Pierre Peuchmaurd
Pierre Peuchmaurd
Ecrit par un garçon de vingt ans, voici le premier témoignage complet sur mai et juin. Témoignage passionné, reflet d'un temps passionné. Témoignage d'un jeune homme qui, pour la première fois, à la faveur d'événements qu'il n'espérait même plus, s'est découvert vivant. Beaucoup de garçons et de filles se retrouveront dans ce texte. Et beaucoup de parents y reconnaîtront, ou y découvriront, leur fils ou leur fille.
Plus vivants que jamais est un texte écrit à chaud durant l'été 1968, qui parut initialement chez Robert Laffont, à l'automne, dans la collection « Contestation ». Il se présente comme le carnet de bord d'un jeune de 20 ans qui raconte au jour le jour les événements auxquels il participe avec sa bande de copains. Ils se déplacent sur toutes les lignes de front, de leur QG - le Quartier latin - à Flins, Montparnasse, les Champs-Élysées, etc. Paris est alors leur ZAD. Le texte déroule les événements, s'attache aux faits, aux actions, aux assemblées générales, aux barricades, aux occupations d'usine... L'écriture est brève, tendue, à l'image de cette jeunesse prise dans un tourbillon. Pierre Peuchmaurd écrira plus tard : « On écrit comme on respire, c'est-à-dire comme on étouffe. » Pierre Peuchmaurd (1948-2009), poète surréaliste, ancien émeutier des années 68.
Le Diable, évidemment... Le Diable a ses repères. Ce sont des repères de brigand. De brigand de velours, si l'on se fait complice de Pierre Peuchmaurd qui, du coin de l'oeil, a tout vu. D'abord, Caroline aux yeux d'or, qui n'a pas perdu le nord. Il faut avoir quelque chose du vampire, pour ne pas craindre que l'on brise les miroirs, et pour épouser un boucher. Mais la plus sûre façon d'inventer, n'est-elle pas de chercher ce que l'on trouve ? Voici la Mavka, jeune sorcière, noire comme la poule. Elle aime surgir de derrière un rocher qui n'existe pas, quand il n'y a personne pour la voir. C'est aussi un édredon de sang et le lever du jour. Sa famille, c'est le Diable à quatre. La lumière des caveaux la fait rire. On peut lire l'avenir dans ses entrailles et ce que l'on y voit ne saurait s'oublier. Cerise du matin, chagrin. Quand on l'a (la cerise), c'est que la chance est allée voir ailleurs, de l'autre côté de l'horizon. Alors, la folie n'est pas loin. Cela donne à penser aux vautours. Elle règne en silence, avec un bruit d'enfer. Le temps des dernières cartes est venu, la terre est rouge... comme une cerise ! Le Diable, donc. Pas si méchant que cela, après tout. Malin, c'est certain. Ses bottes ne craquent pas, dit un proverbe anglais. Ce qui n'empêche pas Peuchmaurd de lui faire les poches. Peut-être ce livre aurait-il dû s'intituler "La main dans le sac" ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
"L'enfant des principes ne ment jamais aux ours." Ce recueil de poésie de Pierre Peuchmaurd, illustré par Robert Lagarde, a été publié en 1994 par L'éther vague