Jérôme Laurent
Jérôme Laurent
Jenni et Christoffer, demi-frère et sœur par alliance, voient leur relation basculer quand le désir interdit s’invite. Une nouvelle érotique audacieuse qui explore les limites de la passion et des tabous familiaux.
Si le « néant n'a pas de propriétés », selon la formule de Malebranche, a-t-il cependant une histoire ? C'est à cette paradoxale question que le présent livre s'attache en cherchant à déployer les différentes significations de ce qui n'est pas, du radicalement non-étant parménidien jusqu'à l'être selon Heidegger qui, n'étant rien d'étant, est le Rien (Nichts) rendant possible la manifestation de l'étant. On le voit, l'histoire dont il s'agit ici est celle de la métaphysique, traversée par la tension entre un rejet pur et simple du néant, réduit à n'être qu'un mot (pour saint Augustin, Bergson et Carnap notamment), et, au contraire, l'affirmation d'une certaine positivité de ce qui ne relève pas directement d'une logique de l'être (pour Platon, Proclus, Scot Érigène, Maître Eckhart ou Schelling, par exemple). Loin d'impliquer nécessairement la disparition, l'absence ou la mort, le néant permet de penser l'altérité, la matière, le devenir, la liberté humaine ou la suréminence du Premier Principe. Certains des textes de ce volume étaient inédits en français, la plupart ont été retraduits en étant attentif au vocabulaire du néant qui cherche à en saisir la nature fuyante.
Les études ici réunies (quatre articles publiés entre 1992 et 1998 et trois chapitres inédits) ont pour but d'éclairer le rapport de l'homme au monde selon Plotin. Qu'en est-il de la Terre, du langage, de la mort et de la réincarnation, réalités dont le cadre est la dimension de corruption du monde sensible ? Quel est le sens des expériences de l'étonnement admiratif, du plaisir et de la contemplation du Beau ? La Nature qui nous entoure, malgré ses imperfections, manifeste la vie parfaite de l'intelligence divine. En se rapportant au monde sensible, le sage selon Plotin, ne cherche rien d'autre qu'à retrouver, par la Réminiscence, la vérité de l'être et l'unicité de l'Un. Au projet d'un engagement politique, Plotin préfère ainsi résolument celui d'une vie intérieure purifiée et apaisée. La résignation fataliste devant les affaires humaines s'accompagne d'un optimisme fondamental qui nous apprend à voir partout la gloire du Premier Principe.