livre dense, singulier, engagé et agréable à lire, qui transmet une conviction : chacun peut jouer un rôle face aux tempêtes qui s'annoncent et le combat pour la défense de la nature et de l'environnement correspond au plus beau rêve que l'humanité puisse et doive aujourd'hui porter.
Mourmansk, au Nord du cercle polaire. Sur son lit d’hôpital, Rubin se sait condamné. Seule une énigme le maintient en vie : alors qu’il n’était qu’un enfant, Klara, sa mère, chercheuse scientifique à l’époque de Staline, a été arrêtée sous ses yeux. Qu’est-elle devenue ? L’absence de Klara, la blessure ressentie enfant ont fait de lui un homme rude. Avec lui-même. Avec son fils Iouri. Le père devient patron de chalutier, mutique. Le fils aura les oiseaux pour compagnons et la fuite pour horizon. Iouri s’exile en Amérique, tournant la page d’une enfance meurtrie. Mais à l’appel de son père, Iouri, désormais adulte, répond présent : ne pas oublier Klara ! Lutter contre l’Histoire, lutter contre un silence. Quel est le secret de Klara ? Peut-on conjurer le passé ? Dans son enquête, Iouri découvrira une vérité essentielle qui unit leurs destins. Oublier Klara est une magnifique aventure humaine, traversée par une nature sauvage. Durée : 08H18
1880, Ouchouaya, Patagonie. Orpheline farouche, Emily l'Ecossaise a 16 ans. En cette période d'évangélisation du Nouveau Monde, Emily est envoyée en Patagonie en tant que « gouvernante » des enfants du Révérend. Elle qui ne sait rien de la vie découvre à la fois la beauté sauvage de la nature, les saisons de froid intense et de soleil lumineux, toute l'âpre splendeur des peuples de l'eau et des peuples de la forêt. La si jolie jeune fille, encore innocente, découvre aussi l'amour avec Aneki, un autochtone Yamana. Alors, sa vie bascule. Réprouvée, en marge des codes et des lois de la civilisation blanche, Emily fugue, rejoint Aneki et croit vivre une passion de femme libre. Jusqu'au drame. De la colonisation des terres patagonnes à la mort des croyances ancestrales, des affrontements sanglants entre tribus au charme du dépaysement, le roman d'Isabelle Autissier puise à la fois aux sources du réel et de la fiction : qui connaît mieux que la navigatrice les mers du Grand Sud et leurs histoires ? Mais il fallait le talent de la romancière pour incarner ces amants de Patagonie.
En 1969, Peter March, bon marin, père de famille, amateur de défis, se lance dans l'aventure : participer à la première course en solitaire, autour du monde et sans escale. Pas seulement pour y inscrire le nom de Sailahead, le trimaran révolutionnaire que cet électronicien fantasque a construit de ses mains. Mais pour revenir en pleine gloire. S'inventer un destin. « Ici, je suis libre, personne pour me contrarier, pour exiger quoi que ce soit. C'est comme si je n'existais plus puisque personne ne se soucie de moi. » De déception en accident, seul face à la mer, sans autre repère qu'une conscience de plus en plus chancelante, Peter March fabrique le plus fascinant des mensonges jamais commis sur un voilier : il invente sa position. Le roman d'un tricheur ? S'inspirant de son expérience de navigatrice en solitaire autant que d'un célèbre fait divers, Isabelle Autissier raconte avec fascination l'affrontement entre un homme et l'océan, entre la raison et la folie.
Agé seulement de 38 ans, le chevalier Yves Joseph Marie de Kerguelen de Trémarec (1734-1797) fut désigné par le roi de France, Louis XV, pour aller découvrir la Terra Australis, la face encore cachée du monde, continent qui, d'après les théories en vogue à l'époque, devait équilibrer la masse des terres émergées de l'hémisphère nord. L'expédition qui part de l'île de France le 16 janvier 1772, est composée de la flûte La Fortune, commandée par Kerguelen, et du Gros Ventre, commandé par Saint-Allouarn. Le 14 février 1772, apparaît au loin « un petit pâté d'un brun violacé sur l'horizon » qu'ils ne peuvent explorer à cause d'une violente tempête. Convaincu qu'il s'agit de « la masse centrale du continent antarctique » dont il fera imprudemment une description idyllique, Kerguelen obtient le commandement d'une mission aux moyens sans précédents. L'expédition tourne mal : à bord, l'accusation d'inconduite, Kerguelen ayant embarqué avec lui sa très jeune maîtresse Louison, le scorbut, les tempêtes de glace, la putréfaction des hommes et des marchandises, mènent le navire au bord de la mutinerie. A terre, ce sont les intrigues et les jalousies qui auront grâce du trop rêveur breton. Ce découvreur sera traduit en conseil de guerre, puis condamné à vingt ans de forteresse. Avec Isabelle Autissier, nous rêvons de ce que fut ce temps où les cartographes inventaient le monde. Exceptionnel, ce récit tresse avec virtuosité, histoire maritime, biographie et romanesque. L'expérience d'Isabelle Autissier, qui a navigué sur les traces de l'explorateur en décembre 1994, confère à Kerguelen une force rare : « La mer est une émotion, mais c'est aussi une connaissance sans laquelle il n'y a pas de navigation possible. Découvrir les lois qui régissent cette nature, c'est aussi apprendre à l'apprécier et y construire sa liberté. »