Christian Uwe
Christian Uwe
1958, Martinique. La Lézarde d’Édouard Glissant, roman fondateur de la littérature antillaise, pose les bases d’une réflexion politique et esthétique toujours actuelle.
Ce numéro est consacré à l'oeuvre de Tierno Monénembo, l'un des grands écrivains francophones, figure de proue de la deuxième génération des romanciers africains apparue dans les années 1980, celle de Sony Labou Tansi, de Boubacar Boris Diop, de Williams Sassine, promouvant une écriture très novatrice par rapport à celle de leurs prédécesseurs. Il pose un regard neuf sur l'oeuvre romanesque de cet auteur, en centrant ses analyses sur le spectre de l'histoire africaine ancienne et contemporaine dans le contexte de la globalisation des cultures, des idées et des pratiques, et en montrant comment cette oeuvre transculturelle se caractérise par la polyphonie des voix narratives, l'intertextualité, les relations entre différents genres littéraires et les autres formes d'art (cinéma, musique, peinture). Dans ce corpus varié et complexe, la réflexion sur les rapports entre littérature et mémoire s'adosse à la déconstruction des discours dominants et des idées reçues, des grands récits historiques et des slogans politiques ou religieux. Ce dossier met aussi en lumière le fait que, tout en s'appuyant sur l'histoire, l'écriture de Monénembo pose la question des formes choisies pour se distancier de l'archive, de façon que celle-ci ne prenne pas le pas sur le roman, oeuvre de création, ni sur l'imaginaire littéraire. Il interroge enfin la relation complexe du passé et du présent afin de sonder le sens de l'histoire pour les lecteurs contemporains des romans de cet écrivain majeur.
La pensée a joué - et joue toujours - un rôle vital dans le devenir de l'espèce humaine dont l'histoire se conçoit et se crée à travers elle. C'est par elle, également, que l'humanité a su pallier des faiblesses qui la rendent vulnérable aux phénomènes naturels. On peut donc s'attendre à en voir la trace dans la façon dont diverses sociétés ont projeté leur existence et assumé leur place dans le monde. Comment la pensée structure-t-elle, concrètement, une civilisation, des individus, voire des institutions ? Avec quels moyens et avec quels résultats ? Telle est l'interrogation au coeur de cet ouvrage. S'appuyant sur un socle théorique transdisciplinaire, l'auteur montre comment la pensée conçoit le travail esthétique comme une activité par laquelle l'être humain archive l'idée de sa propre existence. Pour ce faire, il examine un corpus d'oeuvres subsahariennes parues, pour la plupart, au cours des deux premières décennies du xxi e siècle en partant du motif de la crise (sociétale, individuelle, institutionnelle). Il développe ainsi l'idée paradoxale que l'humanité, pour garantir son existence, déploie les mêmes moyens symboliques qu'elle mobilise pour la défaire. Ce paradoxe nous conduit au-delà de la seule existence humaine pour réintégrer cette dernière dans l'écosystème, cadre ultime à toutes formes d'existence.
Il est enfin de retour ! Plus de vingt ans après ses dernières aventures, le personnage iconique de Gotlib prend son envol pour de nouvelles aventures, sous la direction inspirée de deux orfèvres : Fabcaro au scénario, et Pixel Vengeur au dessin ! Chien rêveur et poète, Gai-Luron, toujours secondé de Jujube et toujours amoureux de Belle-Lurette, s'élance dans une série de gags accessibles à tous et ancrés dans le monde moderne, faisant exploser les cases et les formats traditionnels. Vous y trouverez de nombreuses parodies de films et de BD absolument hilarantes ! Bienvenue dans cette nouvelle série pleine d'avenir !
Cette livraison d'Études françaises rend hommage à l'écrivain sénégalais Boubacar Boris Diop, qui a reçu en 2000 le Grand prix littéraire d'Afrique noire, et trace de nouvelles voies critiques pour son oeuvre dont le premier roman, Le temps de Tamango, a paru en 1981. Les études réunies dans ce dossier analysent l'oeuvre de Boubacar Boris Diop à partir de deux perspectives. Certains articles privilégient les rapports entre les romans et l'histoire de l'Afrique contemporaine - la colonisation, les indépendances, la période d'après la Guerre froide -, tandis que d'autres insistent davantage sur les formes artistiques et littéraires des récits. Ainsi des fonctions de la métalepse dans la plupart des romans de Diop dont plusieurs narrateurs, tout en racontant des anecdotes sur le monde, évoquent l'activité de l'écrivain en train d'écrire. Un tel choix renvoie-t-il à l'anxiété de l'auteur quant au statut de l'écrivain africain dans sa société de référence, en proie aux doutes existentiels depuis le désenchantement des indépendances ? Est-ce pour cela que Boubacar Boris Diop décide, au tournant de l'an 2000, d'écrire aussi bien en français qu'en wolof, sa langue maternelle, pour élargir son lectorat ? À ces questions tentent de répondre les collaborateurs de ce numéro qui constitue un apport majeur non seulement à la compréhension de l'oeuvre de Diop, mais également aux nouvelles pistes de la critique : celle de la poétique de l'auto-traduction et celle de l'oeuvre bilingue dans les littératures francophones, et tout particulièrement celle d'Afrique.
Découvrez l’esprit facétieux du XIXe siècle à travers des nouvelles aussi fines qu’hilarantes, signées par les plus grands auteurs. Un recueil idéal pour rire et s’évader avec Zola, Hugo, Allais et bien d’autres !