François Maumont
François Maumont
Quand un groupe d'enfants se demande comment on fait les adultes, leurs réponses ont de quoi susciter rire et étonnement : et s'ils existaient des moules pour créer les adultes ? Ou une pâte à modeler spéciale ? Vu leur grand âge, et s'ils étaient apparus en même temps que les dinosaures ? Et s'il y avait des grandes écoles pour adultes avec cours de blablas et dictée de gros mots ?
À l'heure où revient le débat sur l'identité, avec des opinons opposées de plus en en plus violentes, Erik Orsenna a voulu, par la voie du conte commencée avec sa Grammaire est une chanson douce, raconter l'histoire de la langue française. Pour une telle ambition, le savoir lui manquait. Bernard Cerquiglini, l'un de nos plus grands linguistes et son ami de longue date, a bien voulu lui apporter ses lumières aussi incontestées que malicieuses. Et nous voilà partis, deux millénaires en arrière, chez nos ancêtres les Gaulois dont les mots sont bientôt mêlés de latin, puis de germain. Avant l'arrivée de mots arabes, italiens, anglais... Un métissage permanent où chaque langue s'enrichit d'apports mutuels. Jusqu'à ce que déferle une vague de vocables dominateurs nés de la mondialisation économique et inventés pour son service. Ce globish aura-t-il raison de la diversité linguistique, aussi nécessaire à nos vies que cette biodiversité dont nous avons appris à reconnaître l'importance capitale, et la fragilité ? Et si les mots immigrés, c'est à dire la quasi-totalité des mots de notre langue, s'ils décidaient de se mettre un beau jour en grève ? Ce jour-là, les apôtres de cette illusoire pureté nationale deviendraient muets. Il n'est pas interdit d'en rêver... Illustrations de François Maumont.
Momo l'épicier est grand-père pour la première fois et hors de question pour lui de louper la naissance de son petit-fils. Mais pour ça, il va devoir fermer l'épicerie. Dagobert n'est pas de cet avis, impossible de fermer en pleine journée ! Éloi n'est pas d'accord mais bon, il vont tenir l'épicerie. D'inventions loufoques en travail bien organisé, l'épicerie devient le dernier lieu à la mode de la rue des Poteaux.
Si le bon roi Dagobert et le grand saint Éloi étaient des enfants, voici à quoi ils ressembleraient : le premier est indiscret et gaffeur, l'autre méticuleux et réfléchi.