Frédéric Ploquin
Frédéric Ploquin
Quand Hubert Beuve-Méry entre dans le journalisme, c'est pour dévoiler un mensonge d'État. Et lorsqu'il prend la tête d'un grand quotidien national, qu'il nomme "Le Monde", c'est pour mettre toute sa vie et son énergie au service de l'information, la vraie, celle qui ne ment pas, celle qui ne se laisse pas corrompre. "« Vous voulez donc devenir journaliste, Paul ? » finit-il par demander. À cet instant, sous sa crinière blanche, on aurait dit le sphinx à l'heure du verdict. « Je compare souvent la fonction de journaliste à celle d'instituteur. Le journaliste est là pour instruire, lui aussi, pas pour embobiner ses lecteurs. C'est pour cette raison que j'ai toujours souhaité que les titres du "Monde" soient informatifs. Je suis tout à fait opposé à la surenchère verbale, à ces titres que l'on conçoit à seule fin d'attirer le regard. Ce qui compte, c'est l'information. Une information est cruciale et on la publie, ou elle ne l'est pas et on la met de côté. On ne peut avoir deux maîtres à la fois, l'argent et l'information ! Ou alors on choisit un autre registre et on désinforme le public à longueur d'articles ! »"
Un Français joue un rôle capital dans l'affaire Epstein : Jean-Luc Brunel. En 1974, le chanteur Claude François crée Absolu, «le magazine de toutes les sexualités», et une agence de mannequins sur le modèle d'Élite. Amateur de mineures de moins de 17 ans, il s'entiche lors d'une soirée du jeune Jean-Luc Brunel, qui devient son «chasseur de filles», futures modèles pour le magazine... voire pour son seul plaisir. Trente ans plus tard, Brunel est à la tête d'une agence de mannequins ayant comme partenaire financier Jeffrey Epstein, dont il est devenu l'ami intime et un gros pourvoyeur d'adolescentes. Entretemps, le «talent scout» a poursuivi une brillante carrière dans l'industrie de la mode, alors que dès 1988 une enquête de CBS l'accusait de droguer des mannequins et de les violer. Fin juin 2021, il est enfin mis en examen par la justice française pour «viol sur mineur de plus de 15 ans», à la suite du scandale Epstein. En 2022, il est retrouvé pendu dans sa cellule - comme son ami Jeffrey - de la prison de la Santé, à Paris. Cette mort troublante interrompt l'enquête de police qui avait entrepris d'identifier ses victimes et d'établir ses complicités. S'appuyant sur les dossiers de l'instruction française et les données américaines, Frédéric Ploquin reprend le fil de l'enquête policière, retrace les témoignages accablants qui éclairent la «méthode Brunel» pour attirer les jeunes filles les plus fragiles. Il explore les stupéfiants réseaux français et internationaux de Jean-Luc Brunel, dont la compagnie était recherchée par nombre de célébrités et hommes d'affaires. Le «système Brunel», au service de Jeffrey Epstein, documente bien plus qu'une dérive individuelle : un monde dans lequel la richesse donnait le droit de commettre des actes pédocriminels. En toute impunité. Frédéric Ploquin est journaliste, spécialiste de la police et du grand banditisme. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Les narcos français brisent l'omerta (Albin Michel) et Les réseaux secrets de la police (Nouveau Monde éditions).
Plongez dans les coulisses glaçantes des prisons françaises avec Journal d'un maton, témoignage brut d'un ancien surveillant. Découvrez la corruption, les réseaux parallèles et la réalité d'un système hors de contrôle.
Voici un témoignage rare, celui d'un pilier du FLNC, le Front de libération nationale corse, qui passe pour l'un des chefs de la branche militaire de cette organisation entrée dans l'histoire le 5 mai 1976. Rompu au maniement des armes dès l'âge de 13 ans, « Jo » est entré dans la clandestinité sans imaginer que ce combat allait l'habiter pendant 40 ans. Officiellement photographe pour Paris-Match en Corse, il s'est imposé comme un chasseur de scoops réputé. Sous la cagoule, il a vécu de l'intérieur tous les coups tordus des barbouzes, tous les succès et toutes les vendettas qui ont secoué le FLNC depuis sa création, en 1976. Sa fidélité aux hommes et aux idéaux l'a conduit à créer un réseau immense et invisible qui protègera de nombreux nationalistes, dont le célèbre Yvan Colonna duquel il organisa la cavale. Mais cette vie entre ombre et lumière, toujours sur le fil, a un prix. Avec ces confessions recueillies par Frédéric Ploquin, « Jo » laisse une trace de ces évènements par nature secrets qui ont bâti la légende du FLNC. Un témoignage nécessaire et précieux, celui d'un homme profondément patriote et passionnément épris de liberté.
Fils d'un tueur redoutable de l'OAS pendant la guerre d'Algérie, Jean-Louis Rizza n'a pas échappé à son destin. Maison de correction à 13 ans, premiers vols à 15, braquages à 17, il a é
La police est constituée de chapelles qui souvent s'ignorent, quand elles ne se font pas la guerre. Cela laisse une grande latitude aux réseaux plus ou moins secrets, souvent transversaux, en leur permettant de tisser des liens. Une habitude qui remonte à la Résistance et qui s'est solidifiée à l'époque du SAC, le service d'action civique, à la botte des gaullistes, où se côtoyaient des policiers de tous grades. Une kyrielle d'affaires de ripoux ont marqué l'histoire de la police sous la Ve république, avec un terreau commun : les liens occultes noués dans le secret des loges ou ailleurs. Et avec un moteur récurrent : l'argent, les prébendes, l'influence. Ce sont ces affaires que ce livre rassemble, avec à l'appui les témoignages de nombreux acteurs de premier plan, gardiens de la paix, commissaires ou préfets. Une histoire de la Place Beauvau à travers ses réseaux. De Daniel Voiry à Daniel Beaulieu, du brigadier-chef qui régnait sur la Préfecture de police de Paris au début des années 80 à la loge Athanor, un scandale qui a éclaté en 2020, ce livre raconte 40 ans de coups tordus dans la police, sur fond de loges maçonnes, de réseaux en tous genres, syndicaux, politiques, corses, sportifs... Parfois la dérive est allée jusqu'à laisser des cadavres en chemin. Certains réseaux sont plus inoffensifs, mais non moins actifs, que ce soit celui des policiers originaires de l'île de Beauté ou celui des amateurs de rugby, sans oublier celui des Sarko boys, héritier du clan Pasqua, ou celui des fidèles du Grand Orient, dans l'orbite de la gauche socialiste. La franc-maçonnerie a toujours été très vivace parmi les membres des forces de l'ordre. Pendant la guerre d'Algérie, elle s'est particulièrement illustrée dans la lutte contre l'OAS. La maçonnerie offre un écrin dans lequel les hiérarchies officielles sont bousculées : le brigadier-chef peut y donner des ordres à un préfet. De quoi perturber, susciter des anomalies et expliquer bien des nominations... surtout lorsque le ministre de l'Intérieur lui-même est un maçon qui s'affiche, on l'a vu notamment avec Gérard Collomb. Frédéric Ploquin est journaliste, spécialiste de la police et du grand banditisme. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Les Narcos français brisent l'omerta (Albin Michel, 2021) et La peur a changé de camp (Albin Michel, 2018).
Tout a commencé en 1994 par le meurtre de Claude Genova, considéré à l'époque comme le parrain du milieu parisien. La brigade criminelle se focalise alors sur des Manouches soupçonnés de vouloir régner sur la capitale : les Hornec, trois frères redoutés et insaisissables. C'est un jeu de piste hors norme que ce livre retrace pas à pas, et l'occasion pour les auteurs, informés aux meilleures sources, de raconter une traque de plus de vingt ans qui a tourmenté une partie des effectifs du 36, quai des Orfèvres et plus d'une dizaine de juges d'instruction. Les Derniers Seigneurs de Paris invite le lecteur dans le secret d'une enquête aussi complexe que tumultueuse. Les policiers parviendront-ils à faire trébucher le trio qui a réussi à régner sur la nuit parisienne en lieu et place du milieu corse, avec l'appui de quelques fleurons du milieu maghrébin ? Frédéric Ploquin, spécialiste des affaires de police et de justice, a récemment publié chez Nouveau Monde éditions Les réseaux secrets de la police. Michel Mary est reporter au Nouveau Détective et consultant pour l'émission "Enquêtes criminelles" diffusée sur W9.
Ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi le restaurant en bas de chez vous, toujours vide, n'était pas en faillite ? Ou comment ce salon de massage, déserté par les clients, parvenait à exister ? Et que penser de ce nouveau voisin qui achète cash son appartement ? Sans parler des banques qui, prises la main dans le sac le 21 septembre 2019, ont écoulé plus de 2 000 milliards de dollars (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et BPCE (Banque Populaire Caisse d'Epargne)). L'argent de la drogue et les stratégies mises en place pour le recycler, le blanchir, sont aussi dignes des multinationales qu'insoupçonnables. Fort de son expérience de plus de trente ans sur le terrain, Frédéric Ploquin est parvenu à rassembler des entretiens rares et inédits. Ce qu'ils nous révèlent est l'incroyable système souterrain qui permet aux trafiquants de blanchir l'argent sale en toute légalité. Aujourd'hui, cette économie parallèle est devenue une artère vitale. Vous allez découvrir pourquoi et comment ce système est indestructible, et à qui profite ce business.
L'homme qui monte dans le taxi de Mostafa Salhane vient de tuer cinq personnes et d'en blesser onze autres sur le marché de Noël de Strasbourg. Ce n'est pas une course ordinaire qui commence, ce 11 décembre 2018, mais une prise d'otage. Le terroriste braque sur lui une arme à feu. L'habitacle du véhicule devient le théâtre d'un huis clos où la mort peut surgir à tout instant. Ceinture noire de karaté, Mostafa Salhane a l'habitude des combats, mais celui-ci pourrait bien être le dernier. L'homme qui le tient en joug depuis la banquette arrière n'a plus rien à perdre. Lui se concentre sur un seul objectif : sortir vivant de ce face-à‑face qui va durer 15 minutes. Une éternité. Comment survivre face à ce terroriste déterminé à tuer au nom d'Allah ? Mostafa Salhane maudit ces fous de Dieu. Il n'en fait pas moins ses prières, sentant la mort plus proche que jamais. Son sang-froid lui sauvera la vie. Voici son récit, celui d'un voyage au bout de la terreur.
« Que se passe-t-il sur une scène d'attentat ? Peu de gens le comprennent, peu le savent, beaucoup imaginent. D'autres fantasment... Et certains rapportent de fausses informations. Ce que j'ai vécu, en tant que médecin-chef du RAID est mon quotidien. Nous sommes formés pour "Servir sans faillir". Alors pourquoi m'exprimer ? Je le fais surtout pour les blessés dont la plupart ne savent pas comment ils s'en sont sortis. Face à la menace, qu'elle provienne d'armes de guerre ou d'explosifs, tout secours improvisé est d'autant plus inefficace qu'il peut entraîner la mort du secouriste. C'est la règle du métier : on ne peut soigner un blessé alors qu'un tireur est susceptible de nous prendre pour cible. J'ai considéré qu'il fallait avoir le courage de dire la vérité et d'expliquer ce que nous vivons. »
On le présente comme " le dernier parrain des parrains ", parce qu'il a longtemps régné en maître sur la voyoucratie de la deuxième ville de France. Ou encore comme " l'Immortel " parce qu'il a survécu en 1977 à une tentative d'assassinat qui lui a laissé vingt-deux balles dans la peau. Jacques Imbert, alias Jacky le Mat, était un personnage beaucoup plus complexe. Tête brûlée et charmeur, sans scrupules en affaires, cultivé, ami d'Alain Delon, mais aussi de politiciens de premier plan, le Mat a partagé bien des secrets. Il fait aussi partie de cette élite du banditisme qui a réussi l'exploit, plutôt rare dans le " milieu ", de mourir dans son lit. Ce témoignage exceptionnel remonte le parcours du dernier grand voyou, gardien d'une omerta levée par son épouse. Un récit truffé d'informations méconnues et inédites.
Ce livre n'est pas un énième livre sur la police. Page après page, la stupéfaction nous saisit. Ce que nous pensions devenu ordinaire, « la haine du flic », se révèle bien plus grave. L'expression d'un malaise alarmant de notre société. Au-delà de cette rue qui gronde, qui attaque, des cités aux gilets jaunes en passant par le terrorisme, David Le Bars n'occulte aucune responsabilité. Que ce soit celle de la classe politique, qui a contribué à faire de nos forces de l'ordre des boucs émissaires. Pire, à les mettre en danger. Que ce soit celle de certaines organisations syndicales, qui ne sont pas étrangères à cette haine. Le temps est venu de dire la vérité. Nous avons le droit de savoir.
La situation a changé en moins de quatre ans. Chaque jour, chaque nuit, des policiers entament leur travail la peur au ventre. Face aux caïds de tous gabarits, les forces de l'ordre ne font plus le poids. Du moins sur ces territoires où des années d'émeutes urbaines, de minutieux guet-apens, les ont soustraits aux lois de la République. Aujourd'hui ces territoires isolés se sont étendus à la France entière. Pour mesurer l'urgence et la gravité de l'insécurité qui est désormais le quotidien de notre police, Frédéric Ploquin a mené pendant deux ans une enquête approfondie et recueilli des confessions exclusives de ces hommes et de ces femmes restés debout mais genoux à terre. « Ils ont tué la police » résonne partout au coeur de la police nationale. Mais qui ? Pourquoi ? Comment ? Ce document livre une vérité qui fait froid dans le dos.
Autrefois, elles portaient des talons hauts et des bas noirs quand leurs hommes sortaient en costume-cravate. Aujourd'hui, leurs héritières sont plus souvent chaussées de baskets.Celles qui gravitaient au siècle dernier autour des malfrats parisiens, lyonnais, marseillais ou corses étaient serveuses, barmaids ou croupières dans les cercles de jeux, tenaient la comptabilité occulte ou bien géraient en mères maquerelles les maisons de passe.Aujourd'hui, les femmes hors-la-loi ont grandi dans les cités et se sont pour la plupart investies dans le trafic de drogue, l'activité criminelle la plus lucrative du moment, elles sont dealeuses, passeuses, blanchisseuses ou nourrices, sans pour autant laisser tomber les vieilles recettes, à commencer par tout ce qui se rapporte au commerce du sexe. Sans oublier celles qui sont tombées dans la criminalité par amour, celui d'un homme, d'un frère, d'un clan... Pour donner corps à ce Parrains & caïds au féminin, Frédéric Ploquin et Maria Poblete ont rencontré ces femmes, ont su tisser des liens avec elles et les ont convaincues de témoigner, de raconter leur vie.Ils ont également souhaité et obtenu l'autorisation de séjourner pendant une semaine dans la seule prison française exclusivement réservée au sexe dit « faible », expression dont on mesurera au fil de ces pages la désuétude...Ces femmes hors-la-loi vous surprendront par leur détermination, leur langage et leur force de frappe. Frédéric Ploquin est l'auteur aux Editions Fayard de la série Parrains & caïds consacrée au banditisme. Il est spécialiste des affaires de police et de justice à Marianne. Maria Poblete est journaliste et écrivain.
Le milieu traditionnel n'est pas mort, mais les jeunes se bousculent au portillon pour prendre la relève. Ce livre, quatrième tome de la série « Parrains et caïds », est une immersion dans le banditisme français muri à l'ombre des cités. D'Aubervilliers à Nanterre, de Roubaix à Montpellier en passant par Lyon, Grenoble, Marseille et Nice, ceux qui ont repris la « boutique » sont plus nombreux que leurs prédécesseurs, mais surtout plus anonymes : à la différence de leurs aînés dont les noms s'affichaient dans les journaux, on les connaît peu. Un atout considérable, même si certains rêvent de reconnaissance médiatique. Que disent-ils d'eux-mêmes ? Qu'en pensent les policiers qui les traquent et les magistrats qui les poursuivent ? Comment les voyous d'hier les considèrent-ils ? Qui sont les têtes d'affiche ? Que font-ils de leurs millions ? Réponses dans ce livre étayé de très nombreux témoignages inédits. Le roman vrai d'une génération qui ne fait pas toujours la différence entre réalité et cinéma, surtout à l'heure de vider un chargeur.
Après Parrains et Caïds, véritable « Who's who » du grand banditisme, voici le récit de leurs évasions. Un tour de France inédit des « belles » les plus folles, les plus cocasses, les plus dures, les plus kamikazes, les plus sportives, les plus rusées, les plus fraternelles, les plus aériennes et les plus amoureuses de ces trente dernières années. Vous y découvrirez comment des hommes enfermés à triple tour dans les pénitenciers les plus sûrs parviennent à fausser compagnie à leurs geôliers. Comment ils jouent leur vie et parfois celle des autres pour échapper à la prison. Comment ils exploitent toutes les failles de l'âme humaine - appât du gain, séduction, terreur - pour abréger leur isolement. Une enquête qui puise aux meilleures sources, celles de la police judiciaire et de la justice, pour raconter, à la façon du polar, cet instant souvent très bref où tout bascule : celui où le bandit brise les chaînes et s'arrache à son cachot. Un livre au coeur du monde carcéral qui donne un autre goût au mot « liberté ». Frédéric Ploquin, auteur de Parrains et caïds, est grand reporter au journal Marianne.
« Mon nom est Alain Chemedikian. Durant plusieurs années je fus l'une des têtes du gang des ripoux. Un gang qui fit couler pas mal d'encre et courir beaucoup de flics, jusqu'à ce que la France découvre, abasourdie, une association contre-nature entre la police et le monde des voyous lyonnais. » Voici l'histoire d'un descendant d'immigrés arméniens, un fils d'ouvrier promis à un destin de maçon, mais qui va choisir la voie de la rébellion et de la délinquance. Avec ses deux amis d'enfance, il forme un gang de petits voyous. Mais lorsqu'un des membres du trio est assassiné par le gang des Lyonnais, leur vie bascule. Alain s'associe en 1985 avec un policier « ripou » que lui présente un parrain lyonnais. Leur nouveau gang va compter pas moins de 5 « flics », tous issus du même commissariat du centre-ville de Lyon ! Un commissariat à la dérive dont le patron est « tenu » par un chantage d'ordre sexuel. À l'actif de ce gang inédit, pas moins de 55 braquages en 6 ans : bars PMU, banques, supérettes... À l'aube, armés et cachés derrière des masques de vieillards ou d'hommes politiques célèbres, les truands se font remettre la caisse. En tout, le butin amassé est énorme : 24 millions de francs ! Mais l'odyssée va finir dans le sang... Le gang tombe en 1990 dans les filets du commissaire Neyret et ses deux leaders sont condamnés à perpétuité. Après 20 années de réclusion, libéré pour bonne conduite, Alain Chemedikian parle pour la première fois et raconte les coulisses d'une des plus incroyables affaires de l'histoire criminelle. Frédéric Ploquin est l'auteur de nombreux ouvrages sur l'histoire du grand banditisme et de la police. Il a notamment publié chez Fayard la trilogie Parrains et caïds ainsi que Les Gangsters et la République.
Ce livre explore un monde disparu, celui des grands voyous que pourchassaient des flics d'un autre temps, dont les survivants ont accepté d'ouvrir leur mémoire et leurs tiroirs. Une police vintage en pattes d'eph' et Beretta 15 coups à la ceinture. Une police tenue par de « grands flics » qui n'hésitaient pas à vendre leurs succès aux médias, le tout sous l'oeil bienveillant de juges d'instruction « toniques », motivés pour lutter contre le banditisme. Sur le terrain, les inspecteurs avaient les mains libres. Peu importait la manière, pourvu qu'on ait le résultat ! C'est cette époque haute en couleurs que raconte ce livre : trois décennies qui s'étalent de la fin de la guerre d'Algérie aux années 1990. Un temps où la drogue n'était pas consommée de façon industrielle, où les voyous enlevaient les P-DG, où les flics rêvaient d'arrêter les braqueurs en flagrant délit. Plonger dans l'histoire de la police judiciaire et de ses méthodes d'investigation, à la fois artisanales et aux limites de la loi, c'est comprendre les impasses auxquelles elle est confrontée aujourd'hui. Bienvenue au 127, rue du Faubourg-Saint-Honoré, siège légendaire des offices centraux de la PJ et laboratoire de la police moderne.
Tout a commencé en 1994 par le meurtre de Claude Genova, considéré à l'époque comme le parrain du milieu parisien. La brigade criminelle se focalise alors sur des Manouches soupçonnés de vouloir régner sur la capitale : les Hornec, trois frères redoutés et insaisissables. C'est un jeu de piste hors norme que ce livre retrace pas à pas, et l'occasion pour les auteurs, informés aux meilleures sources, de raconter une traque de plus de vingt-cinq ans qui a tourmenté une partie des effectifs du 36, quai des Orfèvres et plus d'une dizaine de juges d'instruction. Les Derniers Seigneurs de Paris invite le lecteur dans le secret d'une enquête aussi complexe que tumultueuse. Les policiers parviendront-ils à faire trébucher le trio qui a réussi à régner sur la nuit parisienne en lieu et place du milieu corse, avec l'appui de quelques fleurons du milieu maghrébin ?
France, ta sécurité fout le camp ! «La sécurité est assurée sur la majeure partie de notre territoire, mais d'énormes fragilités persistent, en particulier dans plus d'une centaine de quartiers à la dérive où s'est développée une délinquance proche du grand banditisme.» Ainsi s'exprime Patrice Bergougnoux, ancien directeur général de la police nationale. Alors que la sécurité et la lutte contre le terrorisme restent les sujets de préoccupation n°1 des Français, il a décidé de tout dire. Fin connaisseur du sujet, dégagé de la parole administrative, ce grand policier livre ses explications, aussi dérangeantes soient-elles. Et son diagnostic est sévère : «La menace terroriste est très é
France, ta sécurité fout le camp ! «La sécurité est assurée sur la majeure partie de notre territoire, mais d'énormes fragilités persistent, en particulier dans plus d'une centaine de quartiers à la dérive où s'est développée une délinquance proche du grand banditisme.» Ainsi s'exprime Patrice Bergougnoux, ancien directeur général de la police nationale. Alors que la sécurité et la lutte contre le terrorisme restent les sujets de préoccupation n°1 des Français, il a décidé de tout dire. Fin connaisseur du sujet, dégagé de la parole administrative, ce grand policier livre ses explications, aussi dérangeantes soient-elles. Et son diagnostic est sévère : «La menace terroriste est très é
Les voyous traqués par la police de la République ? C'est la version officielle. La face cachée, ce sont des décennies de services rendus ! La France a toujours eu besoin des gangsters pour effectuer les basses besognes que les services officiels ne pouvaient accomplir. Ce sont ces petits arrangements entre amis que décrypte ce livre, sur une période s'étendant de l'Occupation à aujourd'hui, en passant entre autres par le Service d'action civique (SAC), la guerre d'Algérie et le Marseille de Gaston Defferre. Comment la brigade mondaine a couvert les hôtels de passe en échange de précieux renseignements ? Comment le milieu corse a fait main basse sur les cercles parisiens au lendemain de la Libération ? Comment a-t-on échangé une forme de paix sociale dans les quartiers contre la mainmise des dealers sur leurs territoires ? Comment la République s'est-elle servie des voyous, tout en les laissant se servir allègrement ? Réponses avec les témoignages exclusifs de politiques de tous bords (de Charles Pasqua à la sénatrice de Marseille Samia Ghali), de policiers (de Lucien Aimé-Blanc, ancien de la mondaine, à Bernard Squarcini, ex-patron des RG), de gangsters de toutes les générations, mais aussi d'historiens et de criminologues. Frédéric Ploquin, spécialiste des affaires de police et de justice, est l'auteur aux Editions Fayard de la série Parrains & caïds consacrée au banditisme. Journaliste à Marianne, il est l'auteur de la série diffusée sur France 5 sur les gangsters et la République.
Né au Havre en 1931, dans un milieu ouvrier, William Perrin a commis ses premiers vols en se faisant embaucher comme docker à la journée à l'âge de 14 ans. Il est devenu proxénète en fournissant des filles aux militaires américains lors du Débarquement, alors qu'il n'avait pas 15 ans. Il devient très vite l'un des meilleurs spécialistes du chalumeau et écume banques et supermarchés dans toute la France, et bientôt l'Europe. Installé à Buenos Aires dans les années 60, « le Grand William », comme on le surnomme, est l'un des acteurs les plus dynamiques de la French Connection. Il livre des kilos d'héroïne marseillaise à New York, avant de purger une dizaine d'années de prison, dans les années 70. Revenu dès sa libération à ses premières amours, les casses, il sévit pendant dix ans sans jamais se faire prendre. Il se rabat de nouveau sur les stupéfiants au début des années 80 et fournit le marché new-yorkais en héroïne non plus marseillaise, mais thaïlandaise.En lisant les souvenirs à la première personne de ce globe-trotter du crime organisé, le lecteur voit défiler les premières Cadillac et filer les premières DS; il entend siffler les balles de la guerre des hôtels de passe et celles de la guerre des cercles de jeux. Il voit des hommes en costume-cravate casser des banques et fait connaissance avec Moineau, l'ami d'enfance, Bouboule, l'homme à femmes, Jeannot le triste, qui parlait peu, Dédé, Mimi et quelques autres, le tout raconté sans fioritures et dans un langage haut en couleur qui devrait séduire les amoureux des dialogues de Michel Audiard. Frédéric Ploquin, spécialiste des affaires de police et de justice à Marianne, est notamment l'auteur de la série Parrains & Caïds (4 tomes) dont Génération Kalachnikov (Fayard, 2014).
Qui donc plus que Charles Pasqua aura traversé l'histoire de la droite française, de 1945 à nos jours ? Il aura été de toutes les époques. Gaulliste de la première heure, Chiraquien convaincu ou encore Balladurien opportuniste, Pasqua a été résistant (très peu), vendeur d'anisette, fondateur du SAC, ministre de l'Intérieur, sénateur, grand chambellan des Hauts-de-Seine, homme de main, homme de l'ombre... homme de tous les coups tordus. Et qui donc pouvait lui rendre meilleur hommage si ce n'est son héritier, Nicolas Sarkozy ? Revisitez l'histoire de la droite française au travers du parcours de l'homme le plus mystérieux et le plus controversé de la 5e République : Charles Pasqua. Les auteurs nous proposent une lecture différente de celle des manuels scolaires. Bien loin de l'histoire officielle, découvrez une histoire de « l'intérieur ». À l'instar de Carla et Carlito (La face Karchée de Sarkozy tome 3), Ben Laden dévoilé ou encore Ahmadinejad atomisé, voici une BD-enquête satirique sur soixante ans d'histoire (vraie) de la droite française.
Qui portera les couleurs du PS à la prochaine élection présidentielle ? Qui sera le digne héritier de François Mitterrand et assurera une alternance qui échappe aux socialistes depuis 1995 ? Nos chers prétendants vont devoir se départager dans le cadre d'un jeu de TV réalité, dont les règles seront fixées par Michel Rocard... Après La Droite, Petites Trahisons entre amis voici les petites histoires de Gauche.
Marseille, de nos jours. Miloud, jeune caïd des quartiers Nord, vient prendre conseil auprès de Tonton, vieux parrain marseillais officiellement rangé des voitures. Une prise de contact intéressée : il ambitionne de s'appuyer sur l'expérience de son glorieux aîné pour conquérir la cité phocéenne. Tonton entreprend alors de lui raconter Marseille, ses quartiers, son port, ses truands, ses flics, ses ripoux, ses syndicalistes et son équipe de football. On découvre ainsi que les règlements de comptes d'aujourd'hui n'ont rien à envier à ceux d'hier, que la corruption gangrène la cité depuis toujours et que les petits arrangements sont le secret de l'équilibre presque alchimique de cette ville fascinant.
1984, banlieue parisienne. C'est au pied des tours des cités que les caïds locaux viennent recruter leur nouvelle main-d'oeuvre, parmi les jeunes désoeuvrés de la deuxième génération d'immigrés qui ne se voient aucun avenir dans une société ne s'intéressant de toute façon pas à eux. Les Temps des Cités raconte l'histoire de Momo, Pap, Rachid et Patrick, quatre jeunes de la cité des Mirabelles qui entament ainsi leur ascension dans le cercle très fermé de la pègre française. En quelques années, ces petits délinquants vont devenir à leur tour des caïds qui affronteront leurs aînés dans une lutte sans merci pour le contrôle des milieux mafieux. Pris dans les règlements de comptes entre gangs, ils parviennent à gagner la confiance de leurs patrons qui ne voient pas en eux autre chose que des exécutants de basses besognes. Tout comme la police, qui mettra des années avant de prendre la mesure de l'ampleur de cette nouvelle mafia qui se construit petit à petit, prenant une place que personne ne lui destinait dans un système mafieux à bout de souffle. Suivi du tome 2 : Marbella et du tome 3 : Mohand.
Costa del sol, fin des années 1980. C'est au bord de la Méditerranée que Momo, Pap, Rachid et Patrick, les quatre apprentis caïds de la cité des Mirabelles, prennent définitivement leurs marques dans la pègre. En jouant un double jeu dangereux, ils entrevoient l'Eldorado et mettent la main sur un trafic des plus juteux. De minables petits dealers, ils sont en passe de devenir les nouveaux Scarface, créant leur propre réseau en remontant la drogue en voitures ultrarapides. Sea, sex and sun, telle est la devise de ces jeunes qui préfigurent le Milieu de demain, celui des cités... Précédé par le tome 1 : Les Mirabelles et suivi du tome 3 : Mohand.
Le Temps des Cités raconte l'histoire de Momo, Pap, Rachid et Patrick, quatre jeunes de la cité des Mirabelles qui entament leur ascension dans le cercle très fermé de la pègre française. Suite du tome 1 : Les Mirabelles et du tome 2 : Marbella, ce dernier tome de la trilogie montre les quatre truands devenus incontournables dans le cercle fermé de la voyoucratie. Leur succès a suscité le respect, la jalousie, et l'intérêt grandissant de la police. Cette dernière a d'ailleurs bien compris que le maillon faible du groupe était Momo, du moins en apparence. Après le firmament, voici venu le temps de la déchéance... Le final, brutal et sanglant, n'échappera pas à la loi du milieu.
L'histoire des « ripoux à la française » s'est enrichie d'un nouvel épisode : une trentaine de policiers en poste à Marseille viennent d'être arrêtés, ils avaient basculé dans le camp des voyous. Loin des dérives individuelles signalées au cas par cas ces dernières années, c'est une équipe entière qui s'était transformée en véritable gang. Membres de la brigade anticriminalité des quartiers Nord de la cité phocéenne, territoires abandonnés de la République, ces policiers avaient adopté les méthodes de ceux qu'ils étaient censés réprimer. Fer de lance de la lutte contre le crime dans la rue, ils détroussaient les dealers, empochaient leur argent et revendaient la drogue, quand ils ne la consommaient pas. Tels des caïds ils se débrouillaient pour neutraliser les fonctionnaires qui ne voulaient pas entrer dans leurs combines et les dissuader de ne plus remettre les pieds dans le secteur. Façons que l'on croyait réservées aux faubourgs de Mexico ou de Caracas et dont tout laisse à penser qu'elles existaient depuis de nombreuses années.Comment de telles pratiques ont-elles pu s'installer ? Pourquoi aucun de leurs supérieurs n'a-t-il réagi ? Ce sont les questions auxquelles répond ce livre qui puise aux meilleures sources. Un récit qui commence avec l'arrivée à Marseille d'un nouveau préfet, Alain Gardère, nommé par Nicolas Sarkozy le 29 août 2011, et qui se termine un an plus tard dans le bureau du nouveau ministre de l'Intérieur, Manuel Valls. Où l'on constate qu'il a fallu faire venir des policiers de la capitale pour poser des micros dans les voitures de service, les vestiaires et même le bureau de l'officier de l'unité concernée.
Les avocats occupent l'espace médiatique comme jamais. Leur pouvoir est-il à la hauteur de ce temps d'antenne ? Quel est leur rapport avec les journalistes ? Ce livre est le résultat d'une soixantaine d'entretiens menés dans toute la France avec les ténors nationaux et locaux du barreau. Avocats des patrons du CAC 40, des ministres et des présidents, des stars du show-biz, des producteurs de cinéma, des footballeurs, des ennemis publics n°1, des violeurs, des terroristes, des gangsters, chevronnés ou non, ou des trafiquants de drogue, ils ont accepté de livrer leurs petits et grands secrets. Comment le pénaliste le plus médiatique, Eric Dupont-Moretti, gère-t-il son image ? Combien gagne l'avocat d'affaires le plus en vue, Jean-Michel Darois ? Comment l'avocat le plus influent, Jean Veil, entretient-il son carnet d'adresses ? Pourquoi Olivier Metzner, Didier Martin et Georges Kiejman, stars du barreau parisien, se sont-ils entre-déchirés autour des millions de la famille Bettencourt ? Comment Olivier Morice a-t-il mené la bataille contre le secret-défense dans l'affaire Karachi ? Dans quelles circonstances Patrick Maisonneuve a-t-il recueilli les ultimes confidences de Pierre Bérégovoy à la veille de son suicide ? Comment Richard Malka a-t-il médiatisé la défense de DSK dans l'affaire du Carlton de Lille ? Comment son ancien associé, Arnaud Claude, a-t-il maintenu le cabinet fondé avec Nicolas Sarkozy pendant que son ami était au pouvoir ?
Patrice Bergougnoux est à la gauche ce que Claude Guéant est à Nicolas Sarkozy : une tour de contrôle de la Police nationale. Voilà bientôt quarante ans que ce républicain consacre à la Place Beauvau le plus clair de son temps. Après des années dans l'ombre des ministres qu'il a servis, de Pierre Joxe à Jean-Pierre Chevènement, il témoigne. Qui mieux que lui pouvait revisiter la politique de la gauche en matière de sécurité ? Il est aussi l'un des mieux placés pour porter un regard critique sur les dix années qui viennent de s'écouler, durant lesquelles Nicolas Sarkozy a posé son empreinte sur l'Intérieur. Un décryptage sans concession par un professionnel de l'art qui appelle à restaurer un lien de confiance entre police et population et au sursaut éthique.Patrice Bergougnoux, né en 1949, entré en 1973 à l'Ecole nationale supérieure de police, nommé préfet en 1989, a été directeur général de la Police nationale de novembre 1998 à l'été 2002.Frédéric Ploquin, grand reporter à Marianne, est spécialiste de la police et de la criminalité.