Marc Pierret
Marc Pierret
« Malgré le caractère irréaliste de leur projet fixe, les pervers mettent le système social à l'épreuve. Une sorte de culture marginale clandestine est constituée par l'ensemble des conduites et des pratiques perverses qui détournent de leur finalité les institutions les plus utiles, les plus récréatives ou les plus nobles. Les perversions comme phénomène culturel répondent ainsi à la culture, nouvelle religion d'État et perversion collective ! C'est naturellement dans les grandes villes que la guérilla des instincts refoulés mène ses combats... »
Marc Pierret, né à Lille l'année du krach. Baptisé à Tourcoing. 1935 : Cours de solfège, rue de la Cloche, dans sa paroisse. 1939 : Broncho-pneumonie. Certificat d'études en 1943. Soustrait un vélo à l'ennemi en 1944. Premier orgasme dans un Cinéac, à Lille, en 1945. Renvoyé du collège Saint-Pierre en 1946. Valet de ferme dans la Creuse en 1947. Obtient en 1950 le permis Poids Lourd dans le Train des Equipages (41e Cie de Q.G.). Chauffeur de Consulat à Hamburg en 1953. Fume sa première cigarette de haschisch chez Ali, à Paris, en 1955. Monte la garde sur les toits de la Fédération de Paris du P.C., 120, rue La Fayette, en 1956. Perd son unique match de boxe amateur, poids léger, à Bizerte en 1958. 1959 : Assistant-stagiaire de Godard dans « A bout de souffle ». Entre en analyse, à Passy, chez Robert Lefort, en 1961. En 1962, visite du Louvre. 1965-1969 : se fait traiter d'âne par Billetdoux, de flic par Pelieu, d'ultra-révolutionnaire par Claude Roy. Baignade dans le Gange. La Commission de censure interdit à l'affichage son essai « Utopies et perversions » (N.E.D.). 1971 - 2 800 F d'impôts. 1973 : se déchire le ménisque en tombant dans un escalier. Au mois de mai 1974, vente du 400e exemplaire de son roman « Donnant donnant » paru six ans plus tôt chez Christian Bourgois.