Jacques Batigne
Jacques Batigne
Jacques Batigne, juge d'instruction, est déjà « passé aux aveux » dans un livre précédent qui a connu un grand succès. Aujourd'hui, comme tant d'inculpés qu'il a eu à interroger, il « récidive ». Et les lecteurs seront à nouveau « messieurs les jurés ». Ils verront entrer dans le cabinet du juge Batigne Jacotte, « petite brune fort bien roulée... minijupe et sac râpé » ; Muriel, jeune femme tombée aux mains d'un sadique mais qui refuse de porter plainte ; Poupette, l'épouse de Pierrot-Béret-Basque, impliqué dans une affaire de recel ; d'autres encore, pittoresques ou sordides. Mais surtout, au fur et à mesure que se déroulent devant nous les interrogatoires, Batigne éclairera pour nous le mécanisme de la « machine judiciaire » si souvent critiquée et que les magistrats eux-mêmes mettent en question. Ainsi ce livre, qui se dévore comme un roman policier, une énigme succédant à une autre énigme, conduit-il à une réflexion sur la justice. Le juge Batigne, en expert, donne son sentiment. Et les « jurés » que nous sommes ne peuvent qu'approuver son verdict : « Un pouvoir judiciaire indépendant dans sa structure de tout pouvoir exécutif est une nécessité et une condition de la démocratie. »
Chris Malet, agent secret aussi cynique que talentueux, est le seul à pouvoir sauver l’honneur de la France. Son arme ? Un don unique : il peut s’immiscer dans les livres et en modifier l’intrigue.
Depuis ces dernières années, les prises d'otages se multiplient. On voit les personnages les plus divers y recourir, depuis le criminel de droit commun - cherchant à obtenir sa liberté - jusqu'au militant politique prétendant s'en servir dans l'intérêt d'une cause. Mais, quels que soient les motifs des ravisseurs, ce sont toujours des innocents qui payent, trop souvent de leur vie. Il est temps, plus que temps, de tirer la sonnette d'alarme. Si des mesures effectives ne sont pas prises à bref délai, si nous ne les imposons pas aux responsables de notre sécurité, la maladie deviendra épidémie, et il sera trop tard pour réagir. Déjà, nous risquons tous d'être un jour un otage. Jacques Batigne prend d'abord les mesures du problème. Puis, il présente les récits de huit récents enlèvements, dont la plupart se sont tragiquement terminés, depuis les rapts - en République argentine - de M. Sallustro, directeur de « Fiat », au Canada du ministre Pierre Laporte, jusqu'au drame de Clairvaux, et du village olympique de Munich. Pour tous, il le fait de façon si alerte, que le témoin d'une des scènes a pu dire à propos de ces pages : « On croit y être. » Jetant alors un regard vers le passé, Jacques Batigne dit ce que fut la naissance du problème des otages, et comment il a évolué au cours des siècles. Il conclut sur une perspective d'avenir : si nous n'y prenons garde, les orphelins du prochain drame, au lieu d'être les deux enfants de Nicole Comte, l'infirmière de Clairvaux, ou les trois enfants de Yosef Romano, une des victimes de Munich, seront peut-être les nôtres.