Therese Massart
Therese Massart
Frigide ! Ce mot que lui lançait sans cesse Robert, son mari, obsède encore Djinn. Et pourtant cet être brutal est mort dans un accident il y a des mois déjà et, désormais libre, Djinn a lu le désir dans le regard des hommes. La crainte d'un échec l'empêche d'y répondre. Un jour pourtant Roland entre dans sa vie, tendre et délicat. Trop délicat peut-être et, dans ses bras, Djinn ne fait que pressentir le plaisir... Pourquoi faut-il que ce soit Thomas qui le lui révèle, lui pour qui les femmes ne sont que des objets qu'il veut manier au gré de ses désirs les plus pervers ? Djinn consent à tout d'abord, subjuguée, puis se méprise et s'interroge : l'exaltation érotique sombre-t-elle fatalement dans le noir soleil des voluptés sado-masochistes ? En elle qui l'emportera ? La libre lucidité ou l'esclavage des sens ?
J'ai mal tant est fort mon désir ; je halète, je crie, j'exige et me donne, soulevée par la vague de ma jouissance... Malgré un mariage décevant, Murcia a su conquérir un équilibre heureux. Sa liaison avec Arnaud la comble et leur accord physique lui inspire des toiles d'une grande audace charnelle. Elle remporte de vifs succès. Et soudain, c'est le silence d'Arnaud, alors qu'elle le sait de retour d'un long voyage. Tandis qu'elle doute de lui, qu'elle doute d'elle-même, Murcia rencontre Hakim Kahir. C'est un des maîtres du pétrole mais aussi un homme séduisant et dangereux comme un fauve. Et qui la veut aussitôt. Murcia cède, oubliant tout, découvrant avec lui des voluptés neuves, des étreintes où douleur et plaisir se confondent. Elle acceptera le fouet, les supplices. Elle n'est plus qu'un corps soumis à un autre corps...
Ainsi songe Catherine, après l'abandon d'un amant trop aimé. Et elle part, fuyant le lieu de leurs étreintes. Au hasard d'une halte apparaît Richard. Beau, impérieux, et qui devine tout : pour cesser de souffrir, que Catherine entre avec lui dans la ronde des plaisirs, de tous les plaisirs. Il appartient à une confrérie tout entière vouée à l'érotisme et lui propose un pacte d'un mois : "Je désire vous posséder, ou vous faire posséder, où, quand et comme bon me semble." Elle consent... Au long des nuits de la confrérie lui seront révélés des rituels tour à tour exquis, cruels, humiliants. Catherine connaît parfois des voluptés inouïes et parfois se rebelle. Son passé s'efface, resurgit...
Maître de l'érotisme, du suspense, du roman d'amour, ainsi pourrait-on qualifier Thérèse Massart. "Les mâles de velours", son onzième livre, nous entraîne à la suite de Saskia, du Palais de Justice de Paris, où elle comparaît devant le juge pour une ultime conciliation avec Régis, son mari tyrannique, à l'aérogare d'Orly où elle monte à bord d'un Boeing presque vide, en partance pour Turin. Que va-t-elle faire là-bas, que fuit-elle ? Qui est l'homme, menottes aux poings, étroitement surveillé par un policier ? Qui est cette inquiétante vieille femme paralysée ? Une tempête éclate ! Le Boeing, déséquilibré, tombe. Que fait Saskia revolver en main ? Acceptera-t-elle de délivrer le prisonnier ? De quoi est-il accusé ? Quel désir fou jettera Saskia dans les bras de l'inconnu ? Prisonnière de l'épave, cernée par les neiges éternelles, blessée, seule avec un assassin, survivra-t-elle ?
Quels adjectifs employer pour qualifier ce roman ? Voluptueux ? Érotique ? Étrange ? Le tout à la fois. Tesse aime Thierry, son amant. Pourquoi, soudain, son corps se refuse-t-il au plaisir ? Est-elle devenue frigide ? Que sera sa vie sans cet amour, auprès de Franck, ce mari tyrannique, cruel ? Un seul bonheur lui reste : Goro son cheval, mais Franck décide de le vendre ! Tesse veut fuir avec la bête... Franck vise... tire ! Tesse, blessée, perd son sang, s'affaiblit, lutte contre cette route sans fin... Quel secret a mené Serge Kominski, l'auteur, dans ce village abandonné ? Qui est Gulde, la muette ? De quel mal Tesse est-elle atteinte ? Que fuit Serge ? Du drame de ces deux êtres, va naître une passion démesurée, un amour fou, dans un paysage d'une beauté sauvage comme leur accouplement ; envoûtés par les harmonies wagnériennes, qui recréent pour eux le Vénusberg, le Walhalla ! Tesse et Serge découvriront-ils le secret des amours payennes des divinités antiques ?
Sur le point de divorcer, Tina, petite bourgeoise, épouse bafouée, se trouve en un instant reléguée au rang de paria : Jérôme, son mari, vient d'être arrêté ! Loin d'abandonner l'infidèle, Tina luttera pour le soutenir et partagera le sort de ses compagnes d'infortune. Avec elle, vous découvrirez le "bureau des prisons", "Fresnes", "la Centrale", "les colis de Noël". Vous entrerez dans les parloirs, où il faut hurler pour se faire entendre. Sans le moindre abri, vous souffrirez du froid, pataugerez dans la boue et la neige, sentirez la brûlure du vent glacial, vous ruisselerez de pluie, attendrez des heures, hors des murs de la prison, comme une chienne abandonnée, le court instant de "la visite". Pourtant, dans cet enfer, Tina rencontrera l'amour. Sigmund l'arrachera-t-il à ce mari tyrannique et adultère ? Parviendra-t-il à étouffer en elle cette tendresse pour Jérôme ? Connaîtra-t-elle enfin le bonheur ? Oubliera-t-elle jamais qu'elle fut une paria ? D'une violence et d'une sensualité d'écorchée vive, ce nouveau roman de Thérèse Massart est un réquisitoire contre l'administration pénitentiaire, un plaidoyer en faveur de ces femmes innocentes traitées en coupables. Désespoir et passion se mêlent étroitement dans ce roman d'une brûlante actualité.
Jacqueline Barde disait d'elle : ses romans sont toujours extraordinairement sensuels. Cette longue fille blonde, aux allures de pouliche alezane, connut - dès l'entrée - un succès fracassant avec "Les pigeons meurent en dormant" et "Les félins de cuir", devenus des classiques de l'érotisme. "Je défie de poser un Thérèse Massart avant de l'avoir terminé". (Le dépositaire de France). Jacques Bouzerand, lui, affirme : Elle se permet toutes les audaces, sauf une : la vulgarité. "Tout peut être dit de façon élégante, affirme-t-elle. Et elle le dit !" (Le Point). "Le mors aux dents", c'est 30 jours de la vie d'une femme - 30 jours mystérieux, où ses trois passions se mêlent : les hommes, la mer, les chevaux ! Un soir, l'amour lui est arraché. Comment, par qui, pourquoi ? Le bruit des vagues, le hennissement des étalons, les soupirs et les plaintes des enlacements vous emporteront à bride abattue par-dessus les obstacles, dans une poursuite passionnée de l'amour physique, jusqu'au delà des barrières dressées entre la vie et la mort. Chatte et cavale, elle rue et botte qui cherche à la dominer - prend : "Le mords aux dents", piquant droit à son but : l'amour total, sans loi ni frontières.