Pierre Allorant
Pierre Allorant
Découvrez l’histoire politique et urbaine d’Orléans à travers le destin de ses 19 maires, de la Révolution à 2026. Pierre Allorant, historien et doyen de la faculté de droit, analyse leurs réussites, leurs échecs et leur héritage pour la ville.
Un ouvrage intéressant qui reprend le point de vue d'un militaire avant la Première Guerre mondiale Loin de l'idée reçue d'un XIXe siècle marqué par une phase de paix entre les guerres de Napoléon et la Grande Guerre, la correspondance familiale de l'officier du génie Ernest Ballard témoigne de la violence des premières phases de la conquête de l'Algérie en 1831 et 1841 qu'il décrit à ses parents. Reparti en Méditerranée orientale en 1855, le capitaine Ballard, désormais officier d'état-major relate à son épouse l'expédition de Crimée, de son départ de Marseille à son débarquement à Constantinople, puis de Sébastopol au camp de Traktir. Ce témoignage épistolaire inédit est d'autant plus exceptionnel que ce polytechnicien est un adepte du fouriérisme, actionnaire de l'Union agricole du Sig près d'Oran, lecteur de la Démocratie pacifique de Victor Considérant. EXTRAIT Alger, le 21 novembre 1831 Ernest à sa soeur Louise Ballard On m'a rappelé à Alger pour être meunier, c'est à dire surveiller les travaux que l'on avait à faire à des moulins que l'on avait établis depuis six mois et qui ne vont pas. Depuis mon arrivée, je n'ai eu le temps de connaître que le chemin d'Alger aux moulins et pas autre chose. Enfin, imagine-toi que je n'ai pas seulement vu la Casbah, c'était cependant le moins qu'on pouvait faire, de sorte que je ne t'apprendrai presque rien de ce pays. Je ne me suis trouvé qu'une seule fois l'occasion de parler bédouin, langue épouvantable, à laquelle personne ne mord ; il est très peu de personnes dans l'armée qui l'entende et encore moins qui la parle. Mais si les personnes qu'on rencontre ont une figure française, il n'en est pas de même des maisons qui ont une tournure algérienne et qui ne ressemblent en rien aux nôtres. Toutes les fois qu'on aperçoit une maison ayant des fenêtres de plus d'un pied carré, on peut dire qu'elle n'est pas habitée par des naturels du pays, qui n'ont que de très petits jours, grillagés dans la rue et placés à un pied au-dessus du sol des appartements. C'est derrière ces jours que les Algériennes se mettent pour regarder les passants, ce qui est le seul délassement pour elles.
La mémoire collective est sélective et toutes les guerres ne laissent pas les mêmes traces. Le Centre-Val de Loire (Berry, Orléanais, Touraine) entretient avec les mémoires des guerres une relation certes singulière, née de sa situation au cœur du domaine royal, mais aussi archétypale. De la Délivrance d'Orléans par Jeanne d'Arc en 1429 aux occupations de 1814-1815, 1870-1871 et 1940-1944, les traces locales de sa mémoire participent à la construction de son identité régionale, tout en ayant des résonances nationales.
Peut-on être métropole lorsque ses habitants éprouvent des difficultés à obtenir des rendez-vous auprès de médecins comme de l'hôpital ? Si l'offre de santé ne constitue pas une condition légale pour accéder au statut juridique de métropole, la question mérite d'être posée tant elle renvoie à la symbolique métropolitaine, faite de force, de puissance. Cet ouvrage montre comment Orléans Métropole tente de jouer un rôle fédérateur visant à réunir et coordonner les acteurs du soin, stratégie qui peine à aboutir sans l'intervention d'autres protagonistes, comme la région. Ainsi, le cas d'Orléans illustre la place occupée par la métropole au sein de son archipel institutionnel local, qu'elle contribue à animer tout en bénéficiant de son activité. D'initiatrice à bénéficiaire des politiques de santé, la métropole orléanaise semble désormais en position de conserver et même d'accroître son pouvoir symbolique. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».
Peut-on être métropole lorsque ses habitants éprouvent des difficultés à obtenir des rendez-vous auprès de médecins comme de l'hôpital ? Si l'offre de santé ne constitue pas une condition légale pour accéder au statut juridique de métropole, la question mérite d'être posée tant elle renvoie à la symbolique métropolitaine, faite de force, de puissance. Cet ouvrage montre comment Orléans Métropole tente de jouer un rôle fédérateur visant à réunir et coordonner les acteurs du soin, stratégie qui peine à aboutir sans l'intervention d'autres protagonistes, comme la région. Ainsi, le cas d'Orléans illustre la place occupée par la métropole au sein de son archipel institutionnel local, qu'elle contribue à animer tout en bénéficiant de son activité. D'initiatrice à bénéficiaire des politiques de santé, la métropole orléanaise semble désormais en position de conserver et même d'accroître son pouvoir symbolique. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».
Une métropole peut-elle agir pour corriger un déficit de l'offre de soins et, ainsi, préserver la santé de ses habitants ? L'interrogation peut paraître étonnante, les métropoles n'ayant pas été créées pour intervenir dans le champ de la santé. Pourtant, l'expérience de la jeune Orléans Métropole montre que le constat partagé d'une carence permet de faire émerger de nouvelles solidarités territoriales, pour une action commune inédite en matière sanitaire. La symbolique du statut métropolitain, les ressources qui y sont attachées, ainsi que la créativité locale y contribuent. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».
Une métropole peut-elle agir pour corriger un déficit de l'offre de soins et, ainsi, préserver la santé de ses habitants ? L'interrogation peut paraître étonnante, les métropoles n'ayant pas été créées pour intervenir dans le champ de la santé. Pourtant, l'expérience de la jeune Orléans Métropole montre que le constat partagé d'une carence permet de faire émerger de nouvelles solidarités territoriales, pour une action commune inédite en matière sanitaire. La symbolique du statut métropolitain, les ressources qui y sont attachées, ainsi que la créativité locale y contribuent. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme « Métropoles ».