Geneviève Damas
Geneviève Damas
L'engagement naît souvent d'un basculement : un geste, une prise de conscience, un refus de rester spectateur. Ce recueil donne vie à celles et ceux qui transforment leurs résolutions en révolutions - concrètes, vibrantes, capables d'ouvrir la voie. Une douzaine d'auteurs explorent ces instants de bascule où l'on choisit de s'impliquer : dénoncer une injustice, refuser une injonction humiliante, défendre une parole qu'on veut faire taire, réparer le monde à hauteur d'adolescent. Des récits sensibles, puissants, pour penser l'engagement dans sa complexité.
Plongez dans Trace, le roman poignant de Geneviève Damas, où une adolescente déchirée entre le trafic et la course à pied cherche sa voie. Une histoire haletante sur la résilience et les choix qui changent une vie.
"Il y a toujours quelqu'un dans la vie qui doit t'apprendre l'amour, sinon, tu ne peux aimer personne." Juliette ne va plus au lycée. Elle a coupé les ponts avec ses parents pour vivre chez sa grand-mère. Officiellement, elle a contracté une maladie infectieuse. La réalité, que son corps même lui a cachée, est tout autre : elle est enceinte. Un choix s'impose désormais à elle : garder le bébé, le confier à un proche ou le ' donner ' en adoption. Dans une lettre adressée à l'enfant à naître, l'adolescente exprime avec une rare justesse ses peurs, ses rêves et sa fragilité au long de ce cheminement incertain.
"Il y a toujours quelqu'un dans la vie qui doit t'apprendre l'amour, sinon, tu ne peux aimer personne." Juliette ne va plus au lycée. Elle a coupé les ponts avec ses parents pour vivre chez sa grand-mère. Officiellement, elle a contracté une maladie infectieuse. La réalité, que son corps même lui a cachée, est tout autre : elle est enceinte. Un choix s'impose désormais à elle : garder le bébé, le confier à un proche ou le ' donner ' en adoption. Dans une lettre adressée à l'enfant à naître, l'adolescente exprime avec une rare justesse ses peurs, ses rêves et sa fragilité au long de ce cheminement incertain.
Au Canada, Jean Iritimbi, un Centrafricain sans papiers, rencontre Patricia, une femme blanche, qui s'éprend de lui. Pour le ramener avec elle à Paris, elle vole le passeport d'un Afro-Américain. Mais Jean Iritimbi n'a pas dit à Patricia qu'il a une famille au pays, une femme et deux filles. Il apprend en les appelant qu'elles sont en route pour le rejoindre. Hélas, le bateau qui les transporte fait naufrage. On annonce peu de survivants.
Au Canada, Jean Iritimbi, un Centrafricain sans papiers, rencontre Patricia, une femme blanche, qui s'éprend de lui. Pour le ramener avec elle à Paris, elle vole le passeport d'un Afro-Américain. Mais Jean Iritimbi n'a pas dit à Patricia qu'il a une famille au pays, une femme et deux filles. Il apprend en les appelant qu'elles sont en route pour le rejoindre. Hélas, le bateau qui les transporte fait naufrage. On annonce peu de survivants.
Il y a des choses que l'on écrit parce qu'on n'a pas pu les dire. Nora envoie une longue lettre à son père, qui vit dans une autre ville. Cette ville, elle l'a quittée pour apprendre le chant à Bruxelles. Mais aussi pour autre chose. « Ma vie n'est pas exactement comme je te l'ai racontée. » L'enfant que connaît ce père était un « il ». Il se prénommait Raphaël. Tout ce que le père ignore, le voici, depuis l'enfance, la mort de la mère. Les déguisements que portait le petit garçon. Les princesses qu'il dessinait. Les brutalités subies dans la cour du collège. Les mensonges. La douleur. Et puis, un jour, une lumière : le chant. Et le départ. Et ce que Nora est devenue, sa nouvelle vie. Voici un sens inédit ajouté au « Je est un autre » de Rimbaud. Loin d'être une lettre d'amertume, de vengeance ou de règlement de comptes, la lettre de Nora est une lettre d'amour. Lettre d'amour à un père, dans l'espoir qu'il comprendra. Lettre pour s'aimer soi-même, aussi, enfin. Un roman bouleversant, et d'autant plus qu'il évite les excès de la plainte comme de la caricature, sur l'identité, mais aussi sur le passage à l'âge adulte, le perfectionnement d'un art, le renouement avec l'acte d'aimer.
Ibrahim Bentaieb, jeune Belge d'origine marocaine, fiché S, doit réaliser un mémoire de fin de lycée sur un sujet de société. Mais il est en décrochage scolaire et décide de jeter l'éponge, quitte à redoubler. Cependant son professeur veut à tout prix qu'il s'en sorte : « Choisis un sujet qui t'intéresse, peu importe ce que ce sera. » Ibrahim décide alors de consacrer son travail à Jacky, rencontré quelques mois plus tôt lors d'un atelier interécoles ; il venait de Beth-Yaldout, un lycée juif des quartiers chics de Bruxelles. Geneviève Damas réunit ici avec justesse et émotion deux mondes en apparence irréconciliables.
Ibrahim Bentaieb, jeune Belge d'origine marocaine, fiché S, doit réaliser un mémoire de fin de lycée sur un sujet de société. Mais il est en décrochage scolaire et décide de jeter l'éponge, quitte à redoubler. Cependant son professeur veut à tout prix qu'il s'en sorte : « Choisis un sujet qui t'intéresse, peu importe ce que ce sera. » Ibrahim décide alors de consacrer son travail à Jacky, rencontré quelques mois plus tôt lors d'un atelier interécoles ; il venait de Beth-Yaldout, un lycée juif des quartiers chics de Bruxelles. Geneviève Damas réunit ici avec justesse et émotion deux mondes en apparence irréconciliables.
Ce jour-là, Monsieur André ne sort pas de chez lui. Toute la journée, le volet reste baissé. Dans la rue, les voisins le remarquent. Hicham s'en rend compte en descendant de son camion. Naima, en revenant de l'hôpital. Et surtout Ibrahim qui a pris l'habitude de frapper un petit coup sur la fenêtre de Monsieur André quand il rentre de l'école.