Alfred Mezieres
Alfred Mezieres
Un des caractères de la guerre de 1870, c'est la séparation violente opérée par l'invasion, on pourrait presque dire l'isolement complet, des diverses parties de la France. Pendant des mois entiers, les malheureuses provinces de l'est surtout sont demeurées étrangères au reste du pays. Ce récit fera connaître à la France ce que fut la situation des départements orientaux durant la guerre et après l'armistice... On ne connaît pas toute l'étendue des malheurs qu'entraîne pour nous une guerre commencée et continuée au milieu de tant de désastres ; mais on en sait assez pour écrire un des chapitres les plus douloureux de cette lamentable histoire. Nous voulons parler de ce que souffrent les provinces envahies, les plus exposées de toutes, celles qui ont reçu le premier choc de l'ennemi... Dans cette patriotique Lorraine, dans cette patriotique Alsace, si françaises et si militaires, les uns, tous ceux qui ont une arme, se battent et meurent ; les autres, les habitants désarmés, les femmes, les enfants, souffrent toutes les hontes et toutes les douleurs de l'occupation étrangère. C'est ce triste tableau qu'il faut présenter au pays pour lui apprendre ce que coûte le jeu des batailles, à quel prix une partie de la France achète le droit de rester française, et ce qu'elle sait supporter de sacrifices.
1er octobre 1870.On ne connaît pas encore toute l'étendue des malheurs qu'entraîne pour nous une guerre si légèrement engagée, si tristement conduite, commencée et continuée au milieu de tant de désastres ; mais on en sait assez pour écrire un des chapitres les plus douloureux de cette lamentable histoire. Nous voulons parler de ce que souffrent les provinces envahies, les plus exposées de toutes, celles qui ont reçu le premier choc de l'ennemi, celles qu'il occupe depuis deux mois, et où neuf forteresses isolées, sans communications entre elles, résistent intrépidement à près de 300,000 hommes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
A tout seigneur tout honneur. Par le suffrage universel, les paysans sont les maîtres des destinées de la France. Il est donc de notre intérêt de les bien connaître, afin de savoir ce qu'ils veulent, de pressentir ce qu'ils feront et de prévoir à loisir le sort qu'ils nous préparent. Ce qui frappe le plus, quand on étudie leurs moeurs, c'est qu'il n'y a rien de plus rare chez eux qu'un sentiment politique. Gouvernement parlementaire ou gouvernement personnel, liberté de la presse ou régime discrétionnaire appliqué aux journaux, liberté de réunion ou défense de se réunir, autant de questions qui nous émeuvent, mais qui ne les touchent guère.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Plongez dans la France provinciale du XIXe siècle à travers les souvenirs vifs et évocateurs d’Alfred Mézières.
La faute n'en est pas à moi, mais à la canne de M. Michelet !...J'étais sorti, par les champs, songeant à quelque scène de mon drame que j'allais, dans un moment, jeter sur le papier et j'avais pris, pour m'accompagner, la belle canne à pomme d'or qui appartint à M. Michelet et que Mme Michelet m'a donnée. C'est comme un ami, un bâton de promenade. Il y a en lui quelque chose de vivant. Tout en marchant, il écarte la pierre du chemin, repousse l'ortie qui, hargneusement, se dresse le long de la route, soulève la branche de ronces qui pourrait vous égratigner dans les chemins creux.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
On devinera sans peine que la naissance de la présente feuille a été provoquée par la réforme du théâtre de cette ville.Le but de cette publication est de seconder les bons desseins qu'on doit nécessairement supposer chez les personnes qui veulent bien se charger de l'administration du théâtre de Hambourg. Elles se sont elles-mêmes suffisamment expliquées sur leurs intentions ; et le public éclairé de la ville et du dehors a accueilli leurs projets avec la sympathie qui est due à ceux qui se dévouent spontanément au bien général, sympathie qui ne saurait leur faire défaut de nos jours.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
Ce qui distingue la race italienne de toutes les autres, ce qui lui assure de bonne heure en Europe une supériorité marquée dans l'ordre intellectuel, c'est qu'elle a au plus haut degré le sentiment de l'art. Au moyen âge, on invente et on crée hors d'Italie aussi bien qu'en Italie ; l'esprit humain conçoit dans plusieurs pays en même temps des idées neuves et puissantes ; nulle part le style ne s'adapte à la pensée et ne la transforme en oeuvre d'art plus rapidement, plus heureusement qu'en Italie.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.