Meyer
Meyer
Et si notre liberté n’était qu’une illusion numérique ? Je ne voudrais même plus être un chien dépeint une société où l’individu, noyé sous les algorithmes et la surveillance de masse, perd le contrôle de son propre destin.
Il n'est guère d'institution plus familière aux Français, ni plus populaire que la gendarmerie. Pandore est un élément quasi naturel de nos campagnes ; la sagesse, on le sait, commence avec la crainte qu'il inspire et son image renvoie autant à saint Louis qu'à Saint-Tropez. Tour à tour détective, administrateur, secouriste, juge de paix, agent de renseignement, prévôt, agent de la circulation, il a sous son képi d'innombrables casquettes. Il est la loi, l'oeil et le bras du gouvernement partout dans le pays, grâce à une unité territoriale très décentralisée : la brigade. Depuis 1968, l'esprit de la gendarmerie est en train de changer. Aux paisibles et rassurantes tournées de surveillance ont succédé l'esprit shérif, les opérations coup de poing et autres actions psychologiques, menées par des pelotons d'intervention coupés de la population. Du coup, fleurissent milices d'autodéfense et polices privées. L'industrie de la peur prospère. Est-ce la fin des gendarmes ?
Une longue suite de succès, de charges et d'honneurs (Prix Nobel en 1928) ont jalonné la vie de Bergson ; son influence fut considérable. Et pourtant, nombreux furent ses adversaires ; l'Église elle-même condamna la philosophie moderniste. Sans doute, comme toute doctrine nouvelle, le Bergsonisme fut-il mal interprété, mal compris, peut-être même déformé par ses détracteurs. Ce livre veut faire comprendre ce que représentait, au début du siècle, cette sorte de spiritualisme concret qui écartait tout ensemble trois des plus gros piliers de la philosophie traditionnelle : l'empirisme, le rationalisme et le relativisme.