Roland Canu
Roland Canu
Des cinq soeurs Verdelaine, Hortense est sans doute la plus discrète, la plus secrète, toujours le nez dans son journal intime. Pour vaincre sa timidité et se faire une place parmi ses soeurs, elle a pris une grande décision : elle va suivre des cours de théâtre. « Une idée complètement Seine-et-Marne ! » comme dirait Muguette, sa nouvelle amie et locataire de la maison voisine. Pendant ce temps, à la Vill'Hervé, leur grande maison pleine de recoins et de mystère, on se prépare à fêter Noël. Et Bettina, elle, s'apprête à rencontrer Merlin, un abominable livreur de surgelés au sourire ravageur...
Quels liens établir entre la déconnexion numérique, les fusillades scolaires et les réactions immédiates qu'elles provoquent, la contestation politique à Cuba ou encore les médiatisations autour de mouvements militants et citoyens tels que Les Indignés ou Nuit Debout ? Au coeur de chacun de ces cas se loge une association originale entre critiques et numériques. Cette association prend la forme tantôt de critiques qui sont adressées au numérique, tantôt de critiques qui sont adressées depuis et par le numérique. Les différents chapitres de cet ouvrage collectif et interdisciplinaire engagent l'analyse de cette multiplicité d'associations sur des terrains et auprès d'acteurs variés.
Au début de l'année 2020 débutait en Europe l'épidémie de Covid 19, et avec elle l'aventure d'un petit objet qui allait s'installer dans le quotidien de millions d'individus : le masque sanitaire. Jamais objet technique - pas même le téléphone portable ! - ne s'était diffusé aussi vite. L'ouvrage a pour ambition d'éclairer cette irruption du masque dans les relations sociales dans le contexte de la France du début des années 2020 : ancré dans la perspective sociologique, il cherche à décrire les formes qu'a prises cette irruption, à en évaluer les implications, à mettre le phénomène en perspective sur les plans historique, sociotechnique, économique et politique. Sur la base d' enquêtes, les masques sanitaires sont analysés selon un quadruple examen. Une première partie en retraçe leur longue histoire et la façon dont les Français s'en sont saisis. La deuxième partie s'intéresse aux récpercusions sur les publics fragiles , enfanst et malades La troisième partie explore l'expérience des masques à l'échelle de groupes sociaux particuliers pour lesquels elle fut particulièrement cruciale ou douloureuse : « premiers de corvée », soignants et commerçants. Enfin, la dernière partie montre qu'au-delà « du masque » il y a « des masques » : on ne comprend bien l'appropriation de l'objet qu'en s'intéressant à sa matérialité ; ainsi, l'opposition entre masques en tissu et masques chirurgicaux soulève des enjeux plus généraux autour du masque comme déchet et du masque comme accessoire de mode plus ou moins durable.