Michel Ouellette
Michel Ouellette
Un narrateur reçoit et transcrit la « confession » d'un sujet anonyme qui dévoile peu à peu un versant profondément trouble de son être. Des femmes sont portées disparues. Un enquêteur de police à la retraite rôde dans les parages, avide d'indices. A-t-on affaire à un criminel ? Un père refait surface dans la vie de son fils après avoir été kidnappé et maintenu en captivité pendant une quinzaine d'années. Alors qu'ils réapprennent à se connaître, ils découvrent, chacun à leur façon, ce que c'est que de vivre en liberté. Dans un village fictif du nord de l'Ontario où règne l'entreprise familiale Thèbes Lumber, Jocaste épouse malgré elle un cousin violent dont elle a secrètement porté l'enfant. Puis vient OEdipe, avec qui elle connaît le grand amour... Le clan de Thèbes saura-t-il échapper à son destin mythique ? Au coeur de ces trois récits brefs sourd une violence qui ne laisse personne indemne.
Hantée par le sentiment persistant d'avoir tué quelqu'un, avant, dans son autre vie, Manon quitte Las Vegas à la recherche de la vérité. Si, dans un premier temps, ses retrouvailles avec des amis de jeunesse lui permettent de remonter le fil du passé, bientôt, sa quête vient brouiller l'identité qu'elle s'est façonnée au loin. C'est que Manon, avant, était Gerry... Fuyant toujours plus au nord, elle revient à Timmins - sa ville natale, où convergent tous ses fantômes - à la recherche de la réponse à cette question qui la taraude. Roman à la frontière de la quête et de l'enquête, «Montjoie» construit en pointillé un récit polyphonique où se dérobent toutes les certitudes.
Martin, ancien ouvrier déraciné, se bat pour sa survie dans une ferme isolée de l’Alberta, où le passé et le présent se télescopent.
Un homme sans mémoire, sans identité, retrouvé errant dans les rues de Toronto. L’homme effacé de Michel Ouellette explore avec justesse la quête de soi, entre fantômes du passé et silence obstiné, au cœur de la communauté franco-ontarienne.
Quand son frère Arnaud est enlevé par le terrible capitaine Baboune, Loïc n’a qu’une idée : le sauver coûte que coûte. Avec l’aide d’un dragon timide, il embarque sur un bateau volant où la révolte gronde.
« À travers 30 courtes scènes, Le testament du couturier brosse un tableau effrayant de la vie dans la Banlieue de l'Avenir [...]. Gouverné par les Élus, cet espace est contrôlé par un vaste réseau électronique avec des logiciels pour détecter les germes et les crimes ainsi que par un système de cybervision pour propager l'idéologie du régime. À la cybervision, les autorités dénoncent la sexualité, la criminalité et l'immoralité qui règnent dans la Cité et qu'il faut bannir de la Banlieue. D'après l'idéologie sexiste et antiérotique de la Banlieue, l'homme moderne est supérieur à la femme parce qu'il n'a plus de désirs érotiques. La femme a besoin d'aide pour se libérer de sa libido, signe de son infériorité morale. » - Jane Moss, « Le théâtre francophone en Ontario », dans Introduction à la littérature franco-ontarienne Dans ce monde de l'avenir, le passé est oublié. Mais le patron d'une robe du XVIIe siècle vient bouleverser l'ordre établi..
Loïc et son fidèle compagnon, le petit dragon peureux Portagne des Montagnes, se retrouvent dans une forteresse cauchemardesque. L'irascible capitaine Baboune y carbure toujours à la mauvaise humeur, malgré l'humiliation qu'il a subie la dernière fois que son chemin a croisé celui de Loïc... Baboune opère désormais une machine à détourner les vents. Elle fonctionne grâce à la bougonnerie d'adultes mécontents de leur sort. Loïc et Portagne des Montagnes, aidés par un corbeau enchanté, doivent trouver la clé qui permettra de détruire cet engin infernal et ainsi sauver les adultes!
« Requiem » : Trois êtres convulsifs, hantés par la vie, trois prières rageuses et amoureuses pour qu'advienne le repos, que s'apaisent les blessures et que, au terme de la douleur, chante enfin la beauté... « Fausse route » : Road movie théâtral au ton irrévérencieux, cette comédie grinçante met en scène cinq personnages porteurs de drames intérieurs dissimulés sous les quarts de vérité et les demi-mensonges. Désir, jalousie, rejet, pouvoir, errance, création, mémoire : les fausses pistes se multiplient jusqu'à la troublante conclusion.
«French Town» est une tragédie contemporaine. Elle met en scène la famille Bédard, qui représente l'expérience de la collectivité, illustre la subjectivité de la mémoire et expose le rapport entre la langue et l'identité. Les trois enfants adultes de Gilbert et Simone Bédard, Pierre-Paul, Cindy et Martin, rappellent l'histoire de leur famille dysfonctionnelle tout en envisageant leur vie après le décès de leur mère. Classique du répertoire francophone, «French Town» a remporté le prix du Gouverneur général en 1994. Cette nouvelle édition comprend des choix de jugements, une biographie et une bibliographie augmentés.
Ouellette s'approprie deux mythes de la mythologie grecque, un sujet inhabituel pour le théâtre franco-ontarien. À travers ceux-ci il pose un regard critique sur notre société. Dans « Iphigénie en trichromie » il reprend le mythe que l'on connaît de la princesse qui doit mourir pour que les vents se lèvent, permettant à la flotte achéenne de se rendre à Troie afin de libérer Hélène. Tout au long de l'histoire, il privilégie une perspective féministe. Dans cet univers, la reine domine le roi, mais des forces agissent dans l'ombre pour renverser la situation et mener à l'avènement d'un nouvel ordre social. Dans « La colère d'Achille », l'auteur transpose l'histoire à notre ère moderne. Hatch [Achille] devient un mercenaire américain, à la solde d'une compagnie supranationale à l'oeuvre dans un pays du Moyen Orient. « Iphigénie en trichromie » a été créée le 27 septembre 2006, dans une coproduction du Théâtre du Nouvel-Ontario (Sudbury) et du Théâtre la Catapulte (Ottawa). « La colère d'Achille » a f ait l'objet d'une lecture publique le 18 décembre 2005, à la Nouvelle scène (Ottawa).