Jacques Guigou
Jacques Guigou
Durant plusieurs décennies, Jacques Camatte et Jacques Guigou ont poursuivi une correspondance, qui a connu des interruptions, parfois longues, mais qui n'a jamais cessé, quasiment jusqu'à la mort de Jacques Camatte, en avril 2025. Leurs échanges se sont développés autour de certaines des grandes questions politiques, philosophiques et anthropologiques contenues dans l'oeuvre vaste et singulière du fondateur de la revue Invariance. On y trouve des approfondissements, parfois divergents, de notions et de concepts, tels que les longs échanges sur l'englobement des contradictions, sur le « General intellect », sur la combinatoire, sur l'invisible et sur le capital. Les mouvements historiques contemporains donnent lieu à des interprétations et des interrogations inédites. On y trouve également des pensées sur l'histoire, des commentaires sur la poésie, des projets de publications et de traductions, des récits de vie quotidienne. Cette correspondance prend place dans l'oeuvre de Jacques Camatte. Elle témoigne directement de quelques moments de sa pensée et de sa vie.
Et si la poésie pouvait transformer notre regard sur le politique ? Politique, poésie de Jacques Guigou rassemble des échanges épistolaires avec des poètes et penseurs contemporains, interrogeant les liens profonds entre engagement et création.
Mai 68 est moment historique qui réalise la conjonction de deux mouvements de lutte jusque-là restés séparés. D'une part la contestation des institutions et des rôles traditionnels, d'autre part une critique du travail et la mise en cause de sa centralité au sein du rapport social capitaliste. Le mouvement révolutionnaire en Italie a été qualifié de «Mai rampant» parce qu'il court sur la décennie 1968-78, mais surtout parce qu'il comporte deux dimensions historiques concentrées en France sur deux mois : la fin du cycle des révolutions prolétariennes et l'émergence d'une ère de révolutions à titre humain.
« Du mot accueilli puis présenté au / Temps notre vie dépend à plus d'un titre / Se dérouter dix-huit mois durant lesquels je / Plisse la croûte terrestre du livre / Sous regards communs / Nos passages au possible tiennent leurs / Assises à pages d'avenirs ». Un recueil de poésie de Jacques Guigou, auteur de : « L'Infusé radical », « Contre toute attente », « Le moment combat » ou encore « Ce monde au nid ».
Cette analyse ne porte pas sur la "crise financière". Elle essaie d'inscrire les ébranlements actuels dans les transformations du capital. Il importe donc de comprendre qu'il s'agit d'une crise de reproduction de l'ensemble du capitalisme. Dans la constitution du prix d'un bien, la part du travail vivant est devenue minime, par contre le prix du travail, le prix du crédit, du pétrole, de l'immobilier, des transports sont tous des prix politiques. Porter l'attaque du côté du prix, c'est ainsi lier lutte contre la marchandise et lutter contre l'Etat.
A l'à-pic du cap gris / la mer languit ses laves / les vapeurs les soupirs / que lui tirent ses laves / à l'à-pic du cap gris / la mer veut brasiller / à l'à-pic du cap gris / des humains vont s'aimerS
"A chacun de ses versets issus des plus grands fonds la mer vient elle vient méconnaissable elle vient précédant le temps elle vient (...)" Toujours étrangère à la littérature, arc-boutée contre les images, sans objet ni sujet, la poésie peut-elle advenir par les fonds soulevés ?