Jean-Baptiste Ristorcelli
Jean-Baptiste Ristorcelli
"Sacre" évoque les « plaisirs enfouis », le corps, « autel des races », « le sperme » roi mais, surtout, évoque le retour au ventre de la mère avec gaieté et un sain érotisme. Une lumière guide l'Histoire, le flux de notre sang, nos gestes. Et c'est un rituel comme immuable, qui fait de nous des hommes de Préhistoire et de futur, bien assis dans la chair-réalité, en quête de respiration, d'harmonie, l'oeil levé vers les astres, prêts à entendre « la prière du silence ». Épique ou laconique, le poète évoque notre éclatement final, qui rejoindra l'unité cosmique. Les mots volent à l'assaut du secret du sens, mais dans l'accordaille sensuelle. Ode à l'esprit, foi en un sacré universel. Parfois, un climat étrange est créé (poème « Rue »). Lire et relire une belle page sur l'être et l'origine : « Très loin, gîte le sperme ».
Toi dont la genèse est dans l'orage noir où le soufre brûlant s'unit au sang puissant des buffles... « Copyright Electre »
Pièce de théâtre. Dans l'univers clos d'un sous-marin, symbole d'un monde aveugle et de faux savoirs, l'enfant parviendra-t-il à s'échapper pour explorer l'océan de l'esprit ? « Copyright Electre »