Jean-Louis Brunaux
Jean-Louis Brunaux
Barbares aux yeux des Grecs et des Romains, figures poétiques pour les Romantiques, héros nationalistes chez les historiens du XIXe siècle, les Gaulois gardent pour nous un certain mystère. Leur brillante civilisation, épanouie seulement en quelques siècles, a été submergée par celles de ses voisins, peut-être parce qu'elle en était trop proche. Grâce aux sources littéraires antiques et aux résultats les plus récents de l'archéologie, c'est à une redécouverte des Gaulois que ce guide convie.
Sa personnalité légendaire fait cohabiter plusieurs visages : un grand orateur, un avocat virtuose, un chef militaire hors du commun, un penseur politique, enfin le narrateur incomparable de sa propre épopée. Sa mort, sous l'épée des siens, évoque des dilemmes qui sont toujours les nôtres : la légitimité du pouvoir, les conjurations politiques, les remords de la trahison, la déification posthume... À Rome, Jules César a gravi tous les échelons de la carrière publique, avant de se lancer à l'assaut de l'Europe. Il conquiert la Gaule, s'empare de l'Espagne en y installant des institutions politiques, avant d'unifier les cités italiennes et de dessiner l'architecture d'une nouvelle société. Successivement consul et dictateur, il est le premier souverain à mettre en place les fondations d'un empire qui se veut universel et achèvera de prendre forme après sa mort. Ce patricien ne s'est pas appuyé sur sa haute naissance pour gouverner ; c'est sa force intellectuelle et son génie stratégique qui lui attirent les suffrages autant des nobles que de la plèbe - acclamé, adulé, puis sacrifié. Cette biographie, puisant à des sources souvent oubliées, reconstitue le fil d'un itinéraire d'exception prématurément interrompu, dont la gloire et le tragique, la geste exemplaire et les actions blâmables continuent à nous parler.
Ce fut un formidable affrontement et une terrible défaite. Le 27 septembre de l'an 52 avant J.-C., la reddition de Vercingétorix marque le point final d'une bataille considérée a posteriori comme cruciale pour la France. Après des semaines de siège et de famine, Alésia finit par tomber : les armées gauloises cèdent aux légions romaines et leur chef se livre à César. Cette journée sonne la fin de l'indépendance gauloise et marque un tournant dans l'histoire romaine autant que dans celle de la Gaule. L'événement n'aura cessé de résonner dans notre mémoire ; pendant des siècles on le célébrait comme l'origine d'une civilisation gallo-romaine enfin pacifiée. Jean-Louis Brunaux en interroge à nouveau le sens et la portée. Si ce moment demeure une journée qui aura fait la France, c'est moins à Alésia même qu'il faut en chercher la raison que dans l'histoire longue de la Gaule, de sa civilisation, de ses institutions, de ses moeurs politiques : elles seules peuvent faire comprendre comment tout un élan ' national ' a pu assembler l'ancienne Gaule pour affronter les Romains. Alésia est ce miroir qui laisse entrevoir l'unité longtemps méconnue des nations gauloises.
Ce fut un formidable affrontement et une terrible défaite. Le 27 septembre de l'an 52 avant J.-C., la reddition de Vercingétorix marque le point final d'une bataille considérée a posteriori comme cruciale pour la France. Après des semaines de siège et de famine, Alésia finit par tomber : les armées gauloises cèdent aux légions romaines et leur chef se livre à César. Cette journée sonne la fin de l'indépendance gauloise et marque un tournant dans l'histoire romaine autant que dans celle de la Gaule. L'événement n'aura cessé de résonner dans notre mémoire ; pendant des siècles on le célébrait comme l'origine d'une civilisation gallo-romaine enfin pacifiée. Jean-Louis Brunaux en interroge à nouveau le sens et la portée. Si ce moment demeure une journée qui aura fait la France, c'est moins à Alésia même qu'il faut en chercher la raison que dans l'histoire longue de la Gaule, de sa civilisation, de ses institutions, de ses moeurs politiques : elles seules peuvent faire comprendre comment tout un élan ' national ' a pu assembler l'ancienne Gaule pour affronter les Romains. Alésia est ce miroir qui laisse entrevoir l'unité longtemps méconnue des nations gauloises.
Le nom d'Alésia évoque pour beaucoup des souvenirs d'école, telle la gravure de Vercingétorix rendant ses armes à César. Cette bataille décisive appartient à la mémoire collective, même si elle s'est soldée par la défaite des Gaulois. Elle constitue en effet l'événement fondateur de l'histoire de France, une histoire qui s'enrichit encore au cours des deux millénaires qui lui succédèrent. Alésia est née de légendes grecques. Héraclès serait le fondateur de la ville tandis que les dieux gaulois se seraient installés sur ses montagnes bien avant cet affrontement digne des Titans entre le chef arverne et César. Jean-Louis Brunaux fait revivre l'histoire de ce lieu. Son récit, traversé par un souffle épique, rend à Alésia et à son jeune héros gaulois la place légitime qui leur revient dans notre Histoire. « Alésia demeure ce lieu d'une mémoire souvent malmenée et une terre de fantasmes à la peau dure, dont l'éminent spécialiste de la civilisation gauloise Jean-Louis Brunaux dresse la vibrante et passionnante chronique. » Archéologia
Ils étaient les Socrate et les Aristote de l'ancienne Gaule, savants, théologiens, guides politiques mais aussi penseurs de l'action, qui oeuvraient dans tous les domaines : l'astronomie, les mathématiques, l'éducation, la religion, les arts et surtout la politique. Les druides n'aspiraient pas à exercer le pouvoir, qu'ils n'ont cessé cependant d'éclairer de leur science : c'est sous leur égide que les peuples de la Gaule apprennent à se gouverner en se dotant d'assemblées qui régissent les affaires de chaque cité, et d'un conseil "national" annuel qui arbitre les conflits politiques et les disputes territoriales. Mal connus, méconnus, absents de notre canon historique, les druides sont pourtant nos ancêtres. Pour les retrouver, cet ouvrage fait appel aux rares écrits qui les révèlent, aux philosophes qui les ont croisés, aux traces que les archéologues continuent d'exhumer, aux oeuvres d'art, monnaie, outils, pharmacopée... Au fil des pages se dessine ainsi, par touches successives, le portrait inédit d'une "nation" en formation qui projette déjà, de loin, certains caractères originaux d'une France à venir.
Ils étaient les Socrate et les Aristote de l'ancienne Gaule, savants, théologiens, guides politiques mais aussi penseurs de l'action, qui oeuvraient dans tous les domaines : l'astronomie, les mathématiques, l'éducation, la religion, les arts et surtout la politique. Les druides n'aspiraient pas à exercer le pouvoir, qu'ils n'ont cessé cependant d'éclairer de leur science : c'est sous leur égide que les peuples de la Gaule apprennent à se gouverner en se dotant d'assemblées qui régissent les affaires de chaque cité, et d'un conseil "national" annuel qui arbitre les conflits politiques et les disputes territoriales. Mal connus, méconnus, absents de notre canon historique, les druides sont pourtant nos ancêtres. Pour les retrouver, cet ouvrage fait appel aux rares écrits qui les révèlent, aux philosophes qui les ont croisés, aux traces que les archéologues continuent d'exhumer, aux oeuvres d'art, monnaie, outils, pharmacopée... Au fil des pages se dessine ainsi, par touches successives, le portrait inédit d'une "nation" en formation qui projette déjà, de loin, certains caractères originaux d'une France à venir.
La civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour vous.
De Vercingétorix, on connaît surtout le nom, sa lutte héroïque contre Rome, sa défaite à Alésia et le récit biaisé qu'en donnera Jules César. Mais d'autres écrits et les trésors exhumés par l'archéologie invitent à le redécouvrir et, au miroir de ce destin hors du commun, à explorer des pans enfouis de l'histoire de l'ancienne Gaule. Cet adolescent arverne, fils de roi, tôt formé à la chose militaire, s'est hissé tout jeune au commandement suprême de la résistance gauloise au conquérant romain. Revers militaire qui recouvre une victoire politique - l'unification des peuples gaulois - dont il deviendra le symbole. Cette biographie, la première qui lui est consacrée, n'entend céder ni aux hagiographies complaisantes, ni aux légendes controuvées, ni aux appropriations idéologiques. Elle retrace à nouveaux frais, à partir de sources souvent oubliées, l'itinéraire singulier de cette figure d'exception : son enfance au sein d'une lignée aristocratique ; l'éducation reçue par ses maîtres druides ; sa formation, surtout, auprè
De Vercingétorix, on connaît surtout le nom, sa lutte héroïque contre Rome, sa défaite à Alésia et le récit biaisé qu'en donnera Jules César. Mais d'autres écrits et les trésors exhumés par l'archéologie invitent à le redécouvrir et, au miroir de ce destin hors du commun, à explorer des pans enfouis de l'histoire de l'ancienne Gaule. Cet adolescent arverne, fils de roi, tôt formé à la chose militaire, s'est hissé tout jeune au commandement suprême de la résistance gauloise au conquérant romain. Revers militaire qui recouvre une victoire politique - l'unification des peuples gaulois - dont il deviendra le symbole. Cette biographie, la première qui lui est consacrée, n'entend céder ni aux hagiographies complaisantes, ni aux légendes controuvées, ni aux appropriations idéologiques. Elle retrace à nouveaux frais, à partir de sources souvent oubliées, l'itinéraire singulier de cette figure d'exception : son enfance au sein d'une lignée aristocratique ; l'éducation reçue par ses maîtres druides ; sa formation, surtout, auprè
On les a dits querelleurs, vantards et indisciplinés, mais aussi courageux, enthousiastes, généreux... Depuis l'Antiquité, les Gaulois suscitent fascination et interrogations. Qui étaient ces hommes qui combattaient sauvagement, à moitié nus ? Ce peuple qui s'empara de la ville de Rome bien avant que César n'envahisse leur pays ? Pratiquaient-ils des sacrifices humains ? Leurs druides avaient-ils de réels pouvoirs magiques ? Croyaient-ils vraiment que le ciel pouvait leur tomber sur la tête ? Et sont-ils authentiquement nos ancêtres ? Un ouvrage indispensable pour tout savoir de la civilisation gauloise, où il est prouvé que les Gaulois nous ont laissé en héritage mille objets du quotidien... et peut-être plus d'un trait de caractère !
Qui sont les druides ? Depuis l'Antiquité, ils suscitent un étrange intérêt et demeurent énigmatiques. S'ils ont eux-mêmes cultivé le mystère, mythes et idéologie ont, durant les deux mille ans qui ont suivi leur disparition, contribué à brouiller encore davantage leur image. Prêtres, magiciens, devins, maîtres à penser ésotériques: les fonctions qui leur ont été attribuées sont aussi diverses que contradictoires. La recherche qui est menée ici prend donc l'allure d'une enquête presque policière où toutes les pistes sont ouvertes et tous les indices mis à contribution. L'auteur doit remonter aux plus anciennes mentions des druides, quand ils étaient considérés par les Grecs anciens comme des philosophes, pour découvrir leur origine au début du Ier millénaire précédant notre ère. De là, il peut reconstituer leur histoire et celle des représentations dont ils ont fait l'objet jusqu'à nos jours. Avec eux, c'est aussi une nouvelle image de la Gaule qui se dessine, loin des préjugés et des images d'Épinal. Jean-Louis Brunaux est chercheur au CNRS (Laboratoire d'archéologie de l'ENS). Il a dirigé de nombreuses fouilles archéologiques. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la civilisation gauloise.
Les débats qui animent la vie économique contemporaine ne peuvent être compris indépendamment de la forme qu'ils ont revêtue dans le passé. Comment, par exemple, appréhender les controverses actuelles sur le libéralisme économique, si l'on ignore que la question de l'interventionnisme de l'État partageait déjà les physiocrates et les mercantilistes, qu'elle devait opposer plus tard les socialistes utopiques et Marx aux thèses d'Adam Smith et de Ricardo, et que, dans les années 1930, elle allait rebondir avec la « nouvelle donne » keynésienne ? Quand on évoque le communisme, sait-on que Platon en son temps s'est prononcé pour la propriété commune, tandis qu'Aristote était favorable à la propriété privée ? L'histoire de la pensée économique est une nécessité, sauf à imaginer que l'économie politique puisse se réduire, comme elle tend malheureusement à le faire aujourd'hui, à des modèles mathématiques dont les soubassements doctrinaux et théoriques demeurent des non-dits. L'auteur fait ici le pari d'un ouvrage bref. Une histoire de la pensée économique qui ne saurait prétendre à l'exhaustivité, mais qui permet à chacun de se faire une vue d'ensemble des grands courants de pensée et de comprendre les filiations, les oppositions, les avancées et les reculs qui jalonnent cette histoire.
À quoi ressemblait vraiment la Gaule? Comment vivaient " nos ancêtres " ? Etaient-ils comme les décrit la légende de grands blonds, vaguement brutaux et incultes, réellement gros mangeurs et violents batailleurs ? Cette civilisation qui continue de nous fasciner et de nourrir notre imaginaire était tout aussi mystérieux pour ses voisins, Grecs et Romains notamment, jusqu'à la conquête de César. Pourtant, au Ier siècle avant J.-C., un voyageur grec s'y est aventuré, le philosophe Poseidonios d'Apamée, dont les observations serviront de base aux écrits de César, Strabon, Diodore et bien d'autres. C'est à suivre les traces de ce tout premier visiteur que nous invite Jean-Louis Brunaux, dans un guide original de la Gaule. L'archéologue d'aujourd'hui recueille les informations du " touriste " d'antan, et leur échange constitue le meilleur guide de voyage de la civilisation gauloise.
Les Gaulois, qui ont fait couler tant d'encre au cours des deux siècles précédents, ont aujourd'hui quasiment déserté les livres d'histoire. Les archéologues et les linguistes préfèrent parler d'une façon plus générale de Celtes, terme pourtant ambigu et source de bien des confusions. Des Gaulois il ne reste, chez quelques-uns, que le souvenir de la Guerre des Gaules de César et, pour beaucoup, qu'une série de lieux communs qui, parce qu'ils ne sont plus questionnés par le discours historique, reviennent en force dans l'imaginaire des Français : " Nos ancêtres les Gaulois ", " des guerriers indisciplinés et querelleurs ", " la Gaule préfigure la France, à la fois comme pays et comme nation ", " les druides, des magiciens et des prêtres pratiquant le sacrifice humain " et quelques autres. Dans cet ouvrage l'auteur retrace l'histoire d'une quinzaine de ces idées reçues qui constituent pour beaucoup d'entre nous l'essentiel de nos connaissances sur la Gaule et ses habitants. Mais il leur apporte surtout les réponses les plus actuelles que permettent les dernières découvertes archéologiques, la relecture des textes antiques et une mise en perspective de la civilisation gauloise dans son contexte méditerranéen antique. La Gaule y apparaît comme un champ historique entièrement à redécouvrir.