Simon Tremblay-Pepin
Simon Tremblay-Pepin
Mensonge et manipulation: voilà l'essence des relations publiques pour la plupart des gens. Ils n'ont pas tort. Dans le monde de l'image, on peut difficilement éviter de faire certains arrangements avec l'éthique et la vérité. Simon Tremblay-Pepin a exercé le métier de conseiller en communications pendant une quinzaine d'années. Selon lui, si les relations publiques sont un outil puissant et indispensable pour provoquer les transformations sociales qui sont nécessaires aujourd'hui, leur usage a un prix: l'érosion des assises démocratiques qui permettent ces transformations. Dans un souci de vulgarisation et de synthèse, l'auteur décortique le discours que les relationnistes tiennent sur leur profession, présente les figures fondatrices de l'industrie et fait appel à un corpus varié allant du duc de Saint-Simon à Chantal Mouffe et Ernesto Laclau, en passant par Daniel J. Boorstin et Jean Baudrillard.
Sortir du capitalisme, certes, mais pour aller où? À quoi pourrait bien ressembler une économie postcapitaliste? Devant l'ampleur de la crise écologique et l'absence de solutions conséquentes de la part de la classe politique, il devient urgent de répondre à ces questions, que la gauche évite depuis trop longtemps. Selon les tenants du capitalisme, seules deux options semblent s'offrir à nous: le statu quo ou les goulags soviétiques. La victoire du capitalisme serait donc définitive, et envisager une société sans exploitation serait une lubie réservée aux adeptes de science-fiction, aux révolutionnaires nostalgiques et aux jeunes idéalistes. Prenant ces désolants lieux communs à contre-pied, Construire l'économie postcapitaliste présente dans le détail des modèles concrets pour réorganiser en profondeur notre système économique et politique. Ce livre offre au lectorat francophone une synthèse des réflexions des trente dernières années sur la planification démocratique de l'économie. Il permet de penser l'activité de nos sociétés au-delà du capitalisme, dans un esprit de justice sociale dont elles ont plus que jamais besoin.
Avec la division cognitive du travail qui accompagne l'évolution néolibérale des sociétés, l'efficacité ne résulte plus de la parcellarisation des processus de production en des tâches simples, répétitives et rigoureusement délimitées, mais de la capacité des forces de travail à investir dans leurs facultés d'apprentissage, d'innovation et d'adaptation afin de les maximiser en suivant les besoins perpétuels de l'appareil de production et sa dynamique de changement continu. En cela le transhumanisme représenterait le meilleur instrument dont dispose aujourd'hui le néolibéralisme pour atteindre l'objectif ultime d'une dépolitisation totale des individus et de la société au profit d'une économisation intégrale des individus et de la société. En véhiculant l'idéal d'une « augmentation technologique de l'humain », le transhumanisme enrôlerait l'individu à investir son humanité en la comprenant uniquement en termes de capital humain pour mieux la faire entrer intégralement sur le marché économique comme source d'adaptation à ce nouveau milieu dans lequel la compétition généralisée doit être perçue comme « naturelle ». Cela apparenterait le transhumanisme à une forme particulière de propagande au service de « l'idéologie du travail » de Jacques Ellul, développée par le néolibéralisme.