Philippe Erlanger
Philippe Erlanger
Orpheline de père une semaine après sa naissance en 1542, la fille de Jacques V d'Écosse et de Marie de Lorraine est l'enjeu, dès l'âge de cinq ans, des convoitises diplomatico-matrimoniales de l'Angleterre et de la France. Un an plus tard, une nouvelle vie commence à la cour des Valois, partagée entre une éducation de princesse lettrée de la Renaissance, et les complots d'un pays déchiré par les guerres de Religion. En 1558, son somptueux mariage avec le futur héritier du trône, semble enfin inaugurer de belles années. Mais, un an plus tard, la mort accidentelle d'Henri II propulse son mari, François II, sur un trône branlant où son esprit enfiévré et brouillon achève de désorganiser la France. La mort de François, après deux ans de complots et de traquenards, laisse une veuve de dix-huit ans, aussitôt réexpédiée dans son Écosse natale, où elle doit affronter la vague protestante menée par John Knox. Incapable de s'adapter à la rugueuse vie écossaise, après celle des châteaux de la Loire, elle s'égare en plaisirs futiles, en frasques sentimentales, et en échafaudages politiques de pacotille qui - un peu à l'instar d'une Marie-Antoinette - lui valent discrédit, ragots, puis haine, et enfin guerre ouverte. Il ne manque plus que la fuite en Angleterre, chez sa cousine et adversaire Elizabeth, pour achever une existence lamentable, conclue, non sans grandeur d'âme, sur l'é
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
Prague, 1600 : un empereur mélancolique préfère les étoiles aux intrigues de pouvoir. Rodolphe II de Habsbourg, l'empereur insolite révèle comment ce mécène visionnaire, entouré d'alchimistes et d'astronomes.
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Maudit par ses contemporains, un prince incompris qui n'a pas connu, à tort, l'indulgence de la postéritéParvenu au pouvoir en brisant le testament de Louis XIV, le Régent (1715-1723) inaugure une politique réformatrice et souvent audacieuse : il se rapproche de l'Angleterre, favorise la révolution bancaire, restaure les remontrances parlementaires et encourage les ambitions politiques de la haute noblesse. Le fiasco de la polysynodie et la banqueroute de Law amoindrissent son bilan tandis que le dirigeant éclairé disparaît derrière le libertin. Cette biographie enlevée souligne l'importance du politique et révèle une personnalité complexe et fascinante.
Du Télégramme de Brest aux Dernières Nouvelles d'Alsace, de La Voix du Nord à La Provence, la presse quotidienne régionale est une source inépuisable d'histoires extraordinaires et de faits-divers insolites à raconter aux comptoirs des bistrots ou en fin de dîner de famille. De villes en villages, quand un homme s'immole par amour, un autre, à quelques kilomètres de là, plonge dans un canal pour aller secourir un conducteur pris au piège de sa voiture immergée. Lorsqu'un bourg provençal fait vivre un cauchemar à une famille parisienne fraîchement installée, les habitants d'une petite commune du centre de la France découvrent, eux, qu'ils viennent d'hériter d'une fortune colossale léguée par un ancien. Quand des gendarmes du Puy-de-Dôme enquêtent sur l'inexplicable exécution - de deux balles dans la tête - d'un jeune père de famille sans histoires, leurs collègues de Marseille traquent un mystérieux « fantôme de la fac de lettres »... En parcourant plus de soixante quotidiens régionaux tout au long de ces derniers mois, l'auteur nous fait découvrir avec amusement, étonnement et parfois horreur plus de deux cents histoires de folies douces, d'actes de courage héroïques, de mésaventures rocambolesques et de drames bouleversants. Avec une question qui ne nous quitte pas : comment cela peut-il encore arriver près de chez nous ?
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
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Sur Diane enfant nous ne possédons qu'un renseignement précis : son père l'emmenait à la chasse quand elle avait six ans. Dès le premier âge, le futur modèle du Primatice suivit les traces de la déesse, sa patronne, et soumit son corps aux saines disciplines dont elle devait être si bien récompensée. Pendant son existence entière, Diane se lèvera avec le jour, prendra des bains d'eau froide, chevauchera fougueusement à travers bois. Les nobles animaux qui contribueront à immortaliser ses images, elle ne perdra jamais le goût de les forcer.
Favori de Jacques 1er et de Charles 1er au point d'avoir été nommé "le dictateur non seulement de l'Angleterre, mais du souverain", amoureux jusqu'à la folie et aimé d'Anne d'Autriche, Premier ministre, grand amiral, général en chef, ambassadeur, mécène, plus magnifique qu'aucun prince de son époque, George Villiers, duc de Buckingham, offre l'exemple à peu près unique d'un homme qui disposa, avant vingt-cinq ans, d'un pouvoir absolu, sans y avoir d'autres titres que ses dons de séducteur. La manière dont il en usa voua à sa perte la dynastie des Stuart, affola le peuple britannique, bouleversa la politique européenne, provoqua deux guerres et ouvrit une révolution. De son vivant même, Buckingham devint légendaire. À la fois adoré et exécré, il fut comparé aux archanges avant d'être identifié à l'Antéchrist. Assassiné par un fanatique dont l'Angleterre fit un héros, il fut pleuré jusqu'à leur mort par un roi et une reine. La plupart des historiens lui donnèrent le visage d'un traître, d'un apostat, d'un fléau de sa patrie et de la liberté, tandis que les romanciers et les poètes l'égalaient aux amants immortels. La vérité, évidemment, n'a rien à voir avec ces imaginations, mais n'en est pas moins proche du merveilleux. Avec toute la rigueur d'un historien et toute la pénétration d'un romancier, Philippe Erlanger nous conte la véritable histoire de ce favori dont la beauté, les passions, l'extravagance pesèrent d'un si grand poids sur le destin de l'Angleterre et sur l'évolution politique de son temps.
Favori de Jacques 1er et de Charles 1er au point d'avoir été nommé "le dictateur non seulement de l'Angleterre, mais du souverain", amoureux jusqu'à la folie et aimé d'Anne d'Autriche, Premier ministre, grand amiral, général en chef, ambassadeur, mécène, plus magnifique qu'aucun prince de son époque, George Villiers, duc de Buckingham, offre l'exemple à peu près unique d'un homme qui disposa, avant vingt-cinq ans, d'un pouvoir absolu, sans y avoir d'autres titres que ses dons de séducteur. La manière dont il en usa voua à sa perte la dynastie des Stuart, affola le peuple britannique, bouleversa la politique européenne, provoqua deux guerres et ouvrit une révolution. De son vivant même, Buckingham devint légendaire. À la fois adoré et exécré, il fut comparé aux archanges avant d'être identifié à l'Antéchrist. Assassiné par un fanatique dont l'Angleterre fit un héros, il fut pleuré jusqu'à leur mort par un roi et une reine. La plupart des historiens lui donnèrent le visage d'un traître, d'un apostat, d'un fléau de sa patrie et de la liberté, tandis que les romanciers et les poètes l'égalaient aux amants immortels. La vérité, évidemment, n'a rien à voir avec ces imaginations, mais n'en est pas moins proche du merveilleux. Avec toute la rigueur d'un historien et toute la pénétration d'un romancier, Philippe Erlanger nous conte la véritable histoire de ce favori dont la beauté, les passions, l'extravagance pesèrent d'un si grand poids sur le destin de l'Angleterre et sur l'évolution politique de son temps.
"En considérant le second des Bourbons à la lumière de la vérité, il nous est apparu que ce prince énigmatique était bien loin encore d'occuper le rang auquel il avait droit en tant que souverain et surtout en tant qu'homme. Il nous est apparu qu'à la place du fantoche, cher aux romanciers de l'histoire, se trouvait une personnalité d'une si grande richesse psychologique qu'il était permis de voir en elle un reflet des héros créés par les premiers génies du temps - un Shakespeare, un Corneille." Philippe Erlanger
"En considérant le second des Bourbons à la lumière de la vérité, il nous est apparu que ce prince énigmatique était bien loin encore d'occuper le rang auquel il avait droit en tant que souverain et surtout en tant qu'homme. Il nous est apparu qu'à la place du fantoche, cher aux romanciers de l'histoire, se trouvait une personnalité d'une si grande richesse psychologique qu'il était permis de voir en elle un reflet des héros créés par les premiers génies du temps - un Shakespeare, un Corneille." Philippe Erlanger
Philippe d'Orléans, le Régent, n'a guère connu l'indulgence de la postérité. Philippe Erlanger essaie de comprendre la vérité humaine d'un prince trahi par son destin. Il nous fait découvrir comment, voué de force à la débauche, Philippe d'Orléans se trouva de même contraint de suivre une politique qu'il n'avait pas choisie. Il avait "reçu de la nature tous les dons propres à faire un grand souverain et un grand homme. Son malheur fut de naître dans une condition telle qu'on trembla de le voir devenir l'un ou l'autre"
Philippe d'Orléans, le Régent, n'a guère connu l'indulgence de la postérité. Philippe Erlanger essaie de comprendre la vérité humaine d'un prince trahi par son destin. Il nous fait découvrir comment, voué de force à la débauche, Philippe d'Orléans se trouva de même contraint de suivre une politique qu'il n'avait pas choisie. Il avait "reçu de la nature tous les dons propres à faire un grand souverain et un grand homme. Son malheur fut de naître dans une condition telle qu'on trembla de le voir devenir l'un ou l'autre"
Peu de souverains connurent à l'égal d'Hhenri III l'amour passionné et la haine aveugle de la foule. Adoré avant son avènement comme un demi-dieu, il devint, sitôt qu'il règna, l'objet d'une exécration et d'un mépris qui devaient le faire tomber sous le poignard d'un assassin. Et pourtant ce monarque tant vilipendé fut un souverain brave, séduisant, généreux, libéral, doué de tous les dons de l'esprit, grand orateur, soldat valeureux, diplomate incomparable, profondément attaché à sa patrie. Son impopularité, il ne la dut réellement ni à la bizarrerie de ses moeurs, ni aux étrangetés de son caractère. Le grief profond des hommes qui, de son temps, se disputaient la France vint de ce que, méprisant toutes les factions, il défendit inlassablement contre elles la cause du pays. Philippe Erlanger s'est efforcé de tracer une peinture fidèle d'un roi mal connu et, pour ce faire, il a cru ne devoir dissimuler ni ses singularités, ni ses faiblesses. Dans une évocation pleine de vie et de couleur, il montre cet homme extraordinaire en lutte contre la révolution du XVIe siècle et ressuscite autour de lui les personnages fastueux, pittoresques, corrompus qui menaient leurs intrigues à la Cour licencieuse des derniers Valois.
La Saint-Barthélemy a longtemps été considérée, étudiée comme une explosion du fanatisme religieux, comme l'épisode le plus dramatique des guerres fratricides qui pendant quarante années dressèrent les uns contre les autres catholiques et protestants français. La Saint-Barthélemy fut en effet cela, mais elle fut aussi bien autre chose. C'est diminuer cet événement capital, c'est en sous-estimer la portée que de ne pas le situer dans la perspective générale du XVIe siècle et de ses bouleversements politiques. C'est méconnaître également son actualité. Les causes et les effets de la Saint-Barthélemy n'apparaissent clairement que si on les présente en fonction des vastes mouvements non seulement religieux, mais aussi diplomatiques et sociaux qui agitaient l'Europe. Dès lors l'éclairage change et les principaux acteurs de la tragédie apparaissent sous un jour nouveau. En orientant son travail dans cette voie, Philippe Erlanger s'est imposé pour règle : ne céder à aucune des passions que ce sujet brûlant a si souvent provoquées chez les historiens. C'est avec une objectivité totale qu'il a cherché la vérité de ce drame, manifestation éclatante de la folie des hommes, tout imprégnée de l'esprit d'une époque révolutionnaire et que la nôtre aurait profit à méditer.
La Saint-Barthélemy a longtemps été considérée, étudiée comme une explosion du fanatisme religieux, comme l'épisode le plus dramatique des guerres fratricides qui pendant quarante années dressèrent les uns contre les autres catholiques et protestants français. La Saint-Barthélemy fut en effet cela, mais elle fut aussi bien autre chose. C'est diminuer cet événement capital, c'est en sous-estimer la portée que de ne pas le situer dans la perspective générale du XVIe siècle et de ses bouleversements politiques. C'est méconnaître également son actualité. Les causes et les effets de la Saint-Barthélemy n'apparaissent clairement que si on les présente en fonction des vastes mouvements non seulement religieux, mais aussi diplomatiques et sociaux qui agitaient l'Europe. Dès lors l'éclairage change et les principaux acteurs de la tragédie apparaissent sous un jour nouveau. En orientant son travail dans cette voie, Philippe Erlanger s'est imposé pour règle : ne céder à aucune des passions que ce sujet brûlant a si souvent provoquées chez les historiens. C'est avec une objectivité totale qu'il a cherché la vérité de ce drame, manifestation éclatante de la folie des hommes, tout imprégnée de l'esprit d'une époque révolutionnaire et que la nôtre aurait profit à méditer.