Christiane Ndiaye
Christiane Ndiaye
La littérature écrite haïtienne est la plus ancienne des littératures francophones. Elle s'étend sur trois siècles, du XIXe au XXIe, avec une production croissante caractérisée par une inventivité remarquable qui ne se dément pas depuis le premier regroupement d'écrivains et de savants connu sous le nom d'École de 1836. Cela est vrai également des écrits des femmes, dont les premiers textes publiés datent aussi du XIXe siècle. Cependant, même si quelques écrivaines haïtiennes jouissent aujourd'hui d'une renommée internationale, l'oeuvre d'un grand nombre d'auteures demeure peu lue et peu étudiée. Les écrivaines haïtiennes font pourtant preuve d'une grande audace sur le plan des formes et des thèmes, faisant régulièrement fi des conventions de la littérature dite lettrée et du discours sociopolitique admis pour traiter de sujets controversés : préjugés de race, de classe et de religion, sexualité féminine, sexisme, traumatismes de la vie intime, esclavage, maltraitance des enfants, par exemple. En étudiant des oeuvres appartenant à plusieurs genres de quelques écrivaines connues et moins connues telles que Virginie Sampeur, Chantal Kénol, Ida Faubert, Jeanne Perez, Marie Vieux-Chauvet, Nadine Magloire, Kettly Mars, Marie-Célie Agnant et Évelyne Trouillot, ce dossier entend illustrer la richesse de ce volet de la littérature haïtienne resté encore largement dans l'ombre et qui pourtant confirme la grande inventivité de cette littérature francophone qui ne cesse de se renouveler depuis plus de cent cinquante ans.
La parole en mouvement : voici ce que propose Danses de la parole, une exploration vivante des littératures africaines, antillaises et maghrébines.
Cette livraison d'Études françaises rend hommage à l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, qui a reçu en 2000 le Grand prix littéraire d'Afrique noire, et trace de nouvelles voies critiques pour son oeuvre dont le premier roman, Le temps de Tamango, a paru en 1981. Les études réunies dans ce dossier analysent l'oeuvre de Boubacar Boris Diop à partir de deux perspectives. Certains articles privilégient les rapports entre les romans et l'histoire de l'Afrique contemporaine - la colonisation, les indépendances, la période d'après la Guerre froide -, tandis que d'autres insistent davantage sur les formes artistiques et littéraires des récits. Ainsi des fonctions de la métalepse dans la plupart des romans de Diop dont plusieurs narrateurs, tout en racontant des anecdotes sur le monde, évoquent l'activité de l'écrivain en train d'écrire. Un tel choix renvoie-t-il à l'anxiété de l'auteur quant au statut de l'écrivain africain dans sa société de référence, en proie aux doutes existentiels depuis le désenchantement des indépendances ? Est-ce pour cela que Boubacar Boris Diop décide, au tournant de l'an 2000, d'écrire aussi bien en français qu'en wolof, sa langue maternelle, pour élargir son lectorat ? À ces questions tentent de répondre les collaborateurs de ce numéro qui constitue un apport majeur non seulement à la compréhension de l'oeuvre de Diop, mais également aux nouvelles pistes de la critique : celle de la poétique de l'auto-traduction et celle de l'oeuvre bilingue dans les littératures francophones, et tout particulièrement celle d'Afrique.
Découvrez l’esprit facétieux du XIXe siècle à travers des nouvelles aussi fines qu’hilarantes, signées par les plus grands auteurs. Un recueil idéal pour rire et s’évader avec Zola, Hugo, Allais et bien d’autres !