Steiner
Steiner
Franck Wheil enseigne les mathématiques le jour et joue au poker la nuit. Donjuanesque et égaré, inhumain et fragile, il est un bloc de tendresse voué à l'errance. Surgit l'énigmatique Rachel. Tandis qu'elle jette son dévolu sur lui, le tapis vert engloutit ceux à qui la dame de carreau sourit. C'est un milieu très noir que nous décrit Michel Steiner, dans un style à la fois cru et terriblement poétique. On ne ressort pas indemne de la lecture de ce livre, sur le jeu et le désir - le jeu du désir - où le désir n'est jamais que désir d'autre chose.
C'est à ce moment qu'elle sut d'où provenait son inquiétude : derrière les vitres, il n'y avait rien, et il ne pouvait rien y avoir puisqu'elle se trouvait au deuxième étage d'une tour d'angle. Mais, à la limite de son champ visuel, tout à fait à gauche, elle voyait le tableau accroché au mur. Et elle sentit que les yeux du personnage peint sur la toile la regardaient.