Stefan Zweig
Stefan Zweig
Dans un village de Bohême, Ruzena, née sans nez, affronte le mépris et l’injustice avec une détermination hors norme. Quand son fils est menacé par la conscription, elle invente un stratagème audacieux pour le sauver.
1519 : un Portugais nommé Magellan, banni par son roi, persuade Charles Quint de financer une expédition folle. Son objectif ? Trouver un passage vers l’ouest et prouver que la Terre est ronde. Trois ans plus tard, un seul navire rentre à Séville.
À l’aube des années 1930, Stefan Zweig observe un monde en pleine mutation, où l’individu s’efface face au collectif et où l’utopie européenne s’évanouit.
120 lettres inédites de Stefan Zweig à Einstein, Freud ou Rolland : une plongée bouleversante dans la judéité, l'exil et l'engagement d'un géant de la littérature face à la montée des totalitarismes.
Au début de l'année 1920, Friderike von Winternitz, une jeune et talentueuse romancière, devient l'épouse de Stefan Zweig, qu'elle connaît depuis 1912. C'est en femme résolue, aimante et « forte », comme elle le dit dans une des lettres qui précèdent leur mariage, qu'elle décide de l'assister dans sa vocation littéraire, mettant de côté sa propre carrière. Jusqu'au début de l'année 1934, le couple et leurs filles vivent à Salzbourg puis leurs chemins se séparent : Stefan part vivre à Londres, où il tombe amoureux de sa secrétaire Lotte Altmann, tandis que Friderike reste en Allemagne. Après l'Anschluss, en 1938, le romancier divorce de Friderike, et au début de la guerre, se marie avec Lotte. Il n'en poursuit pas moins, jusqu'à son suicide à Rio en 1942, sa correspondance avec Friderike, lui confiant ses derniers tourments. Au fil de cette abondante correspondance, la passion se mue en estime affectueuse. On y suit l'écrivain, de l'univers en décomposition du Monde d'hier, lieu de ses succès de jeunesse (cette Mitteleuropa dont il gardera toujours la nostalgie), aux années d'errance à travers une Europe ravagée par la barbarie nazie. La dernière lettre de Zweig à Friderike est écrite quelques heures avant son suicide : « Je suis certain que tu verras des temps meilleurs et tu me donneras raison de n'avoir pas pu attendre plus longtemps avec ma bile noire. »
1542 : une enfant de six jours devient reine d’Écosse. 1567 : une femme de vingt-cinq ans perd tout. Entre ces deux dates, Marie Stuart incarne l’éclat et la chute, la passion et la trahison.
Rien ne sera jamais plus comme avant. Dans Le Monde d'hier, Stefan Zweig retrace l'effondrement d'une Europe insouciante, de la Vienne impériale à l'exil brésilien, entre nostalgie et désillusion. Un témoignage poignant sur la fin d'un monde.
Stefan Zweig, génie de la nouvelle psychologique (Amok, 1922 ; Vingt-quatre heures dans la vie d'une femme, 1925 ; Le Joueur d'échecs, 1942, etc...) est entré tôt en dialogue avec le fondateur de la psychanalyse. Dans l'essai qu'il lui consacre en 1931, il trace de lui un portrait particulièrement vivant. Nourri des multiples entretiens qu'eurent les deux hommes, ce texte s'enracine dans la « conception intuitive » qu'avait Zweig de cette nouvelle discipline. L'auteur du Monde d'hier ne fut pas un freudien « de stricte observance ». À l'instar de Freud lui-même, il craignait l'utilisation de la méthode par des « mains maladroites ». Mais surtout l'hommage sincère qu'il rend à une figure à ses yeux incomparable allait de pair avec une prise de distance sur des points importants. Les impulsions reçues comme les convergences mises au jour se doublent ainsi du souci de sauvegarder l'autonomie de sa vision et celle de la création littéraire. À bonne distance des thuriféraires et des renégats, Zweig nous a laissé une présentation exceptionnelle de l'homme Freud, des grands motifs, révolutionnaires, qui structurent ses écrits, de l'évolution de son oeuvre, de Vienne à l'exil londonien.
Découvrez le destin tragique de Marie-Antoinette, reine de France, à travers le regard perçant de Stefan Zweig.
Le Fouché (1929) de Stefan Zweig occupe une place à part dans la série des Vies. L'ouvrage a pour cadre la France de la Révolution et de l'Empire. L'existence de celui qui fut associé à la Terreur, au règne napoléonien et à la Restauration comme « massacreur » et policier impitoyable n'est comparable à aucune autre. À bonne distance de la perspective universitaire illustrée par Louis Madelin (1901), Zweig s'est attaché à retracer la genèse psychologique d'une personnalité dont la cuirasse construite dans les épreuves et les humiliations fait obstacle à tout sentiment de sympathie de la part du lecteur. Chronologique, le récit est découpé en une suite de neuf chapitres. Son trait spécifique est une exceptionnelle intensité dramatique. Les face-à-face de Fouché avec Robespierre jusqu'à Thermidor puis avec un Napoléon dérivant vers la tyrannie avant d'être entraîné dans une chute inexorable, théâtralisent les moments clés d'une histoire aux retournements inattendus. Ces instants où opportunisme, conquête et volonté de conservation amorales du pouvoir se mêlent inexorablement, sont, aux yeux de Zweig, l'image désespérante du temps présent.
Face aux périls du temps des dictatures, Zweig fait d'Érasme son modèle. L'amour des lettres et de l'art, le commerce civil des esprits, le dialogue persévérant dessinent l'espace d'une tolérance où inscrire idéalement le présent. Le moderne qu'est Zweig met à contribution la psychologie de même que l'anatomie et la généalogie des systèmes. Identifiant dans la théocratie instaurée par Calvin à Genève la matrice des totalitarismes - la Terreur, le communisme soviétique, la dictature raciste -, il défend avec véhémence les valeurs morales. La plume sera sa seule arme. Refusant, ce qu'on lui reprocha vivement, l'engagement militant, il fuit l'Allemagne puis l'Europe avant de se donner la mort au Brésil. Pour lui cependant, le cours des choses n'est pas déterminé une fois pour toutes. Il est fait de retournements inattendus.
« Il fut à la fois prophète, révolté, moraliste et artiste. Mais avant tout, un homme en lutte avec lui-même. » Dans "Tolstoï, L'Éveil d'un Géant", Stefan Zweig dresse le portrait intime et bouleversant de l'un des plus grands écrivains de tous les temps. À travers une plume d'une élégance rare, il retrace la vie tourmentée de Léon Tolstoï, de son enfance dans la noblesse russe à la création de Guerre et Paix et Anna Karénine, jusqu'à son renoncement final aux vanités du monde. Zweig explore les contradictions de ce génie hors du commun : son besoin d'absolu, ses crises mystiques, son rapport à la foi, au désir, à la culpabilité. Derrière le monument de la littérature, il révèle un homme déchiré entre la gloire et la vérité, le plaisir et la morale, la richesse et la simplicité évangélique. À mi-chemin entre la biographie et le portrait psychologique, ce texte captivant éclaire la trajectoire d'un créateur en quête de sens. Un voyage au coeur de la Russie et de l'âme humaine, signé par l'un des plus grands biographes du XX? siècle. À PROPOS DE L'AUTEUR Stefan Zweig (1881-1942) était un écrivain et biographe autrichien de renommée internationale. Né à Vienne, il s'imposa comme l'un des maîtres de la nouvelle psychologique et un biographe de talent, capable de donner vie aux grandes figures de l'Histoire avec un style captivant et accessible. Humaniste et grand voyageur, Zweig excellait dans l'art de raconter les destins exceptionnels et les moments décisifs qui ont façonné notre monde. Ses biographies historiques, alliant rigueur documentaire et talent narratif, ont conquis des millions de lecteurs à travers le monde. Contraint à l'exil par le régime nazi, il s'installa au Brésil où il mourut en 1942. Son oeuvre, traduite dans de nombreuses langues, continue d'éclairer l'Histoire avec la passion et l'élégance qui caractérisaient cet auteur d'exception.
1519 : un Portugais exilé, Fernand de Magellan, lance un défi fou à l’Espagne et au monde. Avec cinq navires et 265 hommes, il part à la conquête d’un passage secret vers les épices, bravant l’inconnu, les mutineries et la mort.
1542, Écosse : une reine à six jours. 1587, Angleterre : une tête tombe sous la hache. Entre ces deux dates, Marie Stuart incarne l’une des destins les plus flamboyants et tragiques de l’Histoire.
Derrière le mythe de la reine frivole, découvrez le destin tragique de Marie-Antoinette, femme en quête d’amour et de liberté, prise au piège de l’Histoire.
1587 : Marie Stuart, reine d’Écosse à six jours, reine de France à dix-sept ans, monte sur l’échafaud après vingt ans de captivité.
Joseph Fouché, l'énigme politique de la Révolution française Prêtre défroqué, régicide, ministre redouté sous Napoléon, architecte de l'ombre sous la Restauration : Joseph Fouché incarne le parfait caméléon politique. Dans cette biographie fascinante, Stefan Zweig dresse le portrait saisissant d'un homme sans scrupules, maître absolu de l'intrigue et du retournement d'alliance. D'abord modéré sous la Révolution, Fouché se radicalise, devenant l'un des acteurs majeurs de la Terreur avant de se muer en artisan de la chute de Robespierre. Ministre de la Police sous Bonaparte, il surveille tout et manipule chacun, s'assurant de rester au pouvoir au fil des régimes. Parfait disciple de Machiavel, il survit là où d'autres tombent, jusqu'à son exil final. Avec la finesse psychologique qui le caractérise, Zweig explore la nature de cet homme insaisissable, dénué de passion mais avide de domination, illustrant comment l'absence de principes peut devenir la clé du pouvoir absolu. Une fresque captivante sur l'art de la dissimulation et du calcul, qui résonne avec une troublante modernité.
Plongez dans Amok, chef-d'œuvre de Stefan Zweig, où un médecin sombre dans la folie passionnelle en Malaisie coloniale. Une nouvelle intense, entre désir et désespoir, à découvrir en ebook enrichi avec fonction chat pour dialoguer avec l'œuvre.
All progress on earth depends mainly on two inventions due to human ingenuity. The invention of the wheel, which rolls onward with dizzying revolutions around its axle, enables us to move about physically. The invention of the art of writing excites our imagination and gives expression to our thoughts. That nameless man who first, somewhere and at some time, bent the hard wood around the spokes, taught mankind to overcome the distances that separate lands and peoples. With the first wagon intercourse became at once possible; freight could be transported and men could travel and learn. It brought an end to the limitations set by nature, which assigned certain fruits, metals, stones and products, each to its own narrow home. Countries no longer lived by themselves but in relation to the whole world. The Orient and the Occident, the South and the North, were brought together by the invention of vehicles. Just as the wheel in all its various uses, as a part of locomotives, of automobiles and of propellers, overcomes the physical law of gravitation, so the art of writing, which likewise has developed far beyond the written roll, from the single leaf to the book, has overcome the tragic limitations of life and experience that hemmed in the individual human being. Because of books no one need any longer be shut up by himself, within his own narrow confines, but can share in everything that has happened or is happening, in all the thoughts and feelings of the whole of humanity. Everything or practically everything that takes place in the world of thought depends today on books, and that form of life, imbued with intelligence and raised above material considerations, which we call civilization, cannot be imagined without books. This power of the book to enlarge the soul and to build new worlds, which is active in our personal and private lives, very rarely obtrudes itself on our consciousness and then only in moments of special significance.
Joseph Fouché, maître de l'ombre et génie de la survie politique : découvrez comment cet homme, tant détesté qu'indispensable, a traversé Révolution, Empire et Restauration sans jamais perdre son pouvoir.
1519, Séville : cinq navires et 265 hommes partent pour le premier tour du monde. Stefan Zweig raconte l'épopée de Magellan, où la folie des hommes défie l'océan et l'inconnu.
Découvrez le destin fulgurant et tragique de Marie Stuart, reine à six jours, épouse à dix-sept ans, et captive pendant vingt ans avant son exécution.
Découvrez le destin tragique et fascinant de Marie-Antoinette, reine de France, à travers le regard psychologique et littéraire de Stefan Zweig.
Au XVIe siècle, Érasme de Rotterdam incarne l'espoir d'une Europe unie par la raison et la tolérance.
Une femme respectable, veuve et discrète, voit sa vie basculer en vingt-quatre heures après avoir croisé le regard d’un jeune homme au casino.
À soixante ans, Roland, professeur respecté, se souvient de sa jeunesse et de la rencontre qui a bouleversé sa vie : celle de son mentor, un homme aussi fascinant que trouble.
Découvrez le destin tragique et fascinant de Marie-Antoinette, reine de France, à travers le regard psychologique et littéraire de Stefan Zweig.
Plongez dans Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, le chef-d'œuvre psychologique de Stefan Zweig, où une passion fulgurante bouleverse une existence entière.
Rien ne sera jamais plus comme avant. Le Monde d'hier est le testament littéraire de Stefan Zweig, écrit en exil au Brésil en 1941, à la veille de son suicide.
Une femme mourante écrit à l'homme qu'elle a aimé en silence toute sa vie. Lettre d'une inconnue de Stefan Zweig est une confession déchirante, un chef-d'œuvre de la passion et de l'abnégation, où l'amour se vit sans espoir de retour.
The works of great artists are silent books of eternal truths. And thus it is indelibly written in the face of Balzac, as Rodin has graven it, that the beauty of the creative gesture is wild, unwilling and painful. He has shown that great creative gifts do not mean fullness and giving out of abundance. On the contrary the expression is that of one who seeks help and strives to emancipate himself. A child when afraid thrusts out his arms, and those that are falling hold out the hand to passers-by for aid; similarly, creative artists project their sorrows and joys and all their sudden pain which is greater than their own strength. They hold them out like a net with which to ensnare, like a rope by which to escape. Like beggars on the street weighed down with misery and want, they give their words to passers-by. Each syllable gives relief because they thus project their own life into that of strangers. Their fortune and misfortune, their rejoicing and complaint, too heavy for them, are sown in the destiny of others-man and woman. The fertilizing germ is planted at this moment which is simultaneously painful and happy, and they rejoice. But the origin of this impulse, as of all others, lies in need, sweet, tormenting need, over-ripe painful force. Verlaine was always only a human being, a weak human being, who did not even know how "to count the transgressions of his own heart." It was this very lack of individuality, however, which produced something much rarer-the purely and entirely human. Verlaine was soft clay without the power of producing impresses and without resistance. Thus every line of life crossing his destiny has left a pure relief, a clear and faithful reproduction, even to the fragrance-like sorrows of lonely seconds which in others fade away or thicken into dull grief. The tangled forces which tempestuously shook his life and tore it to tatters crystallized in his work and were distilled into essences.
À soixante ans, Roland, professeur respecté, se souvient de sa jeunesse et de la rencontre qui a bouleversé sa vie : celle avec un mentor aussi fascinant qu’énigmatique.