Jacques Bergier
Jacques Bergier
Détournements d'avions, prises d'otages, attaques d'ambassades..., le terrorisme se présente à nous comme une série d'événements sans relations apparentes entre eux. En fait, il s'agit bel et bien d'engagements sur les divers fronts de la Troisième Guerre mondiale ! Le but de cette guerre ? Produire en Europe continentale et en Grande-Bretagne une désintégration telle que les puissances du Pacte de Varsovie soient « obligées » d'intervenir. Quant aux États-Unis, ils ne s'opposeraient pas à une pareille intervention... Ce n'est pas là une vue romanesque, due à l'imagination de Jacques Bergier. Très officiellement au contraire, des personnalités faisant autorité, par exemple le Commandant Styles, directeur du service de déminage à Belfast, affirment que la Troisième Guerre mondiale est commencée. Et ceux qui la dirigent, à La Havane et ailleurs, ne cachent pas leurs projets - pas plus que Hitler ne cachait les siens. L'auteur de ce livre aussi convaincant qu'effrayant n'émet aucun jugement de valeur. Peut-être même l'Europe a-t-elle mérité son sort... Il ne fait pas non plus de pronostic : Hitler n'avait-il pas commencé par des victoires éclatantes avant de finir comme on sait ? Il est possible que l'organisme directeur de la Troisième Guerre mondiale, que l'auteur appelle pour simplifier « Interferror », soit en train de manger son pain blanc... Jacques Bergier, en tout cas, connaît admirablement la question : il a reçu les plus hautes décorations françaises et étrangères pour son activité de terroriste pendant la Seconde Guerre mondiale... Ni moraliste, ni politicien, il se présente uniquement en technicien, décidé à porter à la connaissance du public des informations de la plus haute importance.
L’espionnage industriel n’est plus une fiction : 50 000 espions traquent chaque jour les secrets des entreprises françaises.
Jacques Bergier est un personnage de légende. Certains même affirment qu'il est un voyageur venu d'ailleurs, en transit sur notre planète, avant de regagner sa lointaine galaxie pour y réfléchir sur ces êtres étranges et admirables que sont les hommes. Explorateur des espaces infinis, cosmonaute de l'espace intérieur, il fit - avec Louis Pauwels - lever le Matin des magiciens. Il est illustre, pourtant nous ne le connaissons pas. Il a beaucoup écrit : sur la guerre secrète, la science-fiction, la politique-fiction ; mais il est un sujet qu'il n'a jamais abordé : lui-même. son enfance à Odessa, ses errances à travers l'Europe, son installation à Paris, sa carrière... De la vie, il a connu le meilleur comme le pire : la pauvreté, la lutte quotidienne, les camps de la mort, comme la passion de la science, l'exaltation du combat secret, les expériences alchimiques, le succès... Il ignore la lassitude et promène, infatigable. un regard aigu, ironique certes, mais jamais dépourvu de chaleur, sur les gens et les choses. Deux événements plus marquants que les autres : c'est grâce à lui que, dans la nuit du 17 au 18 juillet 1943, fut bombardée la base de Pennemünde, base de recherche et de fabrication des fusées allemandes. Et, en 1955, il a publié la description de son réacteur nucléaire sous-critique sans modérateur, ce qui facilite l'exploitation de l'énergie nucléaire. Membre de l'Académie mondiale des arts et des sciences, académie dans laquelle il est le seul Français, son action a été évoquée dans un film tourné par les Soviétiques et la R.D.A. Cette vie est une aventure, un film qui dépasse la plus étonnante fiction. Une aventure dont il ne regrette rien : « Et, s'il était à refaire, je referais ce chemin... »
Les extraordinaires progrès de la Science rendent maintenant tout à fait concevables la réception et l'envoi de messages dans le cosmos. Cela veut dire que l'on peut désormais espérer communiquer avec d'autres êtres intelligents que l'homme, des êtres ni homme ni bête, très différents de nous et qui habitent sur des planètes tournant autour d'autres soleils à des distances prodigieuses dans l'infini. Il ne s'agit en aucune façon de science-fiction, mais de recherches scientifiques bien réelles et déjà commencées. Il s'agit d'un prolongement rationnel de l'astronomie que l'on pourrait appeler l'astonomie active. Ce prolongement est à l'astronomie ce que le radar est à la radio. L'astronomie ordinaire et la radio ou la télévision consistent à émettre des signaux, à les voir et à les entendre revenir... ou à recevoir une réponse.
Il y a encore des espions qui se déguisent, qui risquent la mort et la torture et qui pénètrent dans des lieux secrets. Les robots ne les remplaceront jamais, car comment veut-on qu'un robot monte à bord d'un sous-marin atomique, ou se mélange aux guérillas dans une jungle ? L'équilibre de la terreur est maintenu chaque jour, à cause des espions. C'est grâce à eux que la troisième guerre mondiale n'a pas encore éclaté et que nous sommes encore en vie. Toutes les histoires que raconte ce livre sont rigoureusement authentiques. Si elles sont plus fantastiques que la plupart des inventions des romanciers, c'est peut-être parce que ceux-ci ne se documentent pas suffisamment. Kipling a dit, parlant de la civilisation occidentale : « leur terre est en guerre secrète, et les meurtres sont cachés »...
En 1943, l'Allemagne hitlérienne achevait la mise au point de ses armes secrètes. Les Alliés n'avaient rien à leur opposer. Il s'en fallut de peu que le débarquement de Normandie ne finisse sous une formidable avalanche de fusées et que les V3 ne s'abattent sur New York. La catastrophe fut évitée grâce à une poignée de résistants français dont l'héroïsme se doublait d'une incomparable compétence technologique. En effet, les agents secrets dont il est question dans cet ouvrage étaient aussi des savants. Chez eux, la recherche du renseignement et son exploitation étaient guidées par la déduction scientifique. Les informations qu'ils communiquèrent à la Royal Air Force lui permirent de retarder l'offensive des V1 et des V2 grâce au bombardement des laboratoires de Peenemünde et des rampes de lancement. On perçoit sans peine l'intérêt exceptionnel du récit de Jacques Bergier. Physicien de grande valeur, il révèle ici l'histoire d'une organisation de la Résistance, à laquelle il appartint, et qui fut le premier réseau d'espionnage scientifique du monde.
Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.
L'avenir immédiat - les dix prochaines années - risque d'être totalement différent de ce que l'on avait prévu. Car des négociations russo-américaines au plus haut niveau vont aboutir à une fusion de la Russie et des États-Unis, conduisant à la première unité politique de l'Histoire qui s'étende au-delà de la Terre. Or, qui tient l'espace tient la Terre. Cette plus qu'alliance russo-américaine va être militairement invincible, et empêcher toute guerre. Il n'y a pas de limites à la puissance de la technique. L'alliance russo-américaine sera riche comme aucun État ne l'a été. Faut-il donc prévoir une utopie ? Certainement pas. Le racisme des Russes comme celui des Américains, l'énorme disparité entre la richesse du condominium russo-américain et la misère du reste du monde, y compris l'Europe, nous promettent des lendemains qui ne chanteront pas. Il faut d'ores et déjà être au courant.