Maxime Du Camp
Maxime Du Camp
1847, Bretagne. Deux jeunes écrivains, sac au dos, partent à l’aventure : Flaubert et Du Camp arpentent une terre sauvage, entre dolmens et légendes.
Ce coffret contient trois oeuvres de Maxime Du Camp : Mémoires d'un suicidé, L'Homme au bracelet d'or et Les Buveurs de cendres. Retrouvez d'autres auteurs dans la collection Coffrets Classiques : Alexandre Dumas, Homère, Victor Hugo, Marivaux, Molière, Émile Zola, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, George Sand...
BnF collection ebooks - "La prison de Saint-Lazare, qui, dans le système pénitentiaire de Paris, est exclusivement réservée aux femmes, est une maladrerie. Les anciens bâtiments où saint Vincent de Paul a fondé l'ordre des Lazaristes et des Filles de la Charité, qui a porté si loin et si haut le renom de la France, seraient excellents pour abriter une communauté religieuse, mais n'offrent aucune des qualités requises pour une maison de détention..."BnF collection ebooks a pour vocation de faire découvrir en version numérique des textes classiques essentiels dans leur édition la plus remarquable, des perles méconnues de la littérature ou des auteurs souvent injustement oubliés. Tous les genres y sont représentés : morceaux choisis de la littérature, y compris romans policiers, romans noirs mais aussi livres d'histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou sélections pour la jeunesse.
En 1848, M. George d'Alfarey avait vingt-sept ans. C'était ce qu'on appelle dans le monde un jeune homme accompli. Une fortune convenable suffisait à ses goûts, et lui permettait de donner à sa vie une élégance sérieuse et sans futilité. D'une nature indépendante et légèrement sauvage, il n'avait choisi aucune carrière ; mais, pour satisfaire aux exigences de son esprit curieux, il avait cherché et trouvé dans l'étude des langues un apaisement aux besoins de travail qui le tourmentaient : il avait été l'un des auditeurs les plus assidus de Burnouf, et il était en correspondance familière avec le docteur L.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'année 1827 venait de commencer. L'hiver était froid et particulièrement dur dans la Grèce, ouverte à tous les vents de la mer. Des neiges abondantes blanchissaient les sommets du Parnasse, les ruisseaux étaient devenus des torrents, les herbes flétries se couchaient contre terre, comme pour éviter l'aigre bise de nord-est qui courbait les roseaux et les agnus castus verdoyants au bord du golfe Maliaque, dans les marais ou les Perses tombèrent jadis sous le fouet de leurs satrapes, et qu'alimentent les sources chaudes dès Thermopyles, jaillies miraculeusement pour désaltérer Hercule fatigué de sa lutte contre Antée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
28 septembre 1852.Hier j'ai eu trente ans.La journée avait été froide, j'étais assis au coin du feu, regardant les flammes qui léchaient les parois de la cheminée en soulevant de leur haleine la poussière des charbons éteints. J'étais triste. J'avais essayé de lire, mais mon esprit fuyait loin de mon livre et je tournais machinalement des pages dont ma mémoire n'aurait pas su dire un mot. Je sentais monter en moi ces mélancolies vagues et indéfinies qui sont la pire souffrance des tempéraments nerveux ; j'entendais une troupe de pensées douloureuses qui voletaient autour de moi, comme des oiseaux de nuit.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
I Poëtes, croyez-moi ! ne dites plus : « Ma lyre ! » Ne dites plus : « O Muse ! » Oubliez ces vieux mots ! Imitez Rabelais quand il disait : les pots ! Au lieu « du dieu Bacchus et de son saint délire ! »Laissez tous les dieux morts dans leurs cieux oubliés ; Délivrez-nous enfin de la mythologie ; Laissez le vieux Silène et sa panse élargie, Et ses grands boucs lascifs de guirlandes liés !Jupiter est sans foudre et Vénus est ridée ; La Ménade en sueur n'erre plus dans les bois, Actéon ne suit plus les biches aux abois, Et la coupe d'Hébé pour toujours est vidée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
1850, Égypte. Suivez les pas de Maxime Du Camp le long du Nil, entre Alexandrie, Le Caire et les pyramides, dans un récit de voyage où se mêlent paysages grandioses, rencontres insolites et observations fines d’une civilisation fascinante.
SONNETLorsque le laboureur, marchant sous les rayons D'un soleil de novembre, au loin répand la graine Où dorment les épis qui jauniront la plaine, Et qui seront plus tard fauchés sur les sillons ;Il ne sait si le grain qu'il disperse à main pleine Ira nourrir le riche ou le pauvre en haillons, Ou si, dans le flanc noir des âpres tourbillons Le vent l'emportera ! - Qu'il aille où Dieu le mène !Comme le laboureur jetant la graine au vent, Jetons notre pensée à travers tous les hommes Sans nous lasser jamais, ô semeurs que nous sommes !Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
L'administration nous a réservé pour cette année une surprise ; elle a classé par ordre alphabétique les oeuvres des peintres, de sorte que personne n'eût à élever de réclamation ; c'est pour cela sans doute que le tableau de M. Doré est placé, à contre jour, dans la salle réservée à la lettre M, et que deux toiles de MM. Schenck et Madarasz sont colloquées, tant bien que mal et au petit bonheur, dans la galerie des gravures ; mais comme nous savons qu'on ne peut contenter tout le monde, nous n'insisterons pas.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.
1862, Naples. Maxime Du Camp quitte la frénésie moderne pour partir à la recherche des traces de l’Antiquité en Italie méridionale.
Le voyage en Égypte provoque un fort engouement à partir de la fin du XVIIIe siècle. Situé au carrefour de l'Afrique et de l'Arabie, de l'Orient et de l'Occident, le pays attise la curiosité des explorateurs et la convoitise des marchands. Remonter aux sources du Nil, c'est en réalité revenir à l'origine de notre civilisation dont on découvre les liens étroits avec la religion égyptienne, à travers ses énigmatiques sculptures et dessins, et ainsi l'aventure physique et l'aventure de l'esprit se superposent chez ceux qui, tel Maxime du Camp, traversent la Méditerranée pour vivre l'équipée.
1860, Sicile. Maxime Du Camp s’engage aux côtés de Garibaldi et raconte, dans un récit vivant et documenté, l’épopée des Mille et la chute du royaume des Deux-Siciles.
BnF collection ebooks - "La chute du ministère Ollivier fut la préface de la chute de l'Empire ; on eût dit que le ministre partait en avant comme fourrier du souverain. Les vingt-cinq journées qui s'écoulèrent entre le 9 août et le 4 septembre furent insupportables, je les retrouve dans mon souvenir stériles, agitées, mal respirées, si je puis dire ; en un mot, odieuses. Les incidents qui séparent ces deux dates et pour jamais les relient dans l'histoire me sont connus..."
BnF collection ebooks - "De la révolution de Juillet, je ne me rappelle rien qu'un grand brouhaha ; j'avais huit ans, et ce n'est pas à cet âge que l'on peut faire des observations judicieuses. Je sais qu'il y eut de l'élan, surtout lorsque l'on s'aperçut que le pouvoir engageait la bataille sans y être préparé, et que la royauté se compromettait dans une lutte dont elle avait négligé de s'assurer le résultat."
Edition enrichie (notes)En 1847, Gustave Flaubert et son ami Maxime du Camp partent de Paris vers l'ouest pour un voyage de plusieurs semaines... De Vannes à Fougères, à pied, en diligence ou en canot, ils arpentent landes et grèves, visitent chapelles et monuments, dînent à l'auberge, participent aux fêtes... puis, chacun à son tour, racontent leur périple. Leur récit se lit aujourd'hui comme un guide vivant et poétique des hauts lieux de la Bretagne.La lettre et la plume, une collection qui marie littérature et histoire au travers d' écrits intimes (mémoires, correspondances, journaux, chroniques...) d'une grande qualité littéraire.
En 1849, Gustave Flaubert, 28 ans, s'ennuie à Croisset. Pour vaincre sa mélancolie, on lui conseille l'Orient. D'autres avaient effectué ce fabuleux voyage avant lui. Lord Byron en 1809 ; Chateaubriand en 1821 ; Lamartine en 1832. Flaubert veut suivre leurs traces et leur exemple. C'est en compagnie de son ami Maxime Du Camp qu'il accomplit le grand voyage de sa vie (1849-1851). Rien de commun avec le tourisme d'aujourd'hui : une croisière sur le Nil dure à l'époque quatre mois et demi. Cette expédition de deux écrivains a inspiré deux oeuvres : Le Nil, dédié à Théophile Gautier, dans lequel Du Camp, sans jamais nommer Flaubert, s'attache à une description précise des pays, monuments et personnes qu'ils ont visités. Flaubert, dans son Voyage en Orient, retranscrit plutôt les ambiances, les couleurs et les émotions éprouvées. Ces deux récits mythiques, en dépit de leurs différences, témoignent tant chez Flaubert que chez Du Camp d'une aventure initiatique qui marque la fin de leur jeunesse.
En 1849, Gustave Flaubert, 28 ans, s'ennuie à Croisset. Pour vaincre sa mélancolie, on lui conseille l'Orient. D'autres avaient effectué ce fabuleux voyage avant lui. Lord Byron en 1809 ; Chateaubriand en 1821 ; Lamartine en 1832. Flaubert veut suivre leurs traces et leur exemple. C'est en compagnie de son ami Maxime Du Camp qu'il accomplit le grand voyage de sa vie (1849-1851). Rien de commun avec le tourisme d'aujourd'hui : une croisière sur le Nil dure à l'époque quatre mois et demi. Cette expédition de deux écrivains a inspiré deux oeuvres : Le Nil, dédié à Théophile Gautier, dans lequel Du Camp, sans jamais nommer Flaubert, s'attache à une description précise des pays, monuments et personnes qu'ils ont visités. Flaubert, dans son Voyage en Orient, retranscrit plutôt les ambiances, les couleurs et les émotions éprouvées. Ces deux récits mythiques, en dépit de leurs différences, témoignent tant chez Flaubert que chez Du Camp d'une aventure initiatique qui marque la fin de leur jeunesse.
Quand un regard narquois réveille des souvenirs enfouis, une correspondance délicate s’engage entre deux âmes que tout semble opposer.