Colette Nys-Mazure
Colette Nys-Mazure
Épreuveset espérances toujours vives, solitude tantôt recherchée, tantôt détestée,amour et compassion, souffle et urgence de la création : l'âme humaine - ses fragilitéset ses forces - est au coeur de l'oeuvre de Marie Noël. Choisis par ColetteNys-Mazure, les mots de la poète nous accompagnent chaque jour de l'année enune spiritualité rebelle et fulgurante. Ils éclairent notre chemin. Marie Noël a vécu une foi traverséede ténèbres et de lumière. Elle est connue par ses poèmes en forme de chansons(Les Chansons et les Heures) et son journal spirituel (Notes intimes).Poète, Colette Nys-Mazure, estaussi romancière, nouvelliste et essayiste (Célébrationdu quotidien).
Plongez dans L'Espace du rêve : tryptique, une nouvelle poignante de Colette Nys-Mazure où une mère, bouleversée par le suicide du fils de son amie, explore la douleur et la résilience à travers le pouvoir des mots et des rêves.
« J'aime cette adresse du poète Saint-John Perse : "Grand âge, nous voici." Dès que nous surgissons au monde, nous avons un âge qui s'oriente inexorablement vers celui que l'on dit "grand" ; au lieu de le fuir ou de le nier, opter pour le courageux et confiant "nous voici". C'est ici et maintenant qu'il s'agit d'affronter le réel avec l'allant du vivant. Je me souviens du bilan de Simone de Beauvoir suggérant ce qui disparaîtra avec elle - visages et paysages, savoirs et aventures - et de sa résolution énergique : "On ne peut pas s'empêcher de vieillir, mais on peut s'empêcher de devenir vieux." Je souhaite remonter en enfance. » Poète et écrivain, Colette Nys-Mazure est l'auteur de nombreux ouvrages, dont le best-seller Célébration du quotidien (Desclée de Brouwer, 1997 ; rééd. 2015). Elle a publié chez Salvator Cette obscure clarté (2015) et Par des chemins d'intime profondeur (2022). Nombre de ses livres sont traduits à l'étranger.
Nous vous en prions sous le familier, découvrez l'insolite, sous le quotidien, décelez l'inexplicable. Puisse toute chose dite habituelle vous inquiéter."Colette Nys-Mazure a pris au sérieux l'exhortation de Brecht pour nous offrir cette Célébration du quotidien. Car dans la routine des jours, nous sommes bien souvent ailleurs, absents à nous-mêmes, sourds à ce miracle continu qu'est notre vie ordinaire. À travers une écriture poétique et très suggestive, Colette Nys-Mazure célèbre la trame secrète de nos existences. "Chaque matin, je m'étonne et je me réjouis d'être en vie. Je ne m'y habitue pas."Écrivain, Colette Nys-Mazure a obtenu le Grand prix de poésie pour la Jeunesse ministère de l'Éducation nationale et des Sports, Maison de la Poésie, Paris, pour Haute Enfance et le prix Max-Pol Fouchet pour Le For intérieur, tous deux épuisés et réédités dans l'anthologie poétique Feux dans la nuit (Les Impressions nouvelles, 2012, collection Espace Nord n° 219).".
Colette Nys-Mazure a toujours marché : depuis son enfance, la marche a accompagné les quatre saisons de sa vie, en pays proches ou lointains. Depuis qu'elle s'est installée à Froyennes (Tournai), elle arpente chaque jour des terres familières mais qui révèlent sans cesse de l'inconnu, de l'imprévu, sous un regard renouvelé. En marchant ainsi passionnément, elle a découvert les ressources de ce déplacement élémentaire et gratuit vers les champs, les bois, les collines, les rives de l'Escaut, mais aussi entre deux gares, à travers une ville ou dans des lieux culturels (musées, expositions, maisons d'écrivains). Une voie spirituelle ancrée dans la réalité charnelle, en toute modestie et audace, que cette poète de l'itinérance tente d'inscrire dans le sillage de l'Homme qui marche à jamais sous le ciel de Palestine, par le monde, aujourd'hui. Préface d'Alexis Jenni Chemins partagés par Michel Cool, Christophe Henning et Anne Prouteau Colette Nys-Mazure vit à Tournai (Belgique). Elle a publié une soixantaine de livres : recueils poétiques (Feux dans la nuit, Les Impressions nouvelles), nouvelles (Tu n'es pas seul, Albin Michel), romans (Anna, Weyrich), essais (Célébration du quotidien, Desclede Brouwer ; L'enfant neuf, Le Seuil ; Cette obscure clarté, Salvator) et ouvrages pour la jeunesse. Ses livres, traduits en de nombreuses langues, ont reçu plusieurs prix.
La poésie serait de l'ordre du feu : elle éclaire et réchauffe au coeur des pires ténèbres. Vivre en poésie, ce serait interroger chaque visage ou paysage, reconnaître la connivence qui nous unit à l'univers. Étonnement, émerveillement, mais aussi rébellion contre ce qui réduit et obscurcit la splendeur de l'être.
Des récits touchants, des sentiments et des questionnements L'enfance nous berce et nous blesse. La saveur des mots - sons et sens - a suscité le désir d'écrire avant même d'être confrontée dès 7 ans au deuil brutal. L'étonnement d'exister, soutenu par une curiosité en état de veille peut mener à l'émerveillement sans neutraliser le mal. Chaque personnage des nouvelles décline les différentes solitudes : plénitude consciente, douloureux esseulement, originalité assumée, responsabilité issue de la liberté. Accomplir notre être suppose de traverser ces épreuves sans oublier l'enfant toujours neuf, de percevoir l'invisible sous le visible en partageant les vulnérabilités alentour. Nous ne sommes pas seuls.
Né d'une idée du CER-SNCF du Nord Pas de Calais, ce coffret donne la parole à trois modes d'expressions par des femmes. Il comprend, outre les textes de l'écrivain belqe, un compact disc reprenant quatre chansons des Belles Lurettes (dont trois inédites) et un livret composé autour d'un choix de vingt photographies noir et blanc de Laurence Verrier.
« La poésie m'a préparé à rencontrer le mystère de Dieu » écrivait le poète Serge Wellens. Oui, entre poésie et mystique, existent tant de correspondances au sens où l'entendait Baudelaire. La poésie est tout sauf un luxe. Substantielle, elle aide à vivre et celui qui l'écrit et ceux qui la lisent. En témoignent les poètes en temps de détresse : Desnos en France aussi bien qu'Anna Akhmatova en Russie ; des hommes et des femmes qui ont osé dire tout haut ce que tant d'autres souffraienttout bas. Défiant le pouvoir en place, ils ont souvent payé cher ce courage. Ne faut-il pas arracher la poésie à la tour d'ivoire dans laquelle on l'enferme, contre le gré de poètes souvent ? En parler sans jargon, avec des mots simples, afin de la rendre au grand public. C'est le projet de ce nouveau livre de Colette Nys-Mazure qui présente une sélection de ses poètes préférés.
Réflexion sur le temps du vieillir. Mêlant gravité, humour et poésie, l'auteur évoque les moments de la vie quotidienne : l'escalier et le rapport à la marche, un séjour à l'hôpital, la relation à la faiblesse, les rapports avec les autres, enfants et petits-enfants, etc.
Colette Nys-Mazure relève un défi dans ce texte témoignage très personnel : elle décrit avec émotion et conviction l'action de la littérature sur les femmes et les hommes. Comment, dans des situations concrètes, la poésie rejoint l'existence de chacun au plus intime. C'est une visite à une amie gravement malade à l'hôpital, une rencontre avec des jeunes lycéens de banlieue, la correspondance que l'écrivain entretient avec des lecteurs, des anonymes touchés par la grâce des mots... L'écriture est expérience. Colette Nys-Mazure propose ainsi un plaidoyer très original : les fractures contemporaines, celles de la société (exclusion, solitude, travail...), celles individuelles (maladie, dépression...) trouvent toujours un écho dans le texte du poème. La poésie a une puissance de guérison qu'il convient de transmettre, de faire partager. Colette Nys-Mazure renoue dans ce livre avec ses thèmes de prédilection qui ont fait son succès : la célébration de la lecture et de la poésie, l'écriture comme chemin de vie et de partage.
Des femmes, des hommes rêvent, se croisent, courent sous l'averse. Quel que soit leur âge, ils éprouvent doutes et désirs, peurs et plaisir. Ils tentent de vivre au plus près d'eux-mêmes. L'enfance n'est jamais loin de la mémoire. Les obstacles et les revers du quotidien les bousculent parfois gravement, mais ils traversent, vont de l'avant. Sur le quai d'une gare, dans une chambre de malade, crié ou chuchoté, s'élève l'appel à la rencontre vraie. Pour Victor Hugo, la forme, c'est le fond qui remonte à la surface. Sous le travail de l'écriture, aussi précise qu'une broderie, se dévoile la quête de l'amour sans mesure auquel nous aspirons tous.
Tous les chemins mènent à la mer. Sur cette plage du Nord, un peintre a posé son chevalet. Il peint le ciel changeant, les silhouettes en vacances. Mais voici qu'un cheval fou fend l'espace et révèle à chacun sa part de rêve et de souffrance. Résidents ou locataires, qu'on ait cinq ou soixante-quinze ans, il arrive qu'on perde pied : on se pose les questions vitales et on cherche un écho près des autres. Le jeune homme en fauteuil roulant écoute l'adolescente en mal de père ; une famille nombreuse joue non loin d'une femme esseulée ; un couple savoure la joie de vieillir ensemble. Les solitudes sont avides d'attention, de tendresse et d'apaisement. Mais comment reprendre pied lorsque la vague trop forte a bousculé le fragile équilibre ? Dans ce roman, l'auteur de Célébration du quotidien poursuit son exploration des visages et des paysages, des choses de la vie, en quête de l'essentiel sous les apparences.