Lorand Gaspar
Lorand Gaspar
1970 : un médecin-poète, témoin direct du conflit, ose imaginer un dialogue entre Israéliens et Palestiniens.
De l'Antiquité à 1977, Histoire de la Palestine retrace les grands tournants d'un territoire au cœur des tensions géopolitiques.
Qu'il s'agisse de la Grèce, de la Tunisie, du Sahara central, de la Judée, de la mer Rouge ou de la neige dans la nuit qui réunit des amis autour d'un feu à Saint-Rémy-du-Val, c'est la même grâce de la parole et la même profondeur de la pensée qui s'unissent à la sensibilité du poète pour chanter la beauté innombrable du monde et le bonheur inouï d'être vivant. une poignée d'ombre seulement te sépare de la lumière - écriture de chaux dont on peint dans les îles les dalles de la nuit -
Égée est un ensemble de poèmes groupés autour de la mer qui porte ce nom, de ses îles, ses oiseaux, son ciel, mais aussi son passé humain et son présent, y compris la continuité du souci de soigner, depuis le temps d'Hippocrate. Le métier de l'auteur, qui est chirurgien, se transpose alors curieusement dans l'art du poète. Les expériences intérieures de Lorand Gaspar donnent une âme vivante à des visions sereines et mettent un trouble au coeur de la beauté. Dans Judée, l'auteur parle avec une voix simple et nue du désert de Judée pour lequel il montre une véritable passion. Il nous communique de façon tangible l'expérience de ce paysage. Avec un accent d'amour désespéré, il y trouve une patrie de l'âme.
Lorand Gaspar est un poète fasciné par les déserts. Il est aussi chirurgien, chaque jour confronté à la souffrance, à la détresse. Dans ce livre, il souligne ce qu'il y a de commun entre l'apparition de la vie et celle d'un texte. Il éclaire la création poétique par la chimie et la biologie ; il demande à la poésie d'éclairer notre savoir, notre ignorance, d'être attentive à la parole qui sans cesse les déborde et se meut librement entre connu et inconnu. Il guette dans l'écriture le reflet des origines du monde. Et sa réflexion devient peu à peu poème.
"Ici ma langue se paralyse et se creuse l'oude le corps, la pensée rôdent dans les ravins calcinés. Somptueuse nudité qui bâille dans l'étendue sans mémoire et le souple fruit de la langue rendu aux ans de sécheresse oracle toujours qui se tait sur le même tas de fumier."