Philippe De Baleine
Philippe De Baleine
Au bord d'un fleuve énorme et menaçant, une case de bambous au toit de palmes où se retrouvent tous les aventuriers de l'Amazonie : c'est l'hôtel des Piranhas. Ses clients couchent dans des hamacs et mangent du tapir rôti. Il est tenu par un couple de marginaux, beaux et amoraux, autour desquels va s'organiser la ronde des terreurs tropicales et des amours torrides. Une jeune femme un peu fantasque, un peu sorcière, va déclencher les passions et la violence. Les chamans indiens s'en mêlent et Vénus en découd avec le dieu Pan, sous le regard attentif et cruel de la matoutou, la mygale géante apprivoisée de l'hôtel des Piranhas. L'auteur du Petit train de la brousse change de continent. Avec ce roman, qui réserve bien des frissons, il nous emmène dans un lieu inquiétant où se posent d'énigmatiques questions, et où l'amour suit d'étranges chemins...
Bangkok, 1987. Un voyageur naïf et sentimental se laisse entraîner par deux sœurs énigmatiques dans une sarabande aussi envoûtante que dangereuse.
Bangkok, années 1980. Martine Morgan, journaliste ambitieuse, se retrouve plongée dans une enquête périlleuse au cœur d’un trafic international.
Après l'Afrique et ses éléphants menacés, vivez de nouvelles aventures en compagnie d'Arthur et des Indiens d'Amazonie. Une fois encore, le danger vient des hommes, et le secours des animaux : anaconda géant, tapir, fourmis rouges... Au coeur de la formidable forêt d'Amazonie, où Arthur fuit sur la pirogue des enfants indiens, la terrible Grosse Moumou. Alors enfoncez-vous dans la forêt vierge avec Arthur et ses amis, à la rencontre des perroquets multicolores, des singes, des chercheurs d'or, et bien sûr, Roi de la jungle lui-même.
Philippe de Baleine, notre infatigable voyageur-reporter, est reparti pour son plaisir et à notre grande satisfaction vers de nouvelles travées. Bigre ! Un train concurrent : le Dakar-Niger dit encore le Dakar-Bamako où il nous invite à suivre l'itinéraire inquiétant, insoupçonnable et surprenant des "cacahuètes". À travers une "écriture" pas du tout délicate, il brosse non pas à l'aquarelle ou à la gouache, mais à l'huile de "loco" et à la pointe de "charbon", des décors ambigus et merveilleux, des personnages obséquieux et insolents, attachants et odieux. Il nous fascine, nous révulse avec une égale intensité, et nous tombons amoureux de ces êtres aux qualités diverses. De vols zigzagants de chauves-souris, de wagons suffocants, à ces sinistres hôtels hantés par des coloniaux, parfois égrillards, et alcooliques de toute évidence, qui lui ouvrent les inavouables chemins d'ultimes jouissances, nous plongeons ici, reculons là, selon notre instinct. Un tableau plein d'une vie féroce, vampirique, d'une intelligence démoniaque qui nous fait traverser comme un film noir et blanc les pourpres, les ors, les cuivres de communautés condamnées, de sociétés en dérive. "Toute pensée émet un coup de dés", déclare Stéphane Mallarmé, citation qui s'applique fort bien à ce livre construit de courts récits qui sont autant de coups de dés. C'est sa façon à lui, auteur, de jeter l'énigme africaine à la face de tous ceux qui poussent des cris d'exorcistes. Le dé roule, c'est une nouvelle mise en scène rebondissant sur le spectacle du quotidien qui passe en revue les visages de son paysage généalogique, géologique. On y lit l'expression de l'épouvante, de la passion et de la folie... Quel terrible voyage ! Philippe de Baleine donne le ton, multiplie les signes, permet de discerner les antagonistes et le décor de cette théâtralisation. Parés de ces précieux renseignements se dresse devant nous, exhalant des odeurs enivrantes et dont la beauté perverse dérange et inquiète, invisible comme une lézarde sur un mur, le chaos de l'identité africaine.
Ce livre est, d'une certaine façon, un événement. Il concerne tous les Français. Tous les contribuables français que l'on « tond » cyniquement depuis des années. Expliquons d'abord son titre. De quelles « danseuses » s'agit-il ? Réponse : des départements et territoires d'outre-mer, ces « confettis » de l'Empire dispersés aux Antilles, dans l'océan Indien et le Pacifique. Pourquoi dire de ces DOM-TOM qu'ils sont nos « danseuses » ? Réponse : parce que le contribuable métropolitain leur versera en 1980 plus de 12 milliards de francs (mille deux cents milliards de centimes !) de subventions, soit la somme ahurissante de 9 000 francs par tête d'habitant vivant dans ces îles. Cela fait 36 000 francs (3 600 000 centimes) par famille ! On peut donc dire des populations des DOM-TOM qu'elles sont totalement entretenues. Pourquoi l'auteur dit-il qu'il y a scandale ? Parce que ces subventions sont loin de profiter en totalité au peuple des îles. La moitié de cet argent sert en effet à entretenir 120 000 fonctionnaires« coloniaux », pour la plupart inutiles, et qui sont payés deux ou trois fois plus que des fonctionnaires métropolitains. Ces abus résultent d'incroyables pressions faites sur le pouvoir par les tout-puissants syndicats de fonctionnaires. Le résultat : un véritable racket de l'argent des contribuables français par une caste arrogante et prévaricatrice. Et pourquoi l'auteur prévoit-il un désastre ? Parce que ces abus ont détruit l'économie des « îles » et suscité des rancoeurs qui tournent à la haine. Parce que les troubles et les émeutes se multiplient, aux Antilles en particulier. Parce que nous allons perdre avant peu ces territoires, peut-être dans des circonstances tragiques. Mais les coupables sont maintenant désignés ! « Les danseuses de la France » : un livre-bombe qui pose, dans toute sa clarté, un problème d'intérêt national.
L'histoire d'une vantardise proférée un soir par Étienne, un séducteur, étonne une jeune femme. Il lui fait croire qu'il a découvert qu'il existe sur un plateau d'Amazonie une tribu d'Indiens blancs qui descendrait en réalité des conquistadors. Il ne prévoit pas que cette imprudence va entraîner des conséquences extravagantes. La jeune femme le prend au mot, puis ses amis, puis des savants, puis le ministre, et les voilà lancés dans une folle aventure. Le fanfaron est catapulté à son corps défendant dans la jungle à la tête d'une expédition pour retrouver ces Indiens imaginaires. Deux femmes l'accompagnent avec les complications qu'on devine. Un roman où l'enchaînement des événements est adouci par un humour décapant.
Entre Afrique et Europe, un prêtre et un médecin s’interrogent : la science peut-elle sauver les corps sans perdre les âmes ?
L'histoire de ce roman picaresque, où l'hénaurme côtoie le burlesque, se passe aujourd'hui en Grèce, sur fond de guerres balkaniques, où un malheureux journaliste français est victime d'une série de quiproquos, de fausses dépêches, de manoeuvres d'infâmes espionnes libidineuses, et se trouve bientôt à lancer des chefs d'États hystériques dans les préliminaires d'une guerre mondiale. Dans ce ballet humoristique, onze mille verges se battente sur fond ethnique, avec autant de missiles. Grecs politiciens contre agents secrets, la sarabande ne s'arrête que dans un dernier éclat de rire...
Le Titanic vient de percuter un iceberg. Pour diverses raisons, certains passagers, qui ont refusé de se battre pour avoir une place dans un canot, sont allés boire un dernier verre au bar. Autour des fameux cocktails, préparés par James Corn, un barman, s'engage alors une conversation entre un jeune libertin, le comte Mosconi, le baron Warburg, patron d'aciéries et sa pieuse épouse, la baronne Frederica. Miss Alexandra Thomson, une mondaine, et Adolfo, son ami, viennent se joindre à eux, apportant une touche d'excentricité dans ce moment tragique. Le vicomte Chesterfield, un important dignitaire de la cour de Buckingham, et Andrew le séminariste, complètent le tableau. Ce dernier parviendra-t-il à faire en sorte que tous se présentent dans les meilleures conditions devant Dieu ?
Est-ce par dérision, par ennui ou par défi qu'Arnaud Decrin, don Juan invétéré, qui a pour habitude d'agrémenter ses voyages professionnels d'une présence féminine, décide cette fois d'emmener la fille la plus laide qu'il trouvera ? Virginie Mielle, avec sa longue figure chevaline et son sourire carnassier, fera l'affaire. À peine monté dans l'avion pour Bombay, Decrin regrette sa décision. Virginie se révèle aussi autoritaire qu'envahissante, perçant les arrière-pensées de ce libertin, et traitant par le mépris ses talents de séducteur. Dès leur arrivée au Taj Mahal, Arnaud Decrin adopte une attitude bougonne d'amant éconduit, de touriste blasé et grossier, d'enfant gâté. Mais, transformé en héros malgré lui, il sera tour à tour enrôlé par le Bombay Express pour démanteler une filière de la mafia indienne, puis désigné pour sauver la vie de la belle Lata Gangal menacée par son mari. Malgré le cynisme dont il couvre ses élans chevaleresques et ses engagements gratuits, Arnaud Decrin cédera aux charmes de l'Inde et de l'amour réunis. Un roman d'amour et d'aventures, écrit à la manière de Philippe de Baleine -c'est-à-dire avec de l'humour au coin de toutes les pages.
Elle est jeune, ambitieuse, et stagiaire dans un hebdo à sensations et à bout de souffle. Servie par le hasard, deux soupirants, une affaire de pots-de-vin immobiliers, et un chemin de fer en Afrique qui ne mène nulle part, elle va devenir la femme de presse. Une plongée au vitriol dans les coulisses de la grande presse et ses moeurs au couteau ; un voyage dans l'Afrique ubuesque des chefs d'États corrompus ; la chasse simultanée aux sentiments, au pouvoir et à l'argent : le nouveau roman de Philippe de Baleine renoue avec le charme indiscret qui a fait le succès du Petit train de la brousse.
Marcel Proust se souvient de ses lectures d'enfant - celles faites au coin du feu, lové dans un fauteuil, et que personne ne venait déranger. Celles, encore, faites la nuit, lorsqu'il lui était impossible de quitter ses héros. Selon Proust, la lecture doit toute la vie rester un acte magique, une source d'émotion. Véritable clé pour lire et comprendre À la recherche du temps perdu, ce texte, qui servit de préface à la traduction de Sésame et les lys de Ruskin, met déjà en place ce qui deviendra la poétique proustienne.
Sur l'autoroute du Nord, une jolie femme, au volant d'une Alfetta rouge, suit la voiture d'Étienne, jeune cadre solitaire, choisi pour ses beaux yeux parmi mille autres conducteurs. Aux appels de phares succèdent les sourires, à l'invite précise la franche agression. Étienne se retrouve, sans bien comprendre, dans le lit de la belle Agnès. Au petit matin, elle lui tend quelques billets et, d'un geste preste, le met à la porte. On croit rêver. Ce n'est là qu'un épisode des singulières aventures de l'insaisissable Agnès, amazone des temps modernes. Pourtant, sa vie, au départ, ressemblait à beaucoup d'autres. Séduite puis épousée par Alain, elle aurait pu attendre, chaque jour, le retour du bel époux. Loin de se soumettre, d'être jouée et manipulée, Agnès finira par se révolter et découvrira, au fond d'elle-même, une étrange volonté de pouvoir et de domination. Dès lors, elle devient la grande prêtresse de ses amours. Une autre vie s'offre à elle, sans carcan et sans complexes, son corps se pare d'une nouvelle jeunesse. Agnès va d'audace en audace. Elle goûte à l'homosexualité, joue au triangle amoureux, confectionne des pochettes-surprises pour ses amis, et ne craint pas d'affronter, seule, la nuit romaine, où elle rencontre un prince ténébreux qui l'entraîne dans un bien curieux lieu de luxure. Mais ses audaces sont à la mesure de ses déboires, et sa force ressemble fort à une vengeance. Agnès, après tant d'aventures, cherche encore le bonheur. Aussi deviendra-t-elle l'heureuse et consentante victime de sa propre loi. Au bout de son périple, elle découvrira ce qu'elle cherchait depuis toujours, qui a pour visage celui, soumis, d'Étienne, et pour nom : l'amour.
Dans les hauts plateaux de Cochinchine, les services secrets du gouvernement américain lancent Robert Méquant, qui est à leur service, dans une opération destinée à lutter contre les trafiquants de drogue. Initiative qui déclenche la colère de l'armée américaine : elle se sert de la drogue pour se concilier les tribus montagnardes. Des "unités spéciales U.S." entreprennent la traque de Robert Méquant. Pour lui, aucun doute : sa maîtresse vietnamienne, Nan, le trahit. Il ne fera rien pour s'opposer à un complot destiné à la perdre, d'autant qu'il est fort occupé avec une Américaine... Robert Méquant aime-t-il encore Nan ? Assez, sans doute, pour mourir avec elle. Philippe de Baleine traite ici quelques-unes des grandes antinomies qui traversent le monde et la condition humaine : l'homme et la femme, le Nouveau Monde et l'Ancien, l'Europe et l'Asie, le Blanc et le Jaune, le soldat et le policier ont, avec lui, valeur d'exemple - souvent à ne pas recommander...
"L'amour n'est pas un sentiment honorable", disait Henry de Montherlant. Ce que vite comprend Nicole, jeune femme naïve qui a épousé Francis, garçon romantique et faible, qu'elle a cru de la race des aventuriers. Sur un chantier en pleine forêt vierge, les voici tous deux en enfer, ou quasiment : confrontée aux terreurs et aux violences de l'Afrique, la statue du héros s'écroule. Nicole versera dans l'adultère et Francis se débat dans les ruines de sa vie. Comment redevenir, sous les tropiques, un héros et reconquérir, ce faisant, la femme qu'on n'a pas cessé d'aimer ? Les dieux, en Afrique, sont la cruauté et la corruption. Francis se choisira, pour séduire, un destin de salaud. Le crime paie et l'amour, ce sentiment décidément peu honorable, en est la récompense. Redevenue amoureuse de son mari puissant et criminel, Nicole commente, ingénue : "Je ne suis pas un être moral. Je suis une femme." Philippe de Baleine fait retour à l'inspiration qui nous a valu, voici plusieurs années, l'inoubliable Petit Train de la brousse.