Philippe Denis
Philippe Denis
Par l'auteur des recueils de poèmes Cahier d'ombres et Eglogues. « Copyright Electre »
" Un seul événement peut changer la manière dont on se représente soi-même et avec laquelle on s'engage dans l'existence. Alors, une boîte à mémoire peut modifier une évolution qui paraissait fatale mais qui plus tard peut devenir dans la mémoire un moment douloureux de l'histoire qui n'empêche pas une reprise de développement résilient. " (Boris Cyrulnik). L'importance du travail de mémoire n'a jamais semblé aussi décisive en Afrique qu'aujourd'hui pour surmonter les effets de décennies de discrimination, d'abus et de mauvaise gouvernance. L'épidémie du sida et les problèmes de pauvreté, de chômage et d'abus sexuels qui y sont associés assombrissent davantage encore le tableau. Mais il ne faudrait pas se décourager. Pour autant qu'elles reçoivent le soutien et les encouragements nécessaires, des personnes en situation de deuil, de traumatisme ou de vulnérabilité peuvent développer de la résilience, apprenant ainsi comment s'adapter plus harmonieusement à leur environnement. C'est le cas en particulier des enfants, qui sont les principaux bénéficiaires du Programme des boîtes de la mémoire établi depuis quelques années à l'université du KwaZulu-Natal en Afrique du Sud. La méthodologie présentée dans ce livre propose un cadre dans lequel un travail de mémoire peut être réalisé dans un climat d'écoute et de respect au profit des personnes concernées. Les souvenirs des familles sont placés dans une boîte de la mémoire a qui contient le texte du récit familial raconté par les adultes en présence des enfants et d'autres objets rappelant les absents. D'autres formes de travail de mémoire sont menées lors de sessions pour enfants en deuil ou en situation de vulnérabilité. Les auteurs du livre sont des membres ou des associés du Centre Sinomlando d'histoire orale et de travail de mémoire en Afrique, un centre de recherche et de développement affilié à l'école de religion et de théologie de l'université du KwaZulu-Natal.
Suite au décès de leur mère, frères et soeur sont de nouveau réunis dans la maison bordelaise où ils ont grandi et dont ils vont devoir se séparer. Un déchirement qui replonge le narrateur dans son passé et l'histoire de sa famille. Dans un souffle romanesque, il redonne vie à ces fantômes qui ont traversé les épreuves, les joies et les tourments du XXe siècle.Un récit émouvant qui pose la question de la transmission. De quoi hérite-t-on ? Et comment cet héritage nous accompagne-t-il, comment se révèle-t-il à nous, parfois tardivement ? Comment en être digne ? Et garde-t-on la cicatrice de fautes que l'on n'a pas commises ? Philippe Denis est médecin, Inventaire familial est son premier roman.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
« Si Strasbourg jouit d'une réputation glorieuse entre toutes les autres villes dans la chrétienté entière, elle ne l'a pas obtenue parce qu'elle s'est déclarée jadis pour la Confession d'Augsbourg - un grand nombre d'autres cités en ont fait de même - mais elle le doit à l'hospitalité et à la protection qu'elle a accordées à ces malheureux chrétiens, sans distinction de nationalité, persécutés pour leur foi. Elle les a arrachés aux mains sanguinaires des tyrans, et leur a permis de puiser des consolations et des forces dans la Parole de Dieu lue et prêchée dans leur langue : voilà les vrais titres de gloire de notre ville. » Quand Paul Hochfelder, le secrétaire de la ville, prononça ce discours le 14 juin 1577, il y avait déjà quatorze ans que l'Église française de Strasbourg avait été fermée sur ordre du Magistrat. La politique d'accueil sans restriction des réfugiés, dont Hochfelder faisait l'éloge pour obtenir la réouverture de l...