Peter Viane
Peter Viane
Mai 1876, Sénat français : Victor Hugo monte à la tribune pour défendre l’amnistie des communards. Ce discours vibrant, enfin disponible en édition numérique enrichie.
Minou est un ange, devenu gangster. Ceci suffirait à la présentation de ce roman, mais ajoutez-y une fille, à qui on fait prendre un bain de siège dans de l'alcool à 90° additionné de poivre rouge, histoire de lui rafraîchir les idées... Ajoutez aussi un bon gars, qui n'aime pas qu'on le chatouille de trop près, quelques dérouillées par-ci par-là, des trucs qui explosent au moment où on s'y attend le moins... Et, au milieu de tout ça... de l'amour fleurit, un amour cruel et enragé, un amour, de femme qui vit dans le danger...
Après avoir été l'héroïne de "Ça va être ta fête" et de "Du vitriol sur sa tombe", Minou couronne sa carrière par "Ne les tue pas tous". Si vous aimez l'action des romans noirs américains, et si vous aimez lire les exploits amoureux de Minou, vous ne serez pas déçu par "Ne les tue pas tous". C'est un concentré de ce qu'on a fait de mieux dans le genre. Et, avec cela, vous retrouverez la pointe d'originalité dans l'action chère à Peter Viane. Lisez les haines, les bagarres et les amours de Minou au soleil de la Californie dans "Ne les tue pas tous".
Une fille qui descend les types par six... ce qui ne l'empêche pas d'être très tendre avec une autre fille qui s'appelle Minou... De "souhaiter sa fête" à la vieille grosse qui ne veut pas céder sa place... De désaltérer un pauvre homme qui a soif avec un "coktail" au vitriol... De servir un "plat de pruneaux" à un gars qui a faim. Mais ceci ne serait que plaisanterie si Mick Spassia, le pourvoyeur des "maisons" de la ville, n'avait la mauvaise idée de faire "travailler" Minou dans un de ses "salons"... Minou a des dents pour se défendre, et elle n'hésite pas à arracher un nez qui se trouve à sa portée... Comme vous le voyez, c'est une véritable partie de plaisir. Peter Viane
Lorsqu'elle vit se dresser, devant elle, la silhouette de la créature drapée d'oripeaux qui empêchaient de l'identifier, tout son être affolé esquissa un mouvement de fuite. Mais, déjà, la Baloutche levait le bras et dans la clarté encore indécise du petit matin, la prisonnière put discerner l'éclat métallique d'un long poignard. Elle ne ressentit même pas le coup mortel. Tranquillement, son visage barbare n'ayant pas une seule fois tressailli, la femme essuya le poignard qui avait tué l'Européenne puis alla reprendre sa place au milieu de la caravane endormie.