Silvain Reiner
Silvain Reiner
Les night-clubs, les boîtes de strip-tease, les clubs nudistes, le Lido, les salles de garde, la p.j., les prostituées, les clochards, les suicidés, les cliniques d'accouchement... ou d'avortement, les taxis de nuit, les accidents d'automobile, les ivrognes, la brigade fluviale, les fugues des adolescents, les rondes de la brigade des agressions, le catch, les halles, les trafiquants de femmes, la morgue, les abattoirs, les chiffonniers, les maisons de rendez-vous, la police privée, les dancings, les soirées de Lipp, les habitués du fiacre, la salle Cusco, le bois de Boulogne et ses promeneurs solitaires.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Dans le Paris cossu du XVIe arrondissement, Béatrice Lagrange tente de briser le sortilège d’un héritage familial encombrant.
1942, Paris. Un homme échappe aux rafles, mais pas à la culpabilité d’avoir survécu. Comment vivre quand on se sent étranger à soi-même ?
D'une petite plage, en septembre 1939, où éclate le premier crime aux approches d'une guerre de « surhommes » dont l'armée secrète accomplira le génocide, jusqu'à l'hiver 1973, où un professeur agonisant gouverne une République aux abois - le roman d'une époque remplie de bruit et de fureur, de grandeur et de folie. Avec son antihéros, Christophe Maillard, « Le tapis rouge » nous conduit, à travers les sept cercles de l'Enfer, dans la France de la peur et de la soumission, dans l'après-guerre des avides et des « purs », les années noires n'ayant pas débouché sur l'âge d'or promis. Maillard et ses amis de la nuit, Félix et Jacques, son épouse Geneviève, rescapée d'un camp de la mort, gravissent les marches du pouvoir à travers les tourmentes : l'Indochine, l'Algérie, mai 1968. Tragiques absurdités et révoltes dérisoires, profiteurs médaillés, héros déshonorés, survivants de l'épopée clandestine qui s'entre-déchirent, récupération politique des hécatombes et des tortures - l'immense aventure de notre temps, de femmes et d'hommes ballottés par l'histoire, où reviennent les mêmes questions lancinantes. Quel sens donner à la guerre ? Que signifient courage, patrie et gloire ? Et la promesse d'une aube radieuse ? Où conduit ce tapis rouge étalé, magique et misérable, sous les pas de dirigeants aveugles ?
Été 1949. Joseph Kessel est alors le monstre sacré par excellence. Grand reporter, romancier à succès, aventurier des nuits parisiennes, l'auteur du Chant des partisans n'en demeure pas moins un homme complexe, fragile même, sous ses apparences de colosse. Silvain Reiner, lui, n'est rien. Il a survécu, plutôt mal que bien à la guerre, et n'a qu'une seule raison de vivre : l'écriture. Entre ces deux écrivains naîtra une amitié que Silvain Reiner restitue dans un récit sans complaisance aucune pour l'ogre qui le dévora de générosité. Entre deux visites à Jef, Silvain Reiner errait en piéton sarcastique dans un Saint-Germain-des-Prés où poètes, peintres et prétendus artistes brûlaient dans les bistrots leurs seuls biens : du temps et des illusions à la pelle. Arthur Adamov, Maurice Druon, René Julliard, André Schwarzbart, Georges Arnaud, Albert Cossery, Jacques Audiberti et bien d'autres personnages du monde littéraire apparaissent dans ce texte méchant à souhait. Le rire est ici un passeport pour une époque où vivre ne signifiait pas encore consommer.
Une grande ville ressemble à un décor, où circulent des personnages dont la banalité est souvent un masque. Cela est surtout vrai en ce qui concerne les jeunes femmes. Le héros de cette histoire - un journaliste momentanément privé d'emploi - tombe dans le piège d'une de ces rencontres. Il est disponible, il est seul, il est triste... Cette inconnue, c'est peut-être le miracle qu'il attend. Il ne doit pas le manquer. Il le suit à la piste. L'Étrangère n'est pas née hors frontières. Elle est de ce pays. Pourquoi alors est-elle si mobile, si figée, si étrange en un mot ! Que veut-elle ? Pourquoi expédie-t-elle son amoureux sur de fausses pistes ? Pourquoi cède-t-elle, prétexe pour mieux s'échapper. Un glas escamote un carillon de noces, image d'une punition immanente, d'un châtiment nécessaire. Ce roman de Silvain Reiner est une course contre la montre, contre le coeur ; l'histoire d'une passion-poursuite... Une histoire réaliste, qui finit sur un coup de théâtre fantastique, phantasmatique.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
On a longtemps prétendu que la femme, traditionnellement « abandonnée » était la grande victime du divorce. Mais si le divorce est une guerre qui a pour terrain de bataille le domicile conjugal, on ne sait pas toujours qui est le vainqueur et qui est le vaincu. Christian, le héros du nouveau roman de Silvain Reiner, l'apprendra à ses dépens, lorsque, se croyant libre, il se retrouvera dans une solitude inattendue. Fable triste-amère sur le couple, Le Domicile Conjugal est l'histoire d'un bonheur bien difficile à prendre.
Si elle revenait, ce serait le bonheur pour toujours. Simplement elle ne reviendra pas pour la bonne raison qu'elle ne peut pas revenir. Il suffit pourtant qu'une silhouette de femme évoque un tant soit peu sa mère, pour que le coeur de Laurent fonde. D'angoisse et d'amour. Quand on est un enfant, ce n'est pas facile de se débrouiller avec toute cette histoire de la vie et de la mort, mais les grandes personnes ont beau mentir, on n'arrête pas d'y croire. On trouve toujours une petite fête pour le coeur...