Tommy Wieringa
Tommy Wieringa
Récit d'une relation dévorante avec une mère hors norme, recherche d'un père inconnu, souvenir d'une enfance errante, ce livre retrace avec brio le destin mouvementé d'un enfant de 1968, alors qu'il revient et s'arrête un moment dans une petite station balnéaire de la côte Est de l'Angleterre, aux falaises érodées par la mer comme nos vies le sont par le temps. C'est tout un monde - celui de nos trente dernières années - qui se dévoile à travers ce roman ironique et émouvant.
Un ferry en provenance de Tanger traverse le détroit de Gibraltar par une chaude matinée d'été. Au moment où Ilham et Thouraya posent le pied sur le sol européen, les deux Néerlandaises d'origine marocaine découvrent que Murat, le jeune clandestin de dix-neuf ans qu'elles avaient caché dans le coffre de leur voiture, est mort étouffé. Leur nouvel ami et protecteur rencontré au Maroc, qui a arrangé le passage du jeune homme, disparaît aussitôt. Devant elles, la terre rouge espagnole s'étend à perte de vue. Les deux femmes entament leur périple en voiture, avec ce corps dissimulé dans leur coffre, cherchant désespérément le courage de s'en débarrasser. Elles se souviennent : c'est Murat qui les avait suppliées de l'aider à quitter son bidonville marocain, sa mère s'était jetée à leurs pieds. Comment auraient-elles pu lui refuser cette chance, celle de construire une vie aux Pays-Bas et de fuir la misère ? La Mort de Murat Idrissi raconte l'histoire de milliers de morts anonymes, ces personnes que l'on retrouve chaque année le long des routes espagnoles, fauchées en plein envol. Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin
Ce roman qui met en scène un groupe d'immigrants envoyé à la mort par leurs passeurs est une terrible accusation de l'état du monde en ce début du XXIe siècle, un livre sur l'égoïsme d'une Europe repliée sur elle-même. Un livre sur l'identité et la différence quand au sein du groupe se trouve un Éthiopien riche de ses croyances, fort de son indépendance. Un livre sur l'enfance capable de traverser l'insoutenable par instinct et par désir, ce désir de vivre animal.
Edward, 42 ans, professeur en virologie animale, tombe amoureux d'une jeune femme aperçue dans la rue, Ruth, 28 ans. Il la retrouve lors d'une soirée, lui déclare sa flamme, coup de foudre véritable et s'installe dans sa vie quelques années puis, leur passion déclinant, ils décident d'avoir un enfant et se marient. Ce projet va s'avérer fatal à leur relation : procréation difficile, bébé inévitablement insomniaque : Edward s'épuise, Ruth se tourne contre son mari et le pousse peu à peu à la séparation. Dès lors, Edward perd ses certitudes et ses repères. L'âge s'inscrit douloureusement sur son corps, la liaison qu'il a eue avec une très jeune assistante de son laboratoire se termine, il s'effondre.
En ce mois d'août 1975, un événement majeur vient troubler la quiétude du village néerlandais de Fagne-Sainte-Marie : un avion s'est écrasé dans le champ de maïs d'Aloïs Krüzen. À son bord, un Russe grièvement blessé. Aloïs s'empresse de le secourir, bouleversant sans le savoir le cours de sa vie et celle de Paul, son fils de huit ans. Quarante ans plus tard, si le temps semble s'être arrêté dans la vieille ferme des Krüzen, le monde extérieur, lui, ne cesse de changer. Paul partage son quotidien entre son magasin de curiosités militaires, son meilleur ami Hedwiges et Rita, charmante prostituée thaïlandaise. Mais le jour où Hedwiges se fait voler ses économies, l'équilibre est rompu... Chronique villageoise, roman d'amitié et de filiation, Sainte Rita est une ode à ces hommes ordinaires qui cherchent leur place dans un monde en perpétuel changement. Traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin
Deux adolescents que tout oppose deviennent de vrais amis ; l'un est une sorte d'apprenti sorcier, l'autre un personnage incroyable au regard aiguisé. L'un est un empêcheur de tourner en rond, l'autre le chroniqueur discret de sa réalité. Ensemble ils vont quitter l'enfance sans jamais en oublier la fantaisie.