Tom Saja
Tom Saja
Contributeurs et contributions : Antonin Crenn // Ce serait un risque Charlotte Monégier // Conte à rebours Christine Monot // Ma nuit dans les catacombes Dorothée Coll // Dans mon dos Eve Vila // Des poneys et des pains au chocolat Florian Bardou // Des heures innommables Grégory Rateau // K.-O. Jean-Eudes Foumentèze // Lois nouvelles Jean-Jacques Camy // La grand-mère Julien Boutreux // Deux ex machina Martin Zeugma // Si les films de merde n'existaient pas, on s'embrasserait moins au cinéma Mehdi Ikaddaren // Tu ne sais rien Paul Victor // Si jamais j'entends encore une fois // Le droit du fol Rémi Perronne // Du mauvais côté de la barrière Romane Gonzàlez // Poussières de plomb Stéphane Rosière // All Tomorrow's Parties Sophie Stern // Ce qu'il y a d'humain en nous résiste Tom Saja // Baby Blues Yvan Robberechts // T'es mort, c'est pour la vie Visite guidée de la maison d'édition L'Ourse brune
Les contributeurs : Alexandre Nicolas, Antonin Crenn, Axel Sourisseau, Dorothée Coll, Gwenn Audic, Jean-Claude Leroy, Myriam OH (Ould-Hamouda), Tom Saja & Yan Kouton Éditeur à l'honneur : Le Réalgar Édito : Gwenn Audic, un geste originel Quand l'art se départit de la culture, quand la création se départit de l'art, on se retrouve avec quelqu'un qui se débat avec la vie comme avec soi, comme avec l'univers. Gwenn Audic est un être du mouvement, du placement du corps impossible dans l'impossible espace [...] Elle est aussi un poète qui ne mâche pas ses mots ; qu'elle croque ou qu'elle (se) démasque, ses textes sont résolument implacables. L'artiste-peintre se trouve conviée ici, puisqu'elle a dû quitter une certaine danse, pour cause d'accident, et presque par dépit passer à la peinture. Or c'est toujours la même en couleur ou trait pour trait, en son geste de naître à quelque monde irréel qui se fait passer pour le nôtre. Gwenn Audic n'habite pas les murs, elle les subit, lignes droites ou angles lui sont hostiles, pour elle tout doit être rondeur et frisson, absolument vivant ; l'objectivation est son enfer. Elle peint les corps et les arbres, les humeurs et les attaches, bâtissant sans relâche de nouvelles modalités. Le corps résiste au corps, tente toujours la même évasion, ou seulement la rêve à l'envers d'une humiliation. Ce qui retient le corps à la terre ne saurait l'empêcher de se décoller. [...] Jean-Claude Leroy