E. P. Margolle
E. P. Margolle
Vous ignorez l'existence des ruines d'Uxmal ? Vous ne savez pas qu'il y a là, enfouie dans les forêts, toute une ville indienne, des palais gigantesques qui s'écroulent, des sculptures étranges, des hiéroglyphes indéchiffrables ? En 1854, deux Américains, Stephens et Catherwood, ont passé ici une année à étudier ces ruines, et ils ont publié à Boston un récit de leurs découvertes qui a fait, m'a-t-on dit, grande sensation dans le monde savant... Uxmal est désert. L'herbe croît dans la Cour du Nain, et la forêt enserre de sa formidable étreinte les grands palais muets dont les épaisses murailles chargées de hiéroglyphes, de bas-reliefs et d'idoles, semblent défier les efforts du temps. Les siècles seuls en auront raison. Ces derniers vestiges d'un peuple inconnu et d'une civilisation éteinte disparaîtront-ils à leur tour sans livrer leur secret ? La science un jour nous dira-t-elle quelles mains les ont élevés, quelles races les ont habités ?... À PROPOS DE L'AUTEUR Charles Victor Crosnier de Varigny, né le 25 novembre 1829 à Versailles et mort le 9 novembre 1899 à Montmorency, est un journaliste, voyageur et homme politique franco-hawaïen. Naturalisé, il séjourna quatorze ans à Hawaï, jusqu'à la chute de la monarchie, et y devint même ministre sous le règne du roi Kamehameha V.
Les cyclones ou tempêtes tournantes sont l'un des phénomènes les plus importants et les plus curieux de l'atmosphère. Ces impressionnants phénomènes, dont la route est marquée par tant de désastres, sont désignés par différents noms : ouragans, dans l'océan Indien ou l'Atlantique ; typhons dans la mer de Chine ; simoun, dans le désert ; tornades, sur la côte occidentale d'Afrique. Ces derniers tourbillons ne s'étendent qu'à une petite distance de leur point de formation, tandis que les cyclones peuvent couvrir une surface circulaire dont le diamètre varie de cent jusqu'à cent cinquante milles marins. En même temps qu'il tourbillonne avec une vitesse qui va croissant de la circonférence au centre, où règne un calme complet, le cyclone obéit à un mouvement de translation dont la vitesse, comme celle du mouvement de rotation, varie suivant l'intensité de l'ouragan, et augmente à mesure qu'il progresse. Les études poursuivies, depuis le commencement du siècle, par d'éminents météorologistes, ont permis de suivre l'origine, la marche des cyclones, et d'en tracer la route.
Les cyclones ou tempêtes tournantes sont l'un des phénomènes les plus importants et les plus curieux de l'atmosphère. Ces impressionnants phénomènes, dont la route est marquée par tant de désastres, sont désignés par différents noms : ouragans, dans l'océan Indien ou l'Atlantique ; typhons dans la mer de Chine ; simoun, dans le désert ; tornades, sur la côte occidentale d'Afrique. Ces derniers tourbillons ne s'étendent qu'à une petite distance de leur point de formation, tandis que les cyclones peuvent couvrir une surface circulaire dont le diamètre varie de cent jusqu'à cent cinquante milles marins. En même temps qu'il tourbillonne avec une vitesse qui va croissant de la circonférence au centre, où règne un calme complet, le cyclone obéit à un mouvement de translation dont la vitesse, comme celle du mouvement de rotation, varie suivant l'intensité de l'ouragan, et augmente à mesure qu'il progresse. Les études poursuivies, depuis le commencement du siècle, par d'éminents météorologistes, ont permis de suivre l'origine, la marche des cyclones, et d'en tracer la route.