Ingrid Thobois
Ingrid Thobois
C'est sans tabou qu'Ingrid Thobois dépeint les transformations qu'opère la maternité, dans un texte débordant d'amour et d'humour. N'épargnant pas la mère qu'elle est devenue, bien loin des idéaux et des clichés, l'autrice nous entraîne dans une expérience qui renverse les catégories du banal et de l'extraordinaire. De scènes de crise aux instantanés de tendresse fracassante, chaque lectrice et chaque lecteur se retrouvera sur la photo de famille dont la maternité vient faire bouger les rangs. «On ne dit jamais comme la maternité est un devoir d'intelligence. Qui consiste à proposer le monde sans imposer la route.», il n'a eu cesse de traverser les seuils entre
L'engagement naît souvent d'un basculement : un geste, une prise de conscience, un refus de rester spectateur. Ce recueil donne vie à celles et ceux qui transforment leurs résolutions en révolutions - concrètes, vibrantes, capables d'ouvrir la voie. Une douzaine d'auteurs explorent ces instants de bascule où l'on choisit de s'impliquer : dénoncer une injustice, refuser une injonction humiliante, défendre une parole qu'on veut faire taire, réparer le monde à hauteur d'adolescent. Des récits sensibles, puissants, pour penser l'engagement dans sa complexité.
Dans ce texte sans fard ni ambages, Ingrid Thobois décortique ses expériences de voyage, notamment une année de route sur les pas de Nicolas Bouvier, qui lui auront permis de comprendre ce qu'elle avait à faire: presque tout le contraire. «Moi? Grande voyageuse ? Allons, le distinguo n'est pas si difficile à faire! Et la paresse seule ne peut expliquer la confusion si répandue entre voyages, missions professionnelles et sédentarité hors frontière. Il se joue donc forcément autre chose dans le fondu de ces notions, qui parle principalement des autres, de leurs manques et de leurs besoins mués en projections, mais qui parle tout de même de moi, au passage. Depuis vingt ans, je ne cesse de me sentir mal à l'aise lorsqu'on me définit par ce qui ne constitua qu'une parenthèse dans ma vie, pleinement vécue, certes, mais qui précisément m'a permis de comprendre ce que je n'étais pas.» lui rendre hommage. Homme de conviction et d'engagement,
Rien ne prépare à l'arrivée d'un enfant, et certainement pas le désir qu'on en a. Il y a un gouffre entre l'enfant que l'on attend et celui qui naît, entre le parent que l'on fantasme, et celui que l'on parvient à être.Quand ils apprennent qu'ils vont, in extremis, devenir parents, la narratrice et Alphonse, son conjoint, sont fous de joie. Mais l'enfant n'est pas encore né qu'explosent déjà à leurs visages leurs logiques diamétralement opposées. Aussi inexpérimentés l'un que l'autre, ils tâchent de colmater les grandes brèches de leurs angoisses et de se prémunir des injonctions sociales et familiales tandis que le temps file - Profite ! Ça passe si vite !Dans ce récit d'une parentalité décapée, mise à nu, humour, et poésie se disputent pour offrir une photographie d'un des moments les plus ambivalents de l'existence, lorsque trois inconnus sont supposés faire famille à la seconde d'une naissance.
Tout est parti d'une case de formulaire que Marin n'arrivait pas à remplir... Comment pourrait-il savoir quels sont ses antécédents médicaux alors qu'il ne connaît pas ses parents ? Enfin... ses parents biologiques. Marin est un enfant de la PMA. Il est né en 2016 grâce à un double don de sperme et d'ovocytes. Maintenant qu'il a dix-huit ans, il est en âge de consulter son dossier de naissance et d'apprendre l'identité des donneurs. Mais en a-t-il vraiment envie ? Et surtout est-ce le bon moment d'enquêter sur son passé alors que le présent lui tend les bras ? Paris où il vient de s'installer, ses études de cinéma, les rencontres inattendues dans les cafés... Mais le hasard est moqueur et les coïncidences parfois obstinées. Marin va devoir l'ouvrir, ce dossier.
Printemps 1993. Joaquim, vingt ans, débarque au milieu de Sarajevo assiégée. Armé de son seul appareil photo, il cherche à échapper à son enfance et à se confronter à la mort. Cette mort que vient de choisir sa jeune soeur Viviane, fatiguée d'expier dans l'anorexie un tabou familial jamais levé. Été 2017. Joaquim apprend le décès de son père. Le temps d'un Paris-Rouen, lui reviennent en rafales les souvenirs de sa famille bourgeoise, apparemment sans défaut, verrouillée autour de son secret. En contrepoint, il revit les mois passés à Sarajevo, qui lui ont permis de se soustraire à l'emprise du passé et d'inventer sa vie. Mais peut-on réellement se libérer du fardeau familial ? Quel est, au bout du compte, le prix du non-dit ? Un roman qui mêle la grande et la petite histoire, et interroge la façon dont l'individu peut construire, en dépit des secrets de famille, son propre rapport à la vie. Née en 1980, Ingrid Thobois a passé plusieurs années à l'étranger. Couronnée par le prix du Premier roman pour Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés (Phébus, 2007), elle a publié depuis L'Ange anatomique (Phébus, 2008), Le Simulacre du printemps (Le bec en l'air, 2008), Sollicciano (Zulma, 2011, prix Thyde Monnier de la SGDL) et Le Plancher de Jeannot (Qui Vive, 2015). Elle écrit également pour la jeunesse.
À la mort de son père, Jeannot est contraint de quitter dans l'urgence l'Algérie et la guerre : c'est à lui, désormais, de s'occuper de la ferme, de sa mère et de sa soeur Paule. Cette famille du Béarn, réduite à un trio fusionnel, va progressivement se couper du monde et s'enfoncer dans un délire paranoïaque dont témoigne, aujourd'hui encore, le « Plancher de Jeannot », exposé à l'entrée de l'hôpital Sainte-Anne à Paris. La voix de Paule, brute et poétique, s'élève pour nous faire entendre le récit de cette tragédie familiale, librement inspiré d'une histoire vraie. Dans une langue envoûtante, ce monologue aux résonances antiques nous mène aux frontières du silence pour nous hanter durablement. Née en 1980, Ingrid Thobois a passé plusieurs années à l'étranger entre voyages, missions de développement et documentaires radio. Couronnée par le prix du Premier roman pour Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés (Phébus, 2007), elle a publié depuis L'Ange anatomique (Phébus, 2008), Le Simulacre du printemps (Le bec en l'air, 2008) et Sollicciano (Zulma, 2011) qui a obtenu le prix Thyde Monnier de la SGDL. Elle écrit également pour la jeunesse.
Un secret en forme de lacune entoure les agissements de Norma-Jean, incandescente quinquagénaire glamour en diable. L'étrange relation en miroir avec son mari, autrefois son psychanalyste, et cette fascination pour un ancien élève qu'elle visite chaque jeudi à la prison de Sollicciano en Toscane, alimentent un mystère qui s'amplifie dans une époustouflante progression dramatique. Par ce remarquable roman de la folie et des abîmes de l'inconscient, tissé de retournements, dédoublements et manipulations, Ingrid Thobois révèle un art accompli du suspense psychologique. Développant un sens à la fois délectable et cruel du détail, elle nous offre un inoubliable portrait de femme aux prises avec ses transferts, c'est-à-dire avec les périlleuses illusions de l'amour. À lire ce très cinématographique roman puzzle, on songe aux chefs-d'oeuvre d'Hitchcock et de Mankiewicz. Ingrid Thobois a obtenu le Prix du premier roman en 2007 pour Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés. Née en 1980 à Rouen, Ingrid Thobois est romancière et voyageuse. Depuis le début des années 2000, elle aura enseigné le français en Afghanistan, réalisé divers reportages en Iran et en Haïti, et participé à des missions de développement et d'observation électorale en Indonésie, RDC, Moldavie, Azerbaïdjan, Géorgie, Kazakhstan... Elle est l'auteur de deux romans remarquables par l'acuité conjuguée du style, de la construction et de l'analyse psychologique, Le roi d'Afghanistan ne nous a pas mariés (Prix du Premier roman 2007) et L'Ange anatomique (2008).
Pépito aime manger des chips, regarder la télé et passer du temps avec sa jolie Joséphine. Rien ne pouvait troubler cette vie de chat rêvée... Rien ? Il suffisait que Colin et Coline, ses propriétaires, décident de déménager, pour voir tous ses plans chamboulés. Pépito, aidée de Joséphine, va tout faire pour empêcher ce départ : effrayer les agents immobiliers, créer des disputes, provoquer des accidents... Il ira même jusqu'à s'allier à un chien pour venir à bout de son objectif !
Prix du Premier Roman On dit que le grand amour est un voyage... C'est la fin de l'un et le véritable début de l'autre que relate ce premier roman enchanteur. En posant nos pas, précautionneux, dans les mots de la narratrice, nous visitons l'Afghanistan, de Kaboul à Djalalabad. Un Afghanistan intime, grêlé par la guerre certes, mais étranger aux représentations que nous fournit l'actualité télévisuelle. La jeune femme est arrivée là peu après l'intervention américaine pour donner des cours de français. Elle s'est éprise d'un autre expatrié, plus âgé, et marié. Si cette liaison a pour elle le goût de l'inédit, ses affres sont le lot de toutes les passions : escapades érotiques, manque de l'autre, soif d'absolu, espoir de vivre un jour ensemble, promesses insensées, désillusions et souffrances. Quand la narratrice succombe finalement au charme d'une terre d'exil violente mais envoûtante, elle se déprend de celui de l'homme qui lui a fait subir mille morts. C'est l'âme dépaysée qu'elle part alors à la rencontre d'habitants qu'un sourire, une parole, un geste gravent dans sa mémoire, et que sa langue aérienne grave en la nôtre.
"Lorsque je t'ai trouvé à terre, tu fouillais le ciel de tes yeux grands ouverts, très bleus, très clairs, d'autant plus bleus et clairs qu'ils contrastaient avec une flaque sombre allant en s'élargissant autour de tes cheveux blonds. Je t'ai souri et j'ai continué à te sourire comme s'il avait été en mon pouvoir de retarder le moment où tu allais comprendre, de différer celui où je serais forcée d'admettre. Mais tu étais déjà en train de lire dans la crispation de mon visage le reflet trouble de ton accident." Le soleil est haut dans le ciel des Tropiques et Ehsan gît à terre. Contrairement à ses habitudes, il s'est aventuré à l'arrière de la maison à flanc de colline, d'où il a chuté. Pour sa femme qui le retrouve en contrebas, il s'agit de réagir, vite, avec sangfroid. Cap sur l'hôpital du Ruban vert où Ehsan est opéré d'urgence et où le diagnostic tombe, dramatique, puis sur Paris pour une prise en charge médicale. Le calme de l'épouse n'est qu'apparent : en son âme et conscience, elle sait que «l'accident » ne vient que fragiliser davantage une union déjà vacillante..."
C'est grâce à sa vieille voisine pleine d'ambition que Mathis décide de se présenter à un concours de chant. Le prochain Justin Bieber, c'est lui !