Jean-Philippe Fresnoy
Jean-Philippe Fresnoy
Paris, une terrasse de café. Philippe et Rafael se croisent, et c’est l’étincelle : une passion fulgurante, une fusion des corps et des âmes.
Et si nos épreuves actuelles n’étaient que l’écho de vies antérieures oubliées ? Karma explore, à travers une fable métaphysique et poétique, le poids invisible des fautes passées et l’injustice d’un destin écrit sans notre consentement.
Tomber éperdument amoureux d'un collègue hétérosexuel quand on ne l'est pas, n'a rien d'exceptionnel. D'autres avant moi furent happés par cette fulgurance à sens unique. Que cela se produise deux fois en douze ans sur un même site, interpelle. Que ces élus d'un coeur en jachère fassent montre d'une élégance rare et d'empathie, peut-être qualifié d'exceptionnel. Qu'en soixante-deux ans d'une vie faite de multiples rencontres d'un soir je ne me sois épris d'un homme qu'à deux reprises, de surcroît hétérosexuel, dépasse l'entendement ! Le temps oeuvrant, Alexis et Alexandre désormais sous d'autres cieux, j'ai ressenti l'envie irrépressible de coucher sur papier l'histoire de ces amours extraordinaires, depuis longtemps couvertes par la prescription. Puisse un hasard bienveillant mettre sous les yeux de mes Roméo virtuels, ces pages qui n'appartiennent qu'à nous trois. Puissent-ils s'y reconnaître, même si j'ai pris grand soin de brouiller les pistes...
Louisiane, 1850. Au coeur du domaine de Lara, les colonnes doriques cachent des secrets plus sombres que les eaux des bayous. Samuel, l'héritier blanc, et Tristan, l'esclave né de la violence, partagent bien plus qu'une date de naissance. Liés par un amour que la loi des hommes condamne, ils devront choisir entre la soumission et l'exil. Des champs de coton de Virginie aux ruelles de la Nouvelle-Orléans, suivez le destin de deux âmes prêtes à tout pour briser leurs chaînes. Mais peut-on vraiment échapper au sang qui nous unit ?
« Quelques années passèrent au cours desquelles, contre toute attente, un événement majeur se produisit et fit basculer la vie de la famille dans l'extase : Marion tomba enceinte et mit au monde une petite fifille qu'ils appelèrent Madeleine, Cécile. Née un deux janvier dans une clinique de Sannois avec trois semaines de retard, sans doute peu pressée de passer le bout de son petit nez, elle était Capricorne ascendant Cancer, ce qui la prédisposait, selon les calculs élaborés d'une astrologue consultée par téléphone le jour même de sa naissance, à une sensibilité handicapante. » C'est avec ces mots qu'on s'engage dans Adam, tome conclusif de la trilogie gay entamée voilà vingt-cinq ans avec Sang-Mêlés. Dans ce troisième opus, Jean-Philippe Fresnoy nous emporte vers la fifin des aventures des familles Beauregard, Potter et Lioret... Avec son habituel ton mordant, l'auteur déroule pour nous une fresque toujours aussi vivace et époustouflflante, qui plaira sans aucun doute au lecteur, plein d'une impatience dévorante. Cet ouvrage, dans toute sa richesse et sa complexité, ne manquera pas de faire échos aux grandes chroniques familiales naturalistes qui l'ont précédé...
" C'était ma faute, ce fut ma faute, cela reste ma très grande faute... " Tel est le message destiné à ceux qui survivront à l'auteur... D'une lucidité chirurgicale, ce bilan au cordeau d'une vie à côté de laquelle il est passé, et ce, de son propre fait, ce mea culpa d'un destin dont il est l'unique architecte et le seul destructeur, Jean-Philippe Fresnoy explique en quelques pages, dont 25 années d'une analyse avec un psychiatre, pourquoi et comment, un jour, son âme fuguera. Du Mâle d'Amour au Mal de Mère, de Charybde en Scylla, il vomit cette existence qui l'expose à la perte de l'Être qui lui est le plus cher : sa Mère ! " Vous êtes quelqu'un d'étrange jusqu'au malaise ! " A. K.
Bien qu'il fût parfaitement conscient qu'Épiphanie ne lui serait pas rendue, et que pour la revoir il lui faudrait la rejoindre, Petit Paul ne doutait pas un instant qu'elle continuât de le voir et de veiller sur lui, même de très Haut. " Petit Paul, écolier, rentre chez lui et découvre sa maman morte dans son lit. Du lundi au dimanche, ce sont les sept derniers jours d'une courte vie qu'il ne peut concevoir sans celle que la destinée vient de lui arracher cruellement. Mais loin d'être une séparation, ce conte fantastique est avant tout l'histoire de retrouvailles d'outre-tombe, d'une union que l'éternité scellera définitivement.
Depuis mon premier cri, j'ai craint pour toi comme tu craignais pour moi. Depuis mes premières larmes, j'ai craint de te perdre comme tu craignais de me perdre. Durant ce tête-à-tête de neuf mois, nous nous promîmes de ne jamais nous séparer. Durant ce tête-à-tête de neuf mois, nous nous fîmes la promesse de ne jamais sectionner ce lien, ce cordon, vital au-delà de ma mise au monde. Ni avec toi, ni sans toi ! Ce que rien ni personne n'avait réussi jusqu'alors, une monstruosité microscopique y parvint le 29 mars 2020, t'arrachant à moi au forceps, dans cette petite chambre d'un EHPAD où tu étais adorée des soignants, choyée par tous. L'Amour des tiens n'aura pas suffi à te retenir. Tu es partie doucement, sans souffrir, d'épuisement, durant ton sommeil, de celui du juste, me laissant seul au monde, en errance. Condamné à vivre ! Condamné à la peine capitale, car vivre sans toi est une mise à mort annoncée et programmée ! Du Mal d'Amour au Mal de Mère, je vomis cette existence qui m'a exposé à la perte de l'Être qui m'est le plus cher : Toi !
« Non seulement le personnage principal portait son prénom, mais certaines similitudes psychologiques le troublaient tout particulièrement. De cela, il eût aimé s'entretenir avec l'auteur ! Aussi, n'ayant pas eu l'opportunité et la chance de le rencontrer à Paris, Alexandre considérait-il sa venue à Chicago comme un signe annonciateur de révélations fascinantes.» Dans cette suite attendue de Sangs-Mêlés, Jean-Philippe Fresnoy découvre en même temps que le lecteur, qu'il est devenu l'un des personnages de son propre roman, et que sa plume, lui échappant des mains, tisse elle-même l'intrigue d'une mise à mort ourdie par un Alexandre Lemaire, centenaire et rancunier, issu du premier opus, et qui veut lui faire payer l'opprobre auquel sa famille fut mondialement exposée à la sortie de Sangs-Mêlés. Des secrets et des cadavres, qui n'auraient jamais dû sortir du placard, réapparaissent pour exiger réparation ! D'autre part, Solange, mère anéantie par le suicide de son fils Alexandre, reste persuadée que ce dernier s'est donné la mort après avoir lu le best-seller de l'auteur. Elle ne sera mue que par une seule obsession : faire justice ! Dans cette deuxième partie de sa saga, Jean-Philippe Fresnoy brouille les pistes, gomme peu à peu les frontières séparant la réalité de la fiction, invite à nouveau le surnaturel, et met en exergue les dangers de certains écrits sur un esprit fragile. Cette parenthèse littéraire préfigure la troisième et dernière partie d'une fresque familiale, dont l'ultime volet, Adam, remettra en scène nombre des acteurs de Sangs-Mêlés.
« J'ai rêvé que mon fils, car c'est un garçon que je porte, me reprochait ses origines [...]. Puis il s'enveloppait dans un grand drap de lin blanc avant de s'allonger sur un gigantesque lit, le visage enfoui dans l'oreiller. Curieusement, la toile restait immaculée malgré la grande quantité de sang ; sa peau semblait avoir joué le rôle d'un puissant buvard périodique. Affolée, je me précipitais sur lui et le retournais sur le dos pour qu'il puisse respirer normalement, et découvrais, stupéfaite, que son visage était celui de... Tristan ! Il me regardait avec une infinie tristesse, et bien que ses lèvres restent closes, je l'entendais me supplier ``Je t'en prie, petite Mère, ne m'impose pas ce retour car je ne supporterai pas une nouvelle épreuve. Je ne suis pas fait pour ce monde et m'y propulser relève de la plus haute cruauté, voire d'une impardonnable trahison. Ce qui m'attend, tu ne le souhaiterais pas à ton pire ennemi. Tu dois mettre un terme à ces infernales renaissances'' !» Des parents aux enfants se transmettent plus que des gènes... D'une génération à l'autre se propagent aussi comme des malédictions, des secrets inavoués, des blessures impossibles à suturer... De Marion à Alexandre, et d'Alexandre à Marion, personnages maillés par les liens familiaux, c'est à une généalogie de la haine et de l'amour, du racisme et du rejet, de la faute et du rachat, que se prête le roman composé par J.-P. Fresnoy, qui signe ici une fresque puissante, traversée et maintenue par un discret souffle fantastique qui lui donne toute son identité. Prix de la Saga Gay 2019.
« Quelques années passèrent au cours desquelles, contre toute attente, un événement majeur majeur se produisit et fi t basculer la vie de la famille dans l'extase : Marion tomba enceinte et mit au monde une petite fille qu'ils appelèrent Madeleine, Cécile. Née un deux janvier dans une clinique de Sannois avec trois semaines de retard, sans doute peu pressée de passer le bout de son petit nez, elle était Capricorne ascendant Cancer, ce qui la prédisposait, selon les calculs élaborés d'une astrologue consultée par téléphone le jour même de sa naissance, à une sensibilité handicapante. » C'est avec ces mots qu'on s'engage dans Adam, tome conclusif de la trilogie gay entamée voilà vingt-cinq ans avec Sang-Mêlés. Dans ce troisième opus, Jean-Philippe Fresnoy nous emporte vers la fi n des aventures des familles Beauregard, Potter et Lioret... Avec son habituel ton mordant, l'auteur déroule pour nous une fresque toujours aussi vivace et époustouflante, qui plaira sans aucun doute au lecteur, plein d'une impatience dévorante. Cet ouvrage, dans toute sa richesse et sa complexité, ne manquera pas de faire échos aux grandes chroniques familiales naturalistes qui l'ont précédé...
Revenue à l'âge d'enfant, la mère de Jean-Philippe Fresnoy est déposée à sa porte à la manière d'une orpheline abandonnée dans un panier d'osier. Semblable au portrait cloué dans le salon, la petite fille, dépendante, engage un dialogue posthume. A travers une rencontre surprenante avec sa mère, l'auteur nous emporte dans une scène d'auto-fiction onirique et dépaysante... L'image de la mère est bousculée et bouleverse nos présupposés. Ce questionnement, métaphysique, fictionnel et extraordinaire, nous interroge avec mélancolie sur cette relation si essentielle, et souvent fusionnelle, que nous avons avec nos parents. Illustration de couverture : VIELER PHOTOGRAPHY
« J'ai rêvé que mon fils, car c'est un garçon que je porte, me reprochait ses origines [...]. Puis il s'enveloppait dans un grand drap de lin blanc avant de s'allonger sur un gigantesque lit, le visage enfoui dans l'oreiller. Curieusement, la toile restait immaculée malgré la grande quantité de sang ; sa peau semblait avoir joué le rôle d'un puissant buvard périodique. Affolée, je me précipitais sur lui et le retournais sur le dos pour qu'il puisse respirer normalement, et découvrais, stupéfaite, que son visage était celui de... Tristan ! Il me regardait avec une infinie tristesse, et bien que ses lèvres restent closes, je l'entendais me supplier "Je t'en prie, petite Mère, ne m'impose pas ce retour car je ne supporterai pas une nouvelle épreuve. Je ne suis pas fait pour ce monde et m'y propulser relève de la plus haute cruauté, voire d'une impardonnable trahison. Ce qui m'attend, tu ne le souhaiterais pas à ton pire ennemi. Tu dois mettre un terme à ces infernales renaissances !" » Des parents aux enfants se transmettent plus que des gènes... D'une génération à l'autre se propagent aussi comme des malédictions, des secrets inavoués, des blessures impossibles à suturer... De Marion à Alexandre, et d'Alexandre à Marion, personnages maillés par les liens familiaux, c'est à une généalogie de la haine et de l'amour, du racisme et du rejet, de la faute et du rachat, que se prête le roman composé par J.-P. Fresnoy, qui signe ici une fresque puissante, traversée et maintenue par un discret souffle fantastique qui lui donne toute son identité.